Influences paternelles
Elles sont beaucoup moins fréquentes que les influences maternelles, mais elles sont incontestables. Tout le monde connaît des femmes qui, lors d’un premier mariage, ont eu plusieurs fausses couches, et qui, se remariant plus tard, ont plusieurs grossesses qu’elles mènent facilement à terme, et dont le produit est normal.
Comme maladie paternelle pouvant occasionner des fausses couches, il faut, en premier lieu, citer lasyphilis, et, vu sa fréquence, c’est à cette infection que l’on pense tout d’abord dès que, dans un ménage, il y a plusieurs fausses couches successives.
Cependant, dans un certain nombre de cas, les fausses couches se reproduisent invariablement à la même époque, sans que la mère présente la moindre trace de syphilis et alors que le père nie toute infection de cette nature. Il y a dans ces cas une différence avec ce qui survient sous l’influence de la syphilis; le plus souvent, en effet, l’époque de la fausse couche d’origine syphilitique recule à chaque grossesse, et, après un certain nombre d’avortements, d’abord embryonnaires, puis fœtaux, un ou plusieurs enfants peuvent naître à terme, hérédo-syphilitiques il est vrai, ayant peu de chance de survivre, mais vivant au moment de la naissance.
CAUSES DE L’AVORTEMENT NATUREL
Dans la plupart des cas d’avortement naturel, occasionnés par une influence paternelle, c’est la syphilis que l’on est en droit d’incriminer; cependant, il est d’autres états morbides dont l’action est incontestable, tels que le diabète , Y albuminurie, et tous ceux qui débilitent progressivement la santé.
D’autres intoxications chroniques sont peut-être dans le même cas, X alcoolisme , le saturnisme.