‹ L'aviation; ses debuts--son développementChapitre 4 sur 45 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

lendemain de ma conférence, parlait pour Paris un jeune Lyonnais décidé à faire fortune par Paviation : M. Voisin.

Il entra au service de M. Archdeacon et je me hâtai de lui apprendre la pratique du maniement des appareils. C'est lui qui a certainement le mieux acquis le concept que je voulais vulgariser (').

Entre temps, j'avais construit à Nice un gigantesque pylône et ajouté un moteur de 6 chevaux à mon aéroplane. Tous ces travaux firent que le colonel Renard me demanda si je voulais lui être adjoint. J'acceptai, mais ce fut peut-être un tort, car je perdis ainsi ma liberté d'action. Après sa mort, ne jouissant à Chalais d'aucune situation privilégiée, je n'eus à ma disposition aucun crédit spécial et je fus même obligé d'appointer un ouvrier pour pouvoir exécuter ce qu'il me fallait.

J'appris ainsi à mes dépens que les progrès ne peuvent se faire par le bas d'une hiérarchie. Ils peuvent d'ailleurs se faire difiîcilement par le sommet, car, étant distribué à des subalternes par ordre, lé travail est alori^ mal fait par des gens qui n'y prennent aucun goût. C'est ce qui explique en partie l'inertie des grandes administrations.

Malgré tout, je pus, grâce à la Revue d'Artillerie (*), faire entendre encore ma voix et faire connaître mes progrès. J'avais perfectionné les gou-

(i) Aujourd'hui il est à la tète de la première usine d'aéroplanes créée — et il réussit.

(a) Article reproduit dans une deuxième brochure : Pas à Pas, Saut à Saut, Vol à VoL i^oS. Berger-Levrault et C^?.

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