‹ L'aviation; ses debuts--son développementChapitre 6 sur 45 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

me fallait et en effet il voulut bien étudier pour moi un rrioteuT de 24 chevaux de 2 kg le cheval. Cela paraissait inbuï à tous les constructeurs — - et aussi à nies chefs— qui ne pouvaient engager une dépense de l'État et demander un crédit pour un moteur de 24 chevaux non encore commencé.

Je l'essayai cependant et je fis rapport sur rapport, calcul sur calcul. Gela ne m'a pas servi pour obtenir un crédit, mais cela a empêché que l'on ne me traitât d'empirique. Il était temps, car, n^ayant jamais voulu mêler l'analyse à une question d'aviation pratique, qui pour moi n'en comportait pas, je risquais de passer pour un ignorant ^ux yeux des dogmatiques qui, en France très nombreux, croient que la science dirige la pratique, alors qu'elle ne fait que la suivre en l'éclairant.

Ces calculs ont paru successivement dans la ^^vue d'Artillerie (octobre-novembre igoB, décembre 1906). Ils sont reproduits dans cette nouvelle brochure. Ils ne pouvaient pas servir pendant la période de tâtonnement d'où nous sortons. Ils pourront servir dans l'avenir pour établir un projet ou pour stabiliser une machine par une répartition plus convenable des masses. La théorie y est poussée plus loin que dans les ouvrages similaires où les forces d'inertie n'ont jamais été envisagées, ni la trajectoire suivie en dehors du plan de symétrie. Enfin, jamais il n'avait été publié dé formules complètes siir l'hélice aérienne propulsive. J'espère donc pouvoir, par cette publication, rendre service aux ingénieurs qui désirent s'occuper de la question.

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