‹ L'aviation (volume 2)Chapitre 6 sur 57 · Journal de Nicholson · texte numérisé non relu

Journal de Nicholson

HISTORIQUE DE VAVIATIOy

plane. Sans être bien évidemment parfaite en tous points (la théorie parfaite n'existe point en mécanique), cette théorie mettait nettement en évidence le principe fondamental de la sustentation obtenue par la vitesse. Malgré son importance considérable, le mémoire de Cayley passa, semble-t-il, à peu près inaperçu. Soixante ans plus tard il fut exhumé par Penaud dont nous parlerons tout à l'heure.

Si nous omettons les recherches sur les cerfsvolants et parachutes (voir plus loin, ch. m), on ne trouve à citer, durant un long espace de temps, que des expériences infructueuses. Un projet d'aéroplane dû à Henson en 1 842-1 843; les essais de planement de Le Bris en 1856, les biplans planeurs de Wenham en 1866. Faute de cohésion et de persévérance parmi les chercheurs, faute surtout sans doute, d'un premier succès attirant l'attention du public, ces efforts furent à peu près perdus.

La guerre franco-allemande mit en évidence le rôle que pouvaient jouer les ballons en cas de siège. Le public fut intéressé et la Société française de Navigation aérienne put réunir, dès 1872, de nombreux savants et chercheurs préoccupés de la conquête de l'air. On trouve dans ÏAéronaute l'histoire de cet effort collectif, Tun des plus intéressants qui aient été tentés. Peu de chapitres de l'histoire de la science et de l'industrie sont aussi captivants et autant à l'honneur de la France. Le ballon sphérique tient naturellement une très grande place dans les travaux de ces hommes de 1872 ; mais plusieurs

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