‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 17 sur 232 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ELVIRE, seule.

Elle est vêtue avec élégance, et arrange son bouquet devant une ^laèe,

La singulière aventure! plus j'y songe, plus elle trouble mes idées! Quel pouvait être l'espoir de ce jeune homme , en prenant le nom de Pedro? Seraient-ce une ruse d'amour ?... uu dée;uiseuieut?... la chose est assez vraisemblable!... Mon père veut à toute force que ce soit un intrigant... mais non , je me connais en physionomies... j'ai bien examiné notre inconnu!... il est beaucoup trop bien pour un aventurier !... J'ai remar. que de la fierté dans ses regards, un air de noblesse , de franchise... oui , je soupçonne plutôt... ( Riant. ) Je suis folle de m'occuper des autres quand mou propic intérêt demande toutes mes réil«sioas. Il faut pour-

tant que fetudie sérieusement le caractère de mon préfendu, (^//e s^arrange devant la glace.) Oh ! oui... Je l'épouse demain, il est temps d'y souger... Je ne sais, j'.ii des doutes , des inquiétudes !... ( Elle s'arrange toujours. ) Certainement on ne peut nier que Pedro ait de l'esprit, mais, il me semble que je lui voudrais un meilleur ton , un esprit moins caustique, p'us de ré-ervc dans ses propos... comme il a persiflé ce malheureux!... en vérité, la figure de ce jeune homme m'a frappée!

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