Metchnikofr, op. cit., p
prime très bien encore M. Espinas, dans ses Sociétés animales, lorsqu'il dit que la biologie et la sociologie s'accompagnent, pendant quelque temps, l'une sortant de l'autre comme une branche parallèle au rameau qui doit les dépasser. La biologie offre, à l'état de faibles linéaments, les phénomènes que l'animalité d'abord, puis l'humanité, nous montrent sous une forme plus accusée. Mais la connaissance humaine veut des limites entre ses diverses provinces, quelque incertaines qu'en soient souvent les frontières.
Des distinctions nécessaires doivent être faites. Elles s'imposent, pour la question qui nous occupe, dans les deux provinces voisines, mais distinctes, de la biologie et delà sociologie. Elles ont été d'ailleurs [reconnues, au moins en partie, par Darwin lui même, moins préoccupé que ses successeurs d'étendre son système au delà de ses limites naturelles.
Mais en nous restreignant même à la question préliminaire du progrès biologique, et sans vouloir empiéter sur un domaine dans lequel les juristes ne peuvent marcher que d'un pas mal assuré, nous devons signaler d'abord les restrictions que les travaux les plus ré-