‹ L'aviationChapitre 54 sur 81 · II - Nancy-3kIéziôros-Ch;irlcville. 160 2 5 I · texte numérisé non relu

II - Nancy-3kIéziôros-Ch;irlcville. 160 2 5 I

iJ Meziercs-Duuai 140 3 3 lo J - -.-

l3 ])uuai -Amiens 80 I 7 3l

17 — Amicns-lssy 110 l 46 57

Total 7.S5km. 12U

& ig2 e

LES RECORDS DE V AVIATION

de nos officiers*, le voyage de Bielovucic de Paris à Bordeaux ^, la glorieuse et tragique traversée des Alpes par Chavez\

Mention doit être faite de deux épreuves dont Tune n'est pas encore close et qui sont toutes deux des épreuves de tourisme avec une réglementation sportive très stricte : le grand prix de l'Automobile Club: Paris-Bruxelles-Paris et le grand prix Michelin : Paris-Clermont-Ferrand-sommet du Puy-de-Dôme.

Le grand prix de l'Automobile Club de France (loo.ooo francs au premier, 30.000 francs au second, 20.000 au troisième) était destiné, dans Tordre de vitesse, aux aviateurs, qui, avant le 31 décembre 19 10 auraient accompli le voyage Paris-Bruxelles et retour dans les conditions suivantes : l'appareil devait, outre le pilote, porter un

1. Le "j août, trois aéroplanes militaires, suivant des instructions données, sont allés de Mourmelon à Nancy (144 kilomètres) en suivant trois itinéraires, préalablement déterminés. Les lieutenants Camerman. pilote, et Vuillierme, observateur, montaient l'un ; le lieutenant Féquant, pilote, et le capitaine Marie, observateur, le second ; et le lieutenant de Caumont pilotait seul le troisième.

On sait que, durant tout le Circuit de l'Est, les officiers aviateurs firent des merveilles.

2. C'est le plus long voyage en ligne droite effectué par étapes ; en voici le détail :

ler septembre, Paris-Orléans Iio km. en l^io"

2 — Orléans-Châtellerault .... 170 — I 45

2 — Châtellerault-Angoulcme. . . l35 — 1 45

3 — Angoulême-Bordeaux .... 125 — * 37

Total 540 km. en 6I117"»

3. Le 23 septembre, Chavez, parti de Brigue, a atterri à Domodossola, ayant parcouru 40 kilomètres en une demi-heure et ayant passé au-dessus des gorges du Gondo et de l'hospice du Simplon qui est à 2.008 mètres d'altitude. Un accident d'atterrissage lui brisa le» jambes et il mourut le 27 septembre.

& 193 € PAINLBVB et BOREL. •=» tj

V A VI ATI O y EN 1910

passager, le poids total du pilote et du passager atteignant au moins 150 kilogrammes (la différence étant au besoin complétée par du lest) ; la durée totale du voyage ne devait pas dépasser trente-six-heures, escales comprises ; un séjour de trois heures à Bruxelles étant accordé à tous les concurrents.

Un seul parcours a été effectué daîis les conditions du règlement : Wijnmalen pesant 90 kg.

300, accompagné de Dufour pesant 67 kilogrammes, a quitté Issy-les-Moulineaux, le 16 octobre 1910, à 7 h. 37 du matin, s'est arrêté à Vesain près de Saint-Quentin de 10 h. 45 à 1 1 h. 15 pour faire de l'essence et est arrivé à Bruxelles à I h. 17 après une escale à Pontacelles ; il en est reparti à 2 h. 7, a fait escale au Moulin-lès-ïousvents près Saint-Quentin à 5 h. 6 ; il en est reparti le lendemain 17 octobre à 6 h. 40 du matin et est cirrivé à Issy-les-Moulineaux à midi 14 après de nombreuses escales imposées par le brouillard à Tracy-le-Mont, au Meux, à Oury et à Bagatelle ; la durée totale du voyage a été de 28 h. 37 m. Cette durée n'est d'ailleurs pas officielle, le chronométreur officiel n'étant pas présent au départ *.

I. La commission sportive de TAutomobile Club a décide que, l'absence du chronométreur étant imputable à l'aviateur, ce dernier serait considéré, au classement, comme ayant efifcctué le parcours en ",() heures. Il peut sembler singulier que l'on n'ait pas adopte l'heure prise par le commissaire sportif avec sa montre, corrigée de la dilïérence constatée entre cette montre et le chronomètre officiel. 11 est probable qu'on a craint que si l'on fixait, après ctude. la durée du vuyage à i'6 h. 36 m. 45 s. (ce qui semble être le chiffre le plus Voisin de la réalité), un autre concurrent ne puisse, avant mis piécisénient une seconde de plus, contester l'exactitude ducal-

LES RECORDS DE V AVIATION

Le grand prix Michelin consiste en une somme de loo.ooo francs attribuée à Taviateur qui, avec un passager, partira du parc de Saint-Cloud et touchera au sommet du Puy-de-Dôme en moins de six heures , après avoir doublé la flèche de la cathédrale de Clermont-Ferrand ; la distance totale approche de 400 kilomètres. Weymann, le 7 septembre 19 10, est allé de Paris à Volvic, soit 330 kilomètres, en sept heures ; c'est le record du parcours en ligne droite, lorsque Ton incorpore la durée des escales à la durée du trajet.

La faible durée accordée (six heures) est la plus dure des conditions de ce prix ; il est vraisemblable qu'il sera gagné par Taviateur qui aura l'habileté ou la chance d'effectuer le parcours avec un vent du nord régulier, ne soufflant cependant pas en tempête. Un vent du nord de 20 kilomètres à l'heure ferait gagner 100 kilomètres sur les cinq heures accordées pour la distance Paris-Clermont-Ferrand (en réservant une heure, pour un dernier ravitaillement d'essence et l'ascension du Puy-de-Dôme) : il s'agirait donc de faire 275 kilomètres en cinq heures ; au contraire, avec un vent du sud de 20 kilomètres à l'heure, il faudrait faire 475 kilomètres en cinq

cul non officiel et réclamer le prix. Peut-être, d'ailleurs, a-t-on voulu simplement pénaliser l'aviateur de la faute sportive qu'il a commise en n'attendant pas le chronométreur. Mais on peut penser que la pénalité aurait été suffisante et en môme temps toute réclamation possible écartée si l'on avait fixé officiellement à 28 h. 43 m., voire à 29 heures la durée de son parcours. Cela aurait été évidemment arbitraire, mais pas plus que 36 heures, et c'aurait été plus juste. Il eût été fâcheux que le grand prix ait été enlevé à Wijnmalen, par un concurrent dont le temps aurait été moins bon que le sien.

heures, ce qui est actuellement au-dessus des moyens de tous les appareils.

Tous les records, quelles que soient leurs formes diverses, sont des records de temps; le chronomètre est le seul instrument précis qui soit utilisé ; c'est seulement dans le grand prix de l'Automobile Club que Ton a fait intervenir, et combien timidement, la balance ; l'évaluation du poids ne joue qu'un rôle accessoire : on lui demande simplement de dépasser un minimum.

On peut se demander s'il ne serait pas au moins aussi intéressant de procéder parfois d'une manière inverse : faire jouer un rôle secondaire au temps, c'est-à-dire imposer un minimum de vitesse ou de parcours en un temps donné et classer d'après le poids transporté. En tous cas, cela servirait davantage les progrès réels de l'aviation.

Le ministère de la Guerre a fixé comme il suit les conditions d'un concours ouvert en 191 1 pour les aéroplanes militaires : minimum de vitesse 60 kilomètres à Theure pendant 300 kilomètres, prime pour augmentation de vitesse.

Il serait plus rationnel d'attribuer aussi une prime au poids transporté au-dessus des 300 kilogrammes exigés, en la calculant de telle manière que les constructeurs aient autant d'intérêt à rechercher le poids utile que la vitesse. L'augmentation du poids transportable permet à la fois d'augmenter le rayon d'action en emportant une

Page 1