SCENE PREMIERE
MARTIG-NY, MADAME MARTIGNY. Martigny, -assis, consterné. Madame Martigny, debout à côté de lui.
MADAME MARTIGNY
Et tu le savais ?
Je le savais. M. du Coudrais nous avait tout dit.
MADAME MARTiGxv, tvès tsudrc, très maternelle. Et, le sachant, tu as pu plaider comme tu l'as fait !
Oui.
MADAME MAUTIGXY.
J'ai pleuré à t'entendre...
Les choses ne sont pas aussi simples que vous croyez.
M A DAME M A R T I G X Y
C!est ton amour pour elle qui t'a poussé la?
Non. Je ne l'aime plus, puisqu'il est évident qu'elle en aime un autre.
M A DAME M A U T I G N Y
Alors! Je ne comprenJs pas.
MARTi GNY.
J'en rougis devant vous...
* MADAME MARTIGNY
J'ai pleuré, moi... {Tendre reproche.) Oh! mon enfant!
Pourrai-je vous faire comprendre ce qui se passe en nous lorsque nous plaidons! Je sais bien que j'ai menti et pourtant, au moment même où je parlais, je ne mentais pas. J'étais sincère.