‹ L'aviation; ses debuts--son développementChapitre 22 sur 45 · WRIGHT DE 1903 A I · texte numérisé non relu

WRIGHT DE 1903 A I

Ils me présentèrent à M. Letellier, directeur du Jour^ /la/, que je finis par convaincre aussi, et à la fin du déjeuner où j'avais exposé la question il faisait appeler M. Fordyce, que j'accréditai près des frères Wright (') et qui partit séance tenante pour Dayton afin de passer un contrat avec les inventeurs.

M. Fordyce revint fin janvier avec le contrat dit des 5o km qui assurait aux inventeurs i million de francs payable après l'homologation du parcours. Une somme de 26000 fr d'indemnité devait rester aux frères Wright dans le cas où l'affaire serait abandonnée au bout de six !]

mois. Comme elle l'a été, faisons remarquer tout de 2

suite l'ironie des choses, car j'ai été en mesure de faire C

donner 26 000 fr à d'autres, alors que je n'ai jamais pu g

obtenir pour moi-même le crédit de 25 000 fr qui était j

suffisant pour réaliser à cette époque mon aéroplane p

nog. I

Mais la campagne du doute n'ayant fait que croître, •■

M. Letellier se rendit compte qu'une souscription publi- j

que dans son journal n'aurait aucun succès. Il chercha S

donc un Mécène et nous vîmes successivement MM. de Rothschild, Deutsch de la Meurthe, etc. ; mais la somme 5

était trop forte pour un seul. Aucun d'eux d'ailleurs n

n'aurait voulu partager l'honneur de rendre un service au pays, de sorte que nous revînmes encore bredouille.

Tout à coup, M. Letellier pensa que le ministre de la guerre, M. Etienne, s'intéresserait peut-être et lui fit ca-

(i) La dépêche par laquelle j'ai prévenu les frères Wright était ainsi conçue :

c Friend with fuU power for stating terms of the contract will sail next saturday, wire if convenient. »

Ferber.

A laquelle laconiquement ils ont répondu :

Captain Ferber, France.

Time convenient. Wright.

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