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STABILITÉ LATÉRALE

Mais cette stabilité entraîne un désavantage. Tmap:inons qu'une perturbation se produise dans Tair, par exemple que l'appareil traverse une colonne d'air ascendante. L'angle d'attaque croît, le centre des pressions recule ; le couple qui tend à faire tourner l'appareil autour de G est d'autant plus grand que G est plus bas (p. 244). Si on veut que la poussée des hélices soit toujours horizontale, il faut, pour maintenir constante l'orientation de l'appareil, provoquer, à l'aide du gouvernail horizontal un contre-couple d'autant plus grand que G est plus bas, la manœuvre deviendra en fait impraticable si G est trop bas.

C/est là le type des conditions antagonistes entre lesquelles on se trouve enserré dans la construction des aéroplanes. Suivant qu'on porte son attention sur telle qualité ou siu- telle autre, les règles qu'on est conduit à formuler sont toutes différentes. D'où la possibilité de types très divers d'aéroplanes, présentant chacun leurs avantages spéciaux .

Si on cherche avant tout la docilité de l'appareil, on ne lui donnera ni tiucue, ni quille, ni cloisons verticales ; on ramassera les masses autour de G, qui sera lui-même très peu au-dessous de la voilure. On placera le gouvernail horizontal et le gouvernail vertical* en avant.

C'est le type dappareil qui exigera le plus d'adresse dans la manœuvre en air calme, mais que le pilote pourra le mi(*ux soustraire aux perturbations de Tair. A un tel type est comparable le Wright. Toutefois, dans ce dernier appareil, le gouvernail vertical est en arrière : mais il est appuyé en avant par un double petit plan fixe et parallèle au plan de symétrie de l'aéroplane.

Enfin, nous n'avons considéré que les appareils où la voi-

I. On peut, cil effet, répéter sur le gouvernail veitical les remarques de la page 2()() sur le gouvernail horizontal. Si le gouvernail vertical est à l'arrière, quand ou vire, pour une inclinaison donnée de ce gouvernail son efficacité diminue à mesure que l'appareil gyre ; en outre, les réactions de l'air sur le gouvernail ont une résultante qui contrarie le mouvement voulu de G. Si au contraire l'appareil est en avant, lefticacité du gouvernail croît à mesure que l'appareil obéit à la manœuvre, et la résultante des réactions de Tair sur le gouvernail appuie le mouvement de G.

^ -l}i «3 r.MNLIÎVÉ et D'JRIÎL. — 18

rilÊORIE DE LAÈROPLAyE

lure est liée invariablement au corps de l'aéroplane. On a imaginé des appareils où la voilure peut avancer ou reculer d'un mouvement de translation par rapport à Tesquif ; d'autres où la voilure peut tourner autour d*un axe perpendiculaire au plan de symétrie de Tesquif ; d'autres enfio où la voilure et l'esquif sont reliés par une suspension à la cardan. Chacun de ces types exigerait une discussion spéciale.

Virage d'un aéroplane.

Virage correct et virage parfait. — Considérons des axes 0?t,ï animés d'une rotation uniforme w (> o ou< o) autour de la verticale ascendante fixe Otj, et un aéroplane qui, dans son mouvement, garde une position invariable par rapport à ces axes. Nous dirons que l'appareil effectue un virage correct autour de O ; nous dirons que le virage est parfait si par surcroît le plan de symétrie de Tappareil est tangent à la circonférence horizontale que décrit le centre de gravité G.

Dans le cas du virage correct, l'appareil dérapera en dehors ou en dedans suivant que l'avant de l'appareil sera en dehors ou en dedans du cercle de virage.

Le mouvement instantané de l'appareil peut se décomposer en une translation de vitesse V [V vitesse du centre

de gravité] et une rotation lo autour de la verticale

ascendante Gy : en valeur absolue, w = — , R désignant

le rayon de virage, c'est-à-dire le rayon de la circonférence que décrit G.

Soit GJIi la projection de Gv sur le plan • sustentateur II ctsoitS= angle ((îVjGjlli); le raisonnement delà page 193 montre que la rotation to accroît les réactions de Fair de forces dont la somme géométrique est un certain vecteur a [normal à il], et dont le moment par rapport à G est un vecteur Gj parallèle au plan II, faisant un angle assez faible

I. Comme dans rétudc de la stabilité latérale, nous considcroni un aéroplane schématique formé d'un plan sustentateur parfaite* ment lisse, d'une splu-re (esquif) et de deux hélices symétriques

dunt la puussée totale passe par (i.

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