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IV1G

Fig. 32.

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rayons lumineux à l'aide d'autres moyens. On trouvera, sur la figure 32, le même axe pivotant XX', mais les miroirs MG et MD sont maintenant rigoureusement fixés à 45", par rapport à la ligne axiale XX'; leur écartement est le même que précédemment, c'est-à-dire 1™ 50. Sur cette même ligne XX', au milieu, se trouve un miroir MG dont la face passe par cette ligne et peut y tourner sans s'en

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écarter (fig. 33); ce miroir MC n'a pas été indiqué sur la fîgure 32 pour ne pas l'encombrer. Les deux miroirs MO sont assujettis sur la pièce du dispositif micrométrique et y pivotent d'après certaines conditions spéciales. L'ensemble P est vertical, avec une seule vis, et indique, sur la plaque graduée E et sur la circonférence de l'écrou, des degrés correspondant à la valeur des angles optiques, comme dans le précédent instrument.

Le miroir MO, celui de droite par exemple, qui correspond avec MD, pivote sur un axe au point 4 (fig. 32); sur ce point et perpendiculairement à la face du miroir est fixée une tige NO; c'est la normale immuable du miroir, mais pour ne pas déranger les rayons lumineux, nous l'avons déplacée, sur le côté, dans un autre plan normal aussi au miroir.

Depuis l'axe du miroir MO jusqu'à celui du miroir MD est une tige formée de deux tubes coulissant l'un dans l'autre, le gros articulé sur l'axe du miroir MO et le petit sur le côté du miroir MD très exactement dans le prolongement de sa surface; cette tige est seulement extensible depuis l'articulation 3 jusqu'au miroir MD et reste invariable du côté du miroir MO, ce que l'on obtient en fixant l'articulation 3 sur le gros tube emboîtant le petit.

Les points 1, 2, 3 et 4 sont les articulations d'un parallélogramme équilatéral; sa médiane NO se trouve coïncider exactement, dans toutes les positions, avec la normale du miroir MO de droite, parce que l'articulation 2 coulisse sur la tige de cette normale. Nous ferons observer, immédiate-

Fig. 33.

ment, que tous les rayons réfléchis par le miroir fixe MD se changeront en rayons incidents pour le miroir MO qui les réfléchira, à son tour, toujours verticalement vers le miroir MC. Et en effet l'angle d'incidence de 3 à 4 sera toujours égal à l'angle de réflexion de 4 à 1 lequel a son rayon de direction immuable.

Mais ce rayon vertical de 4 à 1 venant du miroir MO, oscillera en même temps que tout l'instrument et il devra, de plus, être réfléchi horizontalement, par le miroir MC, dans la direction de la jumelle J (fig. 33). Cela nous obhgera à construire un autre parallélogramme, 5, 6, 7 et 8, dont la médiane NC portera le miroir MC, coïncidant, par conséquent, avec la normale de ce miroir.

L'articulation 6 sera mobile sur la médiane NC, l'articulation 5 se trouvera fixée sur l'horizontale qui passe par l'axe de la jumelle, l'articulation 7 tiendra à la pièce oscillante du catachros. On voit que les rayons B", venant de terre en passant par les miroirs MD et MO, oscilleront dans la direction de 7 à 8 qui n'est autre que celle de 4 à 1, et seront toujours réfléchis par le miroir MC, horizontalement, vers la jumelle. Les traits pleins et pointillés sont les deux limites de l'oscillation; 6' et 7' se rapportent au pointillé.

Tous les miroirs sont en bronze, comme dans le précédent instrument, pour éviter l'effet réfractif du verre.

Fonctionnement

Pour déterminer h, employons le moyen stéréoscopique ainsi que nous l'avons fait avec le catachros n^ 1, en observant les divisions indiquées par la vis micrométrique. Nous allons supposer que le sol est en B", pour ne pas déranger le jeu de la figure 32, qui est fait pour ce point. Les rayons B* iront se réfléchir sur le miroir MD fixé à 45°, et pour qu'il soit possible au miroir MO de les recevoir, il faudra, à l'aide de l'écrou P, le monter ou le descendre

jusqu'à ce que ces rayons de réflexion coïncident avec l'angle d'incidence de ce miroir MO; et ainsi que nous le savons, l'angle de réflexion dans ce dernier est limité par la verticale 4 1 qui se dirige sur le miroir MC. Alors donc, c'est en remontant plus ou moins le miroir MO qu'il nous sera possible d'observer l'objet terrestre. Plus l'avion sera haut, plus il faudra remonter le miroir; à chaque graduation du vernier correspondra, par conséquent, une hauteur déterminée de l'avion.

Ce q^ie nous venons d'expliquer pour le côté droit est évidemment applicable au côté gauche.

Pour ce qui concerne le mouvement oscillatoire angulaire qui doit déterminer la valeur de Ws, il a lieu de la même manière et avec les mêmes moyens employés pour le type no 1 (fig. 31).

Que ce soit le type n^ 1 ou n^ 2, ce catachros est combiné pour indiquer des hauteurs h et des vitesses de sol Ys, lorsque l'avion aviera en temps calme, avec vent debout ou arrière, c'est-à-dire lorsque Ys sera parallèle à la translation. Mais avec un aviage s'effectuant de travers, comme cela arrivera constamment dans les voies aériennes, il faudra conditionner un instrument capable de prendre dans l'avion toutes les positions de biais nécessaires; il s'ensuivra que le guide de visée et les tables changeront aussi.

Certainement on pourra établir un catachros répondant à ces conditions, mais dans l'intérêt de la justesse du pointage, nous croyons préférable, par une manœuvre, de redresser la compagnie dans la direction du vent chaque fois qu'elle aura à exécuter des déclanchements.

Torpille sonde

Le catachros peut se déranger ou être détruit pendant le combat; on peut, encore, pour d'autres raisons, avoir besoin

de connaître le facteur t de la trajectoire. Pour en prendre expérimentalement la valeur approximative, on se servira de petites torpilles très longues par rapport à leur diamètre et très effilées; de poids invariable, parfaitement calibrées

entre elles comme dimensions et d'un même rapport ç-.;

elles détoneront au contact du sol sans occasionner des dégâts et en produisant une fumée blanche très visible depuis l'avion.

Ces torpilles-sondes auront leur déclanchement spécial qui leur imprimera un mouvement rotatif. Dès qu'elles seront libres, c'est-à-dire au moment précis où commencera leur chute, un compte-secondes sera mis automatiquement en mouvement en partant de zéro; le doigt de l'opérateur, posé d'avance près du cran d'arrêt, arrêtera net le mouvement à l'apparition de la fumée blanche, dégagée par la torpille-sonde, en explosant sur le sol. Aussitôt l'aviateur constatera le temps écoulé pendant la chute de la sonde et, sur un tableau spécialement établi, il verra la hauteur à laquelle il se trouve.

Connaissant h, il n'y aura qu'à tourner le bouton moleté, sur le tableau des angles du guide de visée, jusqu'à ce que cette hauteur apparaisse sur la bande qui se déroulera. Mais l'opérateur n'aura aucun indice de Ys, il devra donc l'apprécier, le plus juste possible, et ensuite lire le degré probable à donner au guide de visée.

Altimètre

La première idée qui se présente à l'esprit est d'utiliser le baromètre pour évaluer les altitudes; on trouve, même, chez les fabricants d'instruments de précision, des enregistreurs de hauteurs atmosphériques, tout prêts, dont se servent les aéronautes ; mais il est à craindre que, pour le pointage aérien, l'on n'obtienne que des approximations insiiffisantes. Les variations barométriques peuvent causer,

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parfois, des écarts de 30 à 40 millimètres et, par conséquent, des erreurs de 300 ou 400 mètres d'altitude; puis les hauteurs des points terrestres, par rapport au niveau de la mer, changent à chaque lieu. Nous avons, néanmoins, approprié un baromètre pour cet usage, dont on pourrait se servir dans les cas où la justesse de l'opération ne serait pas indispensable; nous l'avons nommé : Altimètre.

Le boîtier est semblable à ceux des baromètres métalliques; l'intérieur contient l'organe principal qui reçoit la pression atmosphérique; il est de forme anéroïde ou fait

F\g. 33 bis.

avec un tube aplali, genre Bourdon; les différences de pression sont transmises, très amplifiées, par un mouvement qui correspond à une aiguille pouvant faire le tour du cadran, ainsi qu'on le voit sur la figure 33 bis.

La graduation part de zéro jusqu'à 3.000 mètres d'altitude; l'aiguille indique les fractions de 20 mètres, mais on pourrait pousser davantage les divisions et parvenir à lire une différence de hauteur de 10 mètres.

Comme il est inutile de se préoccuper des hauteurs barométriques véritables, et qu'il n'est nécessaire de connaître que les altitudes relatives de l'avion au-dessus d'un point terrestre déterminé, l'aiguille reste assujettie au mouvement intérieur et obéit parfaitement aux organes barométriques; mais le cadran qui porte les graduations devient

mobile et est susceptible de tourner, dans son boîtier, à l'aide du bouton moleté que l'on voit au-dessous de l'instrument; ce qui permettra, lorsqu'il le faudra, de placer le zéro en face de la pointe de l'aiguille, position indiquée sur la figure 33 bis.

Chaque altimètre portera le nom de son aire d'atterrissage. Avant de partir, l'aviateur mettra l'aiguille à zéro et, une fois en l'air, il connaîtra à chaque instant la hauteur où se trouve son avion par rapport à son aire. Ce ne sera, donc, que comparativement et approximativement qu'il pourra en déduire les autres hauteurs, pour se rapprocher, le plus possible, de la valeur de h.

Vélosolmètre

Dans le pointage aérien, il n'est pas nécessaire de connaître la vitesse propre de l'avion dans le milieu ambiant, tandis que celle qui se rapporte au sol est indispensable; pour la mesurer, le plus simplement possible, nous avons combiné, au début, un petit instrument que nous avons appelé çélosolmètre et dont le schéma est sur la figure 33 ter.

La partie essentielle de cet instrument consiste dans un miroir M en bronze dur, poli sur les deux faces, tournant sur lui-même autour d'un axe X; les flèches indiquent le sens de cette rotation qui est entretenue par un mouvement d'horlogerie à vitesse réglable à volonté. Le mécanisme porte une aiguille qui suit exactement le miroir dans sa révolution et la traduit, par degrés, sur un cadran; une deuxième aiguille, de plus petite longueur, appartenant à un compte-secondes, lui est juxtaposée dans le même cadran et montre les secondes sur une graduation particulière. De sorte que, sur le même cadran, se trouvent les mesures des vitesses angulaires du miroir et les temps pour les accomplir. A chaque tour les deux aiguilles se remettent automatiquement à zéro pour repartir ensemble depuis ce point; ou facultativement, par l'opérateur, toutes les fois que cela

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lui deviendra nécessaire. Il va sans dire que tout le système est contenu dans un bâti en alaminium. Ce dernier, ni le mouvement d'horlogerie avec son cadran et ses aiguilles ne sont représentés sur la figure.

Le fonctionnement de cet indicateur de vitesse est facile à comprendre : la direction de l'avion est selon la flèche V.

L'œil de l'observateur est situé

-* «s derrière un écran vertical E,

percé d'un petit trou, de façon à laisser passer les rayons de réflexion R venant du miroir.

Sur un autre écran 0, celui-ci horizontal, est pratiquée une ouverture d'une largeur suffisante, soit le cinquième de la distance qui sépare cet écran de l'axe du miroir. Lorsque le miroir tourne, sur lui-même, les rayons S venant du sol passent par l'ouverture de l'écran 0 et arrivent en incidence sur le miroir qui les réfléchit dans la direction de l'œil de l'observateur. Mais pour que ce dernier voie distinctement les objets qui passent de S à S', la vitesse de rotation du miroir devra être d'accord avec celle de ces objets; ce qui sera obtenu par le réglage du mouvement d'horlogerie. Alors, les indications des aiguilles, sur le cadran, deviendront exactes. Cependant, la graduation de la circonférence qui, dans le cadran, marque l'ouverture des angles, demande quelques explications. Nous devons remarquer que, pendant le mouvement de rotation du miroir, il se trouvera deux vitesses angulaires se produisant dans le même temps; celle due à la rotation du miroir, lui-même, et celle des rayons terres-

Fig. 33 ter.

très qui viennent s'y réfléchir. Si nous considérons, d'abord, le rayon incident IX, après sa réflexion, nous le trouvons se diriger vers R et l'œil; si, après, nous suivons l'autre rayon I' X, nous le verrons prendre le même chemin R jusqu'à l'œil. Les deux rayons incidents auront formé l'angle a et les deux rayons réfléchis aucun. Les positions du miroir sont : M avec sa normale N dans le cas du rayon I ; et M', sa normale étant en N', dans le deuxième cas du rayon I'. Le déplacement de la normale a pour mesure l'angle h. Les angles de réflexion étant toujours égaux aux angles d'incidence, nous déduirons de ce qui précède que b = ^; il s'ensuit que la vitesse angulaire des rayons terrestres sera double de celle du miroir; et, comme conséquence, la graduation, sur le cadran, devra être multipliée par 2 ; à moins que cette multiplication se fasse, par les rouages, entre l'aiguille et le miroir

Il nous reste à examiner comment nous pourrons obtenir la valeur de la vitesse Vs, avec h déterminé ainsi que a et le temps accompli. En considérant seulement les triangles, formés par les rayons terrestres, tels qu'on les voit sur la figure : maintenant, nous connaissons parfaitement le petit triangle IXI', puisque les distances IX et II' appartiennent à l'instrument; et comme le grand triangle SXS', formé par les rayons terrestres, avec le sol SS' pour base, lui est absolument semblable, en prenant h = SX, nous aurons

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h " SS' '

et pour la vitesse cherchée

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