‹ L'avocat des pauvres drame en cinq actesChapitre 5 sur 92 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

et que j’avais frappé comme au hasard, dans la nuit. Ensuite, peu à'pcu, de ma malheureuse action, il en est arrivé à ma personne : il montrait que j’étais ignorant, mais pas méchant, et qu’il y avait de... l’humain dans ma poitrine, et un cœur, et ceci, et cela. Et à mesure qu’il parlait, je relevais la tète, je m’entendais, je me voyais, ça se débrouillait en moi-mème, ça ressuscitait, ça répondait comme à l’appel, d’une trompette. Ces choses bonnes qu’il trouvait sur mon compte, elles étaient vraies tout de même! il ne mentait pas, non! C’était bien au-dessus de moi, et ça me ressemblait. Ce qui souffre et tâtonne et se plaint là-dedans prenait une voix par lui, et, pour la première fois de ma vie, j’écoulais la parole de mon sentiment, et si belle que j'en pleurais de joie. Après, le juge m’a donc dit : Vous clos libre. Mais celui qui m’avait déjà véritablement délié, c’était lui^ Madame, lui, maître Trevor, votre fils. Et croyez-vous toujours,,,:;,, à présent, que je voudrais le trahir? ’

MARGARET. ' ’ ’ ' ’

Non, à présent, je vous connais. v ' %

^ V VV vv

B E RT H EL, respirant avec force.

Ouf! — Mais je vous ai fait du mal, pas moins! — Archihrute! Oh! je vous en demande pardon, là, à genoux Et ce n’est pas à genoux que je devrais être, c’est à quatre pattes, animal que je suis !

Page 1