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LES LOIS DE LA RÉSISTANCE DE VAIR

vue d'Euler. Dés Tannée 1805, le mécanicien anglais, sir G. Cayley, publiant la première théorie de l'aéroplane, s'appuyait sur la loi du sinus établie par les expériences de VAcadèmie des sciences de Paris. Au xix" siècle, les expériences de Thybaut, Duchemin, etc., confirmaient la loi du sinus, et dès l'année 1873, le mathématicien français Penaud, constructeur du premier aéroplane réduit qui ait volé^ énonçait sous une forme très précise toutes les lois de la résistance d'un fluide à un plan mince, telles qu'elles sont, admises parles aviateurs d'aujourd'hui d'après les expériences les plus récentes.

Nous allons énoncer, pour l'air, ces lois qui sont applicables à un fluide quelconque.

Lois empiriques de la résistance de l'air a la translation d'un plan mince. — Nous supposons l'air immobile et le disque plan II animé d'un mouvement de translation de vitesse V. Les résistances de l'air sur le plan sont sensiblement normales à II et dirigées du côté de II opposé à V ; elles admettent donc une résultante, soit CR, normale à II et appliquée en un certain point C qu'on appelle le centre dépression.

Premier cas. V est normal au plan FI. — Loi du carré de la vitesse. — Pour un disque plan donné, C est le centre de figure de l'aire A [centre de gravité de l'aire considérée comme homogène], et la résistance R croît ^ sensiblement comme le carré de la vitesse.

Loi de la similitude. — Quand on change les dimensions du disque en le laissant semblable à lui-même, R croît sensiblement comme l'aire A du disque.

Influence de la forme du disque. — La résistance de l'air sur deux disques, de même aire A, animés de la vitesse normale V, est plus grande pour les disques assez allongés que pour les disques ronds ou carrés. Elle est maxima quand l'aire A a sensiblement la forme d'un rectangle dont la longueur est environ cinq ou six fois plus grande que la largeur.

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