‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 53 sur 232 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

RAYMOND, seul.

Allons , il est dit que je ne pourrai pas en apprivoiser une seule

pour mon propre compte! {Il haine son capuchon.) Ouf! respipiroiis un peu. ( liiant. ) Qui diable me rcconnaîlnit sous ce costume ? ... L'ecuyer RaymouJ devenu ermite, et ermite à réputation : j'ai beau faire foi ce bévues, je ne leur oterais pas de la tèie (pir' je suis un grand homme; c'est fort heureux, c.ir jeu'aipas l'ait fortune à la croisade, et je n'ai pour tout patrimoine que le petit mobilier que l'Eiraite de St. -Aveile, mon prédécesseur, m'a laissé, eu mourant dans mes bras... deux vieilles robes, un rosiire, ses livres etsa barbe !...toutva bitnjusqu'à présent... pourvuque mon naturel galant ne me fasse pas commettre quelque sottise... tous ces pelils minois sont si séduisautsi c'est le diable, je n'ai jamais eu l'esprit de mon état.

Air : J'en guette un petit de mon dge.

Je n'eus jamais à la Croisade La noble valeur d'un soldat 5 J'étais presque toujours malade Quand venait Fiiislant du combat.

A ma vertu de cénobite Je n'ose aujourd'hui me fier...

Et mon courage d'écuyer Vaut bien ma sagesse d'Ermite.

On vient !... ( Il regarde. ) Un jeune homme î... Encore quelque amant malheureux... Vile le capuchon, le rosaire, le livre de rigueur... et la physionomie honnête, si c'est possible.

lise met dans un coin et feint d'être très occupé ^ il regarde du coin de l'œil Amaiiry , et suit tous ses mouvements.

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