‹ L'aviation; ses debuts--son développementChapitre 15 sur 45 · MAXIM · texte numérisé non relu

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dont les appareils les plus actuels reproduisent certaines conceptions, ont avoué avoir connu la solution de Penaud. Mais Tindustrie ne pouvait pas encore réaliser cette invention. En 1889 le colonel Renard démontrait qu'avec les moteurs de 5o kg par cheval que Ton possédait, la

Fig. 8. — Aéroplane de Penaud, 187a.

solution était impossible. Cependant, entre 1890 et 1900, on arrivait avec des précautions spéciales à faire des machines à vapeur pesant 4 à 5 kg le cheval pour les grandes forces et nous avons à raconter quatre tentatives remarquables.

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Vers 1896, après avoir fait au moyen d'un manège de» expériences sur des surfaces et des hélices, sir Hiram Maxim se décida à faire construire un immense aéroplane de 4 000 kg de poids et 5oo m* de surface avec un moteur de 3oo chevaux faisant tourner deux hélices. Ces caractéristiques permettaient évidemment Tenlèvement par une vitesse de 4o km à l'heure.

Mais Fenlèvemenl n'est pas tout, il faut encore que Tappareil soit stable. Or, il suffit de considérer la photographie ci-dessous (fig. 9) pour constater que la surface est un plan pur et il ne faut pas être grand clerc pour conclure qu'une telle machine est naturellement instable. Il est singulier qu'un travail de cette importance

F^G- 9* — Aéroplane Maxim.

ait pu être commencé sans qu'on ait étudié les travaux des devanciers qui avaient résolu le problème de la stabilité. L'appareil fut amélioré l'année suivante par des surfaces inclinées auxiliaires ; mais rien ne put remédier à l'erreur originelle. On s'est tellement rendu compte de son instabilité que l'on a craint infiniment de voir l'aéroplane s'envoler. On eut soin de mettre au-dessus des roues un second rail afin d'être bien sûr qu'il ne s'échapperait pas. Le jour de l'expérience étant arrivé, l'aéroplane se souleva en effet, et les roues vinrent rouler sur le rail supérieur; seulement elles déraillèrent : toute la

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