Traumatismes de V utérus
Des traumatismes, même considérables, n’ont pas interrompu le cours de la grossesse ; il en a été ainsi dans des chutes d’un lieu élevé accompagnées de fractures, dans des plaies pénétrantes de l’abdomen, coup de couteau (Belin) (5), coup de fourche, coup de corne (Corey) (6), etc.
Des chirurgiens ont pu amputer le col de l’utérus atteint de cancer, ils ont pu pratiquer l’ovariotomie, ils ont même enlevé des fibromes de la paroi utérine (Schreider) sans qu’il •se produise de troubles dans l’évolution de la grossesse (7).
(1) Tarnier et Budin, loc. cit ., t. II, p. 202.
(2) Maschka, Centr. für Gyn., 17.83, n° 14, p. 231.
(3) Kaltenbach, Archiv für Gyn ., 1883, Bd XXII, p. 172.
(4) Voy. pièce d° 9, p. 287.
(5) Belin, Archives de tocologie, 1878, p. 483.
(6) Corey, Centr. für Gynœk ., 1879, p. 380.
(7) Yerneuil, De L’influence réciproque de la grossesse et du traumatisme. Rapport au Congrès international médical de Genève, 1877. — Revue de médecine , 1877, p. 493 et 588.
CAUSES DE L’AVORTEMENT NATUREL
Par contre, des traumatismes beaucoup moins violents, des opérations bien moins graves, ont provoqué des avortements. Ce qui détermine l’avortement, ce n’est pas la gravité du choc, c’est l’irritabilité de l’utérus, spéciale pour chaque femme.