DUPERA 1ER
De la gentiane, docteur.
DARCT. Il Jette U tisane ai t«a. Après un lempi.
Ah ça ! et des amis ?
DUKZRIEl.
J’en avais deux que je croyais trouver dans ce pays : d’abord, Geneviève, une pauvre orpheline, elle est entrée au couvent; je lui avais écrit de venir, mais lez règlement» de sa communauté ne lui ont pas permis de se rendre à mon appel.
DARCT.
Et... l’autre? „
DUPCRRIER.
J'ai su en arrivant qu’il était mort.
CARCT.
Mort? est-ce que ce serait un client à moi? il s’appelait?
•UPZRRItR.
Rousseau.
DARCT.
Un ancien notaire.
DlIfCRRIER.
Oui.
DARCT.
Eu effet., ce brave monsieur Rousseau est mort... il a laissé une fille...
DUPERRIER
Oui; je l'aurais bien fait appeler, mais on in’a dit quelle était mariée, je crois... -
DARCT.
Oui, oui, clic est mariée... Vous ne sayei pas avec qui ?
DUPER R 1ER
Non... Est-clic heureuse?
DARCT.
Oh! Tous les malheurs sont venus s’abattre sur ce pauvre ménage. Un incendie a dévoré le peu qu’ils possédaient, et la jeune femme «pic vous avec connu brillante de jeunesse et de sanie, est maintenant pâle, flétrie par le travail, les larmes et des nuits sans sommeil.
DCPRRRIER, l«v»ol ii*mws«.
Pauvre Louise! la misère! Que ne le disiez-vous, docteur! mais je suis riche.
darcy.
Et moi aussi je suis riche... parbleu ! mais ils sont fiers.
DtiPERRIER.
Comment les secourir, alors ?
DARCT.
Il y aurait bien un moyen.
DUPCRRIZK.
Lequel?
DARCT.
Vous avez besoin de quelqu’un qui vous aime?
, DU PERI» 1ER
Oh ! no parlez pas de moi.
DARCT.
Si, si, parlons-en, au contraire. Celte jeune femme vous n connu jadis, pre nez-la pour tenir votre maison ; elle vous sera dévouée, clic aura pour vous l'affection qui vous manque, et vous aurez pour elle cette fortune.... dont elle manque aussi.
DUP&RIUER.
C’est convenu. 11 faut me la faire venir.
DARCT.
C’est cela, nous l’établirons ici près de vous.
DITERKICA.
Oui, hâtez- vous. Pauvre Louise! je ne serai plus seul.
DARCY, rcTeoaai sir ici pis.
Ah ! dites donc, si... au lieu d’une personne, il y en avait deux pour vous aimer, ça non serait pas plus mal; c’est qu'il y a... le petit, uu autour d'enfant...
L'AVKlGl.i:.
nirtnait*.
Soif, amenez-les?.. An revoir.
DARCV.
Au revoir, (imam.) Dites donc...
Dl^MCRRIER, »»rr tW.
Voyons, qti'csl-ce encore? no vous gênez pas.
• darcv.
J'y pense... nous amènerons ici la inèreel l’enfant, c’est trisbien... nuis, unis...
DLTERRIKR.
Mais quoi?
• DARCV.
Il y a encore le... le mari.
DCPKM1SR.
I A mari?
darct.- *
Oui. le mari, le père de l'enfant ; qu'est-ce que vous votiez qu’il devienne ce mari sans sa femme, ce pères.™» sa fille?... Bah! quand, au lieu de deux personnes, U y en aurait trois à vous aimer, où serait le mal?
PliHERKlKB, Ici trmianl U um,
Amenez donc lc'inari, docteur.
DARC.Y, »T»C JoW.
Et cclui-ià ne sera pas le moins ardent à vous chérir., un brave cuur, al Ica!
MTHiniER, («lnnr.l.
Ou»; eh bien, tant mieux! je. les aimerai aussi, ce serîf une nouvelle famille que je me ferai.
DARCV.
Bravo!... (u Dites donc, ça va mieux, vous?
. diiperrikr.
C’est vrai, c'est vrai, je me sens déjà mieux depuis...
Dîner.
Depuis mes prescriptions... mes ordonnances et mes drtgues... Ah ! j’ai bien autre « hosc encore à vou' faire ax.der.
Dl'I’fRRIER.
Vraiment? Eh bien, je lécherai d'être un malade Irès-docilt,
très-obéissant.
• IH Fi CT,
Vous le promettez?
DDPERRIE1.
Je vous le promets.
DARCT.
Au revoir, mon cher malade.
Dll’ElMUER. *
Au revoir, docteur, (u» irnimu Mon ami.
DARCV.
Votre ami? Déjà!... 11 n’y a pas un quait d’heure que vous vouliez me faire mettre à la porie.
DW-.RKIER. ,
Je ne vous connaissais pas.
OARCT, iSM.
Vous ne m'offrez plus votre argent ?
plri'KRBIKR.
Non, je vous paye avec le cmur,j'ai changé de monnaie, voila
oui.
D Alt CY, lui «’rr»nl I* mm.
J’aime mieux celle-là. A bientôt, (il •««.)