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vaveSir de V aéroplane

n'a pas encore été pratiquement réalisée ; mais ce n'est là qu'une question de patience et de temps. On a le choix entre les procédés pendulaires et les procédés ji^^yroscopiques ; disons un mot du principe de ces derniers \ On sait qu'un gyroscope n'est pas autre chose qu'une sorte de toupie animée d'un mouvement de rotation très rapide. Si l'on cherche à déplacer son axe, il résiste en quelque sorte au déplacement ; la force de réaction croît avec la vitesse de rotation ; sa direction est perpendiculaire à Taxe et perpendiculaire aussi au déplacement que Ton tend à lui imprimer. Concevons un gyroscope placé dans un véhicule quelconque (train, automobile, bateau, aéroplane) ; les variations de direction du véhicule seront ressenties par le gyroscope avec une très grande sensilnlité et une très grande précision ; on <M)nv(Mt donc, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans le détail, que ce gyroscope puisse a(^tionner un mécanisme ayant pour but de rectifier à chaque instant les variations de route ; l'appareil suivra ainsi un chemin à peu près rigoureusement rectiligne, de la même manière ciu'un cycliste sur une route droite ; il se produit sans cesse de très légères sinuosités autour de cette direction, mais chaque tendance à la déviation est immédiatement corrigée par une manœuvre qui produit une déviation opposée, qui est corrigées (*llo-même par une nouvelle manœuvre.

I. Le priii-'i{)o des pri^ccdés pendulaires est au fondanalogac : ilf sunt basés aussi sur le fait que l'inertie d'une masse en fflouTement permet de discerner certains mouvements relatifs (pendule de Fou*

cault).

LES DESIDERATA ACTUELS

et ainsi de suite. Seulement, c'est le gyroscope qui agirait, et non la volonté toujours en éveil du pilote, comme dans le cas de la bicyclette. On pourrait même concevoir cette gouverne gyroscopique réalisée d'une manière tellement parfaite que tout virage deviendrait impossible, ainsi que tout changement d'inclinaison de la trajectoire vers le haut ou vers le bas ; il suffirait alors de prévoir une sorte de désembrayage, qui supprimerait l'action du gyroscope sur le mécanisme stabilisateur. Pour modifier sa direction, le pilote effectuerait d'abord ce désembrayage, et gouvernerait alors son appareil comme il le fait actuellement ; c'est seulement en reprenant la route droite qu'il confierait de nouveau au gyroscope le soin de maintenir la direction nouvelle. Une telle disposition ne supprimerait pas la nécessité pour l'aviateur d'être habile ; son éducation devrait toujours avoir été faite sur des appareils à gouverne libre, car dans les circonstances difficiles et imprévues, c'est à cette gouverne libre qu'il aurait recours ; mais elle le libérerait de la nécessité d'une attention constante et soutenue ; pendant d'assez longs intervalles de temps, le pilote aurait tout loisir pour regarder autour de lui, consulter une carte, vérifier son moteur s'il n'a point de mécanicien, observer la boussole, le baromètre, l'inclinaison de l'appareil sur l'horizon, etc. Il semble que ce progrès appréciable ne doive pas être regardé comme actuellement irréalisable.

Il n'en est peut-être pas de même pour une conception très ingénieuse, soumise au calcul par

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