‹ L'évolution du droit et la conscience socialeChapitre 5 sur 31 · Zitelmann, op. cit., p. 26 et · texte numérisé non relu

Zitelmann, op. cit., p. 26 et

venir. Il ne conteste pas que de telles spéculations ne soient utiles, et même nécessaires, mais elles ne relèvent pas, pour lui, de la science du juriste, si étendue qu'on la fasse. Il pense que l'opposition de l'Ecole historique au droit naturel aurait dû la conduire à l'idée qu'il n'y avaitpas de droit en dehors de celui qui est revêtu de la posivité, et lui faire écarter en conséquence totalement sa notion de la conscience juridique qui, n'étant qu'un élément du contenu du droit, n'a qu'une valeur purement philosophique, d'ailleurs très problématique. Il ne méconnaît pas qu'on peut et même qu'on doit améliorer le droit; et il n'a rien à objecter à ce que la science politique s'occupe de cet objet. Il refuse seulement de considérer les principes, les maximes, les idées, les mobiles, qui peuvent inspirer ces réformes, comme relevant de la science juridique. C'est ce qu'on peut appeler la politique du droit'.

Mais le débat ainsi posé n'est plus, au fond, qu'une querelle de mots. Bergbohm, et les auteurs qui excluent, avec lui, le droit idéal du domaine juridique, n'entendent pas dire que la détermination du contenu, de la matière du droit, n'a pas d'importance. Ils pensent seule-

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