SCÈNE XVIIL SUDMER, ÉLISE
KLTSE , a part. ,
L'epo"st'r... ef c'e?t Adolphe qui l'exige... je ne me serais jamais àllcndiic à cela de sa part.
SUDMER,
Ainsi , Elise , il est donc vrai que vous m'aimez ?
ÉLISE
Comment ae vous aimerais-je pas.„. AdoIpLe vous aime tanf*
SUDMER.
Tous ses goûts sont donc la régie des vôtres,
3BLISE.
Mais, oui.
SUDMER.
Pnis-je croire alors que vous me donnerez avec plaisir le tilre depoux ?
e'lise, hésitant.
Blonsieur
SUDMER.
Tous liésitez....
ELISE, vwement.
Non, Monsieur, non certainement, ne le croyez pas.
Air : j4h ! vous cwez des droits superbes,
iÇans peine j'y saurai souscriie Et me faa'e à ce nom trépoux...
Mais souvent, s'il faut \ous le dire , Adolphe me parlait de vous :
L'imiier était mon élude, Il dirait mon oncle chéri.
suDMtR , parlant.
He bien l
ELISE ,^mssant Vair.
J'avais déjà pris l'habitiuîe De vous appeler comme lui ; Oui, j'avais déjà riialtiiude De vous appeler comme lui.
SUDMER.
ïicurcusement, c'est Li(n peu de chose qu'un cliangcmcnl de
nom Mais diles-moi, Elise, vous n'avez jamais quille ce
cliàleaii ?
ELISE
Non , Monsieur.
SUDMER.
Et Adolphe était sans doute toujours auprès de vous?
ÏUSE.
Hélas! non, c'était là notre graude querelle; il s'enfermait des lieurcs entions dans son ?pp.irt<ment, ou bien courait dans les environs.... 11 avait l'dir de ra'éviler, et je voyais Lien qu'il ne m'aurait cpousce que par générosité.
suDMEB , à paru
Cher Adolphe !
ELISE
Quand par hasaKl il restait quelques instants près de moi..... ah ! alors, j'ét.iis heureuse.... il me parlait de son excellent oncle , m'apprenait à le chérir, à le respecter.... il me retraçait tous ses bienfaits.... je l'écoutais avec un plaisir.... et je sentais que chaque jour je l'aimais davantage.
SUDMER , jînement.
Lui, ou moi?
ÉLISE
Oh ! mon Dieu , Monsieur , est-ce que j'ai dit que c'e'tait lui ?
SUDMER.
Non , non, mon enfant , j^^i parfaitement compris que c'était moi,
ELISE
Ah ! tant mieux.
SUDMER.
Allons , allons , ma chère Elise , je vois que nous sommes faits l'un pour l'autre ; que tu chériras ton marij, et je ne veux plus rttarder notre bonheur.