‹ L'aventurier espagnol; comédie en trois actes et en proseChapitre 87 sur 232 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

COURTOIS, sortant de V auberge à gauche,

Aflicii, Messieurs , adieu mes btaves , là... c'est ça....

Enibrassiz- vous encore! les voilà les meilleurs amis dit monde.... il faut avouer que j'ai mené cela chaiidcraent... le café'... le dessert... la liqueur... [ilus je nflécliis et plus je m'ap- ])iaudis de l'étit pliilantropique que j'ai embrassé III J'étais confondu dans la cla.sse nombreuse des oisifs de la capitale

Badaud ordinaire: le matin, aux Tuileries, le soir au Palais- Royal j j'ai passé quinze ans de ma vie à aller méthodiquement du café de la Rotonde à la teirasse du bord de l'edu. Que Diable I j'ai senti à la fin que cela ne pouvait me mener à rien, et j'ai donné à mes promenades quotidiennes et stériles un but d'utilité publique j je me suis établi en permanence à la Porte Maillot près le bois de Boulogne , et je puis dire que depuis que j'exerce , il ne s'est pas donné un seul rendez-vous où je n'aie été pour q^uclque chose. Faut-il un témoin...?

voilà , voilà : M. Coiirlois.... rue de la Pais.... Il est tant de gens qui brouillent les affaiies... moi, je les arraui^e... je ne me bals avec personne , mais je déjeune avec tout le monde.

Air : J'ai vu partout dans mes vojrages.

Pijr moi (le jeunes téméraires Rentrent au sentier tlu devoir; Et je conserve ainsi des pères Aux enfants qu'ils doivent avoir.

A celle mutuelle assurance.

Certes , nous devons tous gagner , Moi j'assure leur existence...

Pour qu'ils m'assurent à dîner.

Qu'est-ce que je demande... des duels , des duels , et encore des duels! il faut que tout le monde vivel !I D'ailleurs il est possible que d'un niom^^nt à l'autre je me retire des aft'iires !....

que ma lettre-de-change soit seulement paye'e dix mille

francs !... excellente opëralion que j'ai fuite là en déjeunant... je i'ai eue pour moitié... ils ont beau dire, c'est une bonne signature. (/^ lit. ) Victor de Serigny.... un jeune liommc, un mineur, il est vrai, m lis le neveu du général Vermeuil.... je connais Cette famille-là de réputation... en attendant il faudrait songer à mon dîner et à mon souper , et je ne vois pas qu'il en suit question , cir tout ici est d'une tranquillité. ( On entend du brun. ) Hein ! qu'est-ce que c'est ? n'est-ce pas un embarras de voiture?

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