PREFACE IX
veriiails, adopté la longue queue qui stabilise automatiquement et placé des roues qui facilitent l'atterrissàge. Enfin, pour me débarrasser de Tinfluence troublante du vent, j'avais établi un plan incliné de lancement au nxoyen de pylônes et de câbles qui lançaient. l'aéroplane dans l'espace avec une vitesse de lo m à la seconde environ.
Gomme détail particulier, j'avais bien eu soin de suspendre l'aéroplane au chariot roulant sur le câble, au point où devait s'appliquex la résistance de l'air, afin que le mouvement de l'aéroplane, pendant qu'il était captif, différât le moins possible de celui où il devenait libre.
C'est une condition essentielle de bonne réussite, elle est générale et c'est pourquoi, en partant du sol même, il faut s'équilibrer sur une seule roue placée à l'aplomb du point où s'exercera la résistance de l'aîr.
Mes vols planés devenant de plus en plus stables et de plus en plus longs, il était urgent de trouver un moteur qui pût me permettre de faire des vols horizontaux. J'avais essayé 6 chevaux, puis 12 chevaux, le 27 mai igoS, et cela était insuffisant encore. Il fallait pousser jusqu'à 24 chevaux. Aucun constructeur ne daignait s'occuper de la question d'aviation. C'est alors que je fis la ^connaissance de M. Levavasseur. Cet inventeur remarquable avait élabh un moteur de 80 chevaux de 2 kg le cheval, qui, placé dans un canot nommé Antoinette^ lui faisait gagner toutes les courses.
. Je pressentis que j'avais trouvé l'inventeur qu'ail