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STABILITÉ LATÉRALE

Il convient enfin de remarquer que tous les procédés de stabilisation automatique [queue ou autres] rendent l'appareil moins manœuvrable, puisqu'ils s^opposent à tout changement d'orientation de l'appareil dans les conditions normales. Il n'y aurait d'exception à cette règle que si ces procédés cessaient d'agir pendant la manœuvre : par exemple, dans le cas de la stabilisation par manœuvre gyroscopique, si le pilote employait le gyroscope lui-même pour manœuvrer.

Stabilité latérale.

Stabilité contre le roulis. — Supposons qu'on fasse tourner l'appareil d'un angle ocp autour de GH ; rien n'est changé au mouvement de l'air par rapport à l'appareil. Si donc la vitesse V gardait la même direction, aucune force ne tendrait à redresser l'appareil ; un mouvement de roulis une fois comm'encé ne serait arrêté que par les forces d'amortissement, forces d'autant plus grandes que l'envergure de la voilure serait plus grande [voir la p. 225], l'appareil se placerait dans une orientation 3(p sans se redresser jamais. On conclut de là souvent qu'un aéroplane ne peut être automatiquement stable contre le roulis. C'est une conclusion trop hâtive. Car en fait, V ne gardera pas une direction constante ; si, par exemple, l'appareil penche à gauche, la résultante CR des pressions de l'air sur la voilure [normale à la voilure] pousse G à gauche; la projection de V sur le plan de voilure est dirigée vers la gauche, par suite le centre de pressions C passe à gauche de G [p. 221], et la force CR tend à redresser l'appareil.

Mais il convient de remarquer que cet effet stabilisateur est lent à se produire. Dans le cas du tangage, un couple de rappel existe aussitôt; dans le cas du roulis, ce couple, nul initialement, ne devient appréciable que quand la composante latérale des réactions de l'air a fait dévier sensiblement la vitesse de G.

Dans la réalité, le redressement est hâté instinctivement

par rapport à G, son efficacité resterait constante pendant la manœuvre.

l'.ihOhlE DE L'AEROPLASE

par It pilote. Q^Lïnd l'appareil penche à gauche, le pilote se rn<.r.r.:';r;tr*at.:rell*:mentdaii5 la verticale, ce qui revient à r-îporfir a droite de G le centre de gravité de TappareiL I/o : un couple de rappel immédiat.

Kr.fi.'i, il «:era:t loisible d'employer contre le roulis comme ror»*.re le t^n^aze une commande gyroscopique automate: -e. L'n m-':me ^^^.roscope ', d'axe vertical, de petite m'i's'ïe et de rotation rapide, pourrait manœuvrer automatiq'jement à la fois contre le roulis et le tangage '.?' 264:.

Stabilité contre la gtratiox. — Supposons que l'appareil ait tourné autour de la verticale ascendante Gy de ianîje oç;, de jjauche à droite, par exemple, V gardant encore la même direction. Le centre de pressions vient à gauche de G, la résultante GR des pressions a une composante horizontale dirigée adroite ; G dévie donc à droite et l'appareil penche à droite ; cette dernière circonstance accroît encore la déviation de G. De plus, le moment de (jR par rapport à G a une composante verticale qui tend à ramener l'appareil dans le vent, mais cette composante est très faible. On Taccroit considérablement en complétant ra]jpareil d'une quille placée dans le plan de symétrie; quand la quille Q reçoit Tair sous un petit angle [à droite, par exemple;, le centre des pressions du plan Q est un certain point r. La quille est disposée de façon que F soit en arrière- de Gv et rm appelle coefficient d'empennage la distance des deux verticales de G et V.

Nous allons discuter brièvement en tenant compte de la rpiille, la stabilité contre le tangage et le roulis combinés. Nous cr)nsidcrons exclusivement un appareil très mobile autour de G. en sorte que Tefifet des forces perturbatrices se fait sentir d'abord sur Torientation de Taéroplane et ensuite seulement sur G. En outre, nous supposons que

1. Un ^ros volant d'»xc vertical s'opposerait k. la fois au tangage t:t ail roulis. Mais ce serait là un procédé détC9table'[p. Sb)].

2. Si le ^<iMvi-rn:iil vertical est en arrière, il appuie le r61e stabilis.itciir ili; I.i i|iiille. Au contraire, s'il est en avant il tend à accen-

tui-i ,iut<;nialii|uenicnt la gyratiun.

STABILITÉ LATÉIiALVl

Tellipsoïde central d'inertie de tout Tappareil est une sphère ^ Soit alors, à un instant t, Gw la rotation instantanée de l'appareil et GK le moment par rapport à G de toutes les réactions de l'air ; le théorème des moments cinétiques appliqué au mouvement autour de G donne :

d. G(D dt

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