‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 24 sur 106 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LILIAS, Mule; pdaTREVOR.

Ah! ma force s'en va ! ma raison s’égare ! Dans ce silence, dans cette solitude illuminée et dorée, j’ai peur! Si je ne tue retenais pas, je crois que je crierais au secours. Ah! maintenant comme je te regrette, vieux donjon d'Aberdeen ! car je n’ose pas même songer à toi, cher nid muteniel d'Edimbourg!... (c**r*e»

Tretor parait dm» U aallc do fond, volt Lllta», trcaiailla et a'arrêle immobile. — Liliai t'ap-erenanl et jetant an cri.) Ah! je rêve OU je délire!

Georges Trevor! 0 mon enfance! A mon âme d'iulniTuiq ma mère Margaret, mon insouciance, nia joie! ô fantômes! (Trew a'ataaee leotanxeat at aaot parler vert elle.) Nul)! c’cst bien lui! C'est vous?... Oh! je vous en prie, Georges, parlez!

TREVOR

Et pouvoir! Je vous regarde, je vous entends! Lilias, votre main? La! vous voyez bien que c’est réel, que nous vivons, que nous nous retrouvons, bonté du Dieu !

LILIAS.

Et votre mère?

TREVOR

Elle vous aime, LiliA! elle vous attend!

LILIAS.

Mais ou étiez-vous donc? Qu'avez-vous dune fait, pendant ces trois éternelles années?

TREVOR

J’ai souffert! Je me cachais. A cause de ma mère. Un jour voua Mirez, et vous m’excuserez, Lilias... Mais vous? vous?

LILIAS.

Moi? (Sa *aiii tuant, «I *v« uw éUn rtra lot.) Ah! il faut ŒC **Uver, Georges! il faut me sauver!

I Je viens pour çn.

I LILIAS.

i Oh! mais si vous saviez!...

TREVOR

Je sais tout. Il faut vous sauver oe soir, tout de suite. Eh bien! me voilà, j’arrive.

LILIAS.

Mais ces droits que se prétend cet homme?

TRF.VOR.

Est-ce que vous n’étes fias mu sœur et mon enfant?

LILIAS.

Georges! sir JaiTray se dit bien fort!

TREVOR

Oh! nonr vons protéger, je suispluB fort que lui, soyez donc tranquille I

LILIAS.

En effet, Georges, je vous trouve., comme transfiguré. D*pnisque je ne VOUS ai vu, il faut que VOUS VOUS SOVtl acquis quelque grand pouvoir! Que me cachez- vous? Qu r étes-vous

TREVOR

Moi, Lilias ? je.suis l'avocat des pauvres. Et pourtant, vous no vous trompez pas : oui, il y a en moi deux forces mystérieuses,^» regardant.] l’une douce... et l’autre terrible... que n’ont lias tous les autres homme-;. Ah ! fiez- VOUS à moi, Lilias, et faissez-moi vous détendre! Vous défendra, vous 1 quelle joie et quelle récompense! Ah! il disait vrai ce pauvre Berthel, c’est beau, c'est grand, la parole humaine !... Serai-je votre avocat,

Mon frère ! Ah ! c’esl la Providence qui vous envoie à mon aide. Ah ! vous êtes lion ! vous êtes tel que Je vous revoyais, Georges, dans mes meilleurs souvenirs. (voy«m que trew *eU <*. garda plu*.; Georges ! mais à quoi donc pensez-vous 7

TREVOR , nte rifrtMtnaol.

J écouté le son de mon nom dans votre bouche ! Oh ! il na faut pas chercher ! il n’y a que vous cl ma mère qui disiez Georges comme ça !

LILIAS.

Ami ! vous aussi, vous pensiez à moi ! Parlez-moi de vous un peu,

TREVOR

Que je vous parle de moi, Lilias?...

LILIAS.

Sans doute.

TREVOR

Que je vous parle de moi? Eh bien !... Mais comment veus dire? Tant cl si peu !... Non! je ne sais pas, je ne peux pas! Ah! triste avocat sans voix ! Le c<eur ne parle |*s, il palpite!.. Mais, eu vérité, quelle idée aussi avez-vous de m'interroger sur moi, Lilias? Est-ce qu’il s’agit de moi ? il s’agit de vous, de vous seule! parlons de vous, j’ai beiuio de m’informer, de connaître...

LILIAS.

Dites.

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