GU5MAN, RAPHAËL
GUsMArf, sans voir Raphaël.
Au diable les affaires I... On m'a pourtant assuré que notre jeune prince était ici incognito depuis hicrî... S'il aiiiiit s^adresscr à quelqu'autre pour emprunter de l'argent, je manquerais là une belle opération!.,. Un prince ne chicane pas sur les intérêts.,. {Il voit Raphaël) Chni, voici m<|>l^^ neveu !
BAPHAEL , à part. '
C'est lui! commençons mon nouveau rô\e. ( Se parlant à lui-même et parcourant des papiers. ) f^e comte de Lemnos... Déjà des iaviialions L^ Comment onl-ils su que j'étois ici ?..,
GVSMAi» , à pari.
Le comte de Lemnos!... Il coimaîtiait \p. pi ciwicr ministre?
RAPHAËL, de même.
Le duc de Leyva m'attend... qu'il aïteniie... Ali ! aîi î... le ptiiicc Spinoletto, mon ancien oamaradede Siilamanque!,.. Celui-là me pardonmia dp n'avoir pas e'te' l'embrasser aussitôt mon arrivée, quqnd il saiir.i que l'amour... ( ^efa/if ses papiers.) Je ne suis pas sans iiiquiëtudc!... oui. décidément, je me suis trop avancé avec ce bon Gutman. GVSMAn^ /à part.
Il parle de moi.
RAPHAËL, de même.
S'il allait découvrir qui je suis!...
GUSMAN, à pari.
Hein?... Qu'est-ce qu'il dit donc?
RAPUAEi,, de me me.
S'il préférait son neveu à tous les avantages que je puis lui offii^— Ali! mon étourderie est impardonna'jje !
&]tJSMAiv, à pari.
Qu'entcnds-je ?
Il fait du bruit.
C'est lui!
llprend vivement ses papiers et ajfecta un grand troulle.
GUSMAPr
Hé bien !... qu'as-tu donc, mon ami ?
KAPUAEL.
Eicn, mon oncle, rien... je m'occupais...
GVSMAW , Vobservnnt.
Tu faisais peut-être ton courriier pour Grenade?
BAPIIAEL.
Pour Grenade... oui... oui. mon cher oncle. GUSMAN, à part.
Comme il paraît trouble! (Haut.) Que je ne te dc'rarge pas... Je venais le tenir compagnie , et c.'.ustr de l'aventure de ce matin. RAPHAËL, affectant de la diniraction.
De l'aventure... Oh î j'avais déjà oublié...
GUSMAN. .,, ■
Oui, ces deux coquins... Sai«-tu que ton sang-fioid m'a ctounç?
RAPUAEL.
Mon sang-fioid !
GUSMAN
Sans doute: à ta place, j'aurais hvré... tous ces miscrabbs à b jiTslice... Ah ! je suis sans pitié pour les fripons!
RAPUAEL , souriiin'.
G*est pe,ut,qtre pour cela qu'ils vous ailaqucnl do préférence?
GUSMAN, le regardant.
Ah !... corblcu , je ne les crains pas !
RAPUAEL.
Il est vrai que j'aurais pu pousser les choses... mais hs personnes de mon rang sont peu accoutumées...
GTJSMAji, étonné.
Les personnes de mon rang!.,.
RAPQAEL^ se reprenant au ec affectation.
Je veux dire que j'ignore tout-à-fait les formes que l'on doit suivre. {A lui-même. ) Imprudent !
GUSMAN , rt part.
Quel langage!
RAPHAËL , feignant d'être inquiet.
Il ne vient pas!... mon inquiétude redouble!
GUSMAPf.
Qu'as (u donc ? tu parais disirait.
RAPHAËL
Ce n'est rien... seigneur... mou oncle.
GUSMAir.
Que veut dire ceci ?