‹ L'Avortement Est Un CrimeChapitre 14 sur 16 · ENT · texte numérisé non relu

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TU) juger, es les AE d’une très stricte probité, de #3 nécessité de l’intervention.

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L'emploi de moyens anti-conceptionnels est égale- et. ment toléré par la religion musulmane dans quelques cas $ “très exceptionnels; si par exemple, à la suite de maladie 2

4 une grossesse est susceptible d’avoir des conséquences

rt \ fatales pour la mère. La limitation des naissances pour

des motifs vains d’ égoïsme et de volupté est sévèrement

prohibée. v | HE

Crime du point de vue social

Plus d’un demi millions d’innocents meurent en France chaque année avant même d’avoir vu le jour. Le nombre des avortements, ces dernières années par exemple, est au moins égal à celui des naissances. Il le dépasse certainement, car nous ne connaissons pas son chiffre exact; nombre de femmes en effet, échappent à tout contrôle médical, d’où la difficulté d’établir dans ce domaine des statistiques rigoureuses. Le péril que fait courir à la France ce crime social dépasse, et de beaucoup, celui des guerres les plus meurtrières; et Dieu sait pourtant combien les bombes actuelles, et autres engins modernes, s'entendent à détruire les vies humaines.

L’avortement est la câuse principale; il est pratiquement, en dernier ressort, la Seule cause de l'effondrement de notre natalité, et tôt ou tard, il conduira la Patrie à la ruine si l’on ne réussit à l’enrayer.

Prôner le droit à la femme de disposer de ses entrailles comme elle l’entend, c’est prêcher à toute une nation le suicide social.

« Et après, répond à cette objection pourtant fort pertinenñte le Docteur KLOTz-FoREST, avez-vous besoin de savoir qu'après vous des hommes souffriront encore, s’ennuieront, se tourmenteront comme vous ? »

Cela rappelle étrangement une formule fort élégante

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attribuée à un roi de France et qui depuis à fait for- « Après nous le déluge ». On connaît malheureu- : une révolution, inévitable sans doute;

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sement la suite mais peut-être eût-elle été possible sans effusion de sang

si les grands ne s'étaient totalement désintéressés de la chose publique. A vouloir à tout prix son propre bienêtre, on risque fort de laisser un lourd héritage d’ennuis aux générations futures.

Les natalistes ne veulent pas la souffrance des générations à venir, mais ils prétendent à juste titre que demain, pour éviter la guerre, résorber le chômage, améliorer le niveau de vie de tous les individus, épargner aux vieux ces mortels et coûteux asiles et donner à l'Etat une richesse dont bénéficieront tous les citoyens, il faut des éléments jeunes, il faut de nombreux enfants. Le devoir de l’Etat est donc de protéger les tout petits, même et surtout in utéro où l'enfant sans défense ne doit pas être à la merci de la sonde meurtrière de la « faiseuse

d’anges ».

Notre défaite de 1940 a été attribuée à notre faible natalité dont la principale cause est l’avortement. C’est vrai, mais il faut cesser de se lamenter sur le passé, et faire face à l’avenir en tenant compte, pour le mieux de nos intérêts, de toutes les leçons d'hier.

« Avoir des enfants pour les voir tuer à vingt ans. à la prochaine guerre... Non merci ! » Ce sophisme, qui de nous ne l’a pas entendu ? Ceux qui le soutiennent mentent sciemment; ils n’ont pas le courage de pratiquer sérieusement leur examen de conscience. La vérité est bien simple : le ménage « à la page » ne veut pas d’enfants, parce que cela dérange tant soit peu ce cher petit bien-être étriqué, vil idéal d’égoïstes qui n’aspirent qu’a jouir. Pour empêcher une mort problématique à vingt ans, une mort glorieuse et utile à la Nation, ces gens n’hé-

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sitent pas le cas échéant à assassiner froidement un enfant avant de naître et s’en félicitent.… Il n’y a pourtant pas de quoi. Ils répugnent cependant à passer pour.ce qu'ils sont : de dangereux égoïstes, voire de vulgaires criminels; d’où cet essai de justifications leurs actes par des arguments qui n’en sont point.

Une augmentation de 60 % de nos effectifs, de notre industrie, disent les experts militaires, et l'ennemi ne violait pas nos frontières en 1940. C’est probablement vrai, le tout supposant chez nous une population de 70 millions d'habitants, obligée pour vivre de mettre‘ en valeur les richesses de leur pays et celles beaucoup plus grandes d’un immense empire colonial. Tout s’enchaîne; une exploitation ne peut se faire sans le concours de l’industrie; bien plus elle nécessite le développement de lindustrie lourde qui, le besoin se faisant sentir, peut mettre au service de la défense nationale tout son potentiel. Un vieux proverbe français remarque : il est bon de montrer sa force pour n’avoir pas à en user et le psalmiste disait déjà : « La crainte du SEIGNEUR est le commencement de la sagesse; ».

Au lieu de cela hélas ! nous avions 40 millions d’habitants environ; une industrie qui périclitait par la perte des marchés mondiaux et même nationaux enlevés par d’autres mieux outillés, capables de produire plus vite et à meilleur marché grâce au taux élevé de leur population. :

Dans 20 ans, dans 100 peut-être la même situation peut se reproduire. Quel sera alors l’avenir de notre pays s’il en est réduit à compter uniquement sur des alliés et des fortifications ? Nous l’ignorons, mais une chose est certaine : si l’avortement cesse de tuér des milliers de Français chaque année, la France peut aborder l’avenir avec la plus grande confiance, et quel que soit son gou-

. 3. Pme

vernement, reprendre parmi les nations d'Europe l’une des premières places.

Outre la difficulté d'assurer la défense nationale, le dépeuplement produit fatalement un ralentissement de l’activité économique. Un Etat est riche lorsqu'il existe un équilibre harmonieux entre la production et la consommation. Cet équilibre est rompu $i les consommateurs sont moins nombreux que les producteurs: et le commerce est dans le marasme. Cette éventualité ne peut manquer de se produire dans une nation Sans enfants et sans jeunesse. Ces derniers absorbent beaucoup plus qu'ils ne produisent; or si leur nombre diminue plus vite que celui des adultes produisant en principe plus qu’ils ne consomment, la surproduction, et ses conséquences, dont la principale est le chômage ne peut manquer d’en être la suite.

« L'expérience, d'autre part, affirme le Docteur Ro, a démontré que la restriction des naissances, loin de diminuer la concurrence l’a rendue plus âpre en diminuant le nombre des consommateurs, relativement à celui des producteurs et en permettant la concurrence féminine qui tend doublement à faire baisser les salaires, la femme travaillant à un salaire inférieur ».

Les départements à faible natalité du Sud-Ouest en ont fait la triste expérience. Des terres en friche, des villes en décadence tel est le spectacle donné par ces régions ruinées. Ces départements ne sont pas plus pauvres que d’autres, que certains départements bretons par exemple, ils peuvent donc nourrir convenablement leurs habitants. La preuve en est d’ailleurs donnée par l'immigration d'éléments étrangers, italiens et polonais entre autres, dont le itrain de vie n’a rien à envier à celui de ces ouvriers entassés dans ces sordides et insalubres habitations à bon marché, quand ce ne sont pas ces vulgaires

« cages à lapin » honte de certaines de nos grandes ban-

lieues.

Ces minorités étrangères, établies sur notre sol national, créent d’ailleurs de graves problèmes. Beaucoup ne sont guère assimilables, restent fidèles à leur patrie d’origine et arrivent à réclamer pour elle des terres dénationalisées par eux. Le cas s’est produit pour la Tunisie, demain il peut se reproduire pour le Maroc ou une autre de nos belles possessions.

Impossible, faute d'hommes, d'exploiter notre territoire métropolitain ; comment dès lors empêcher l’emprise étrangère sur les richesses incalculables de notre nmagnifique empire. La perte de ses colonies a fait de l'Espagne une nation de second ordre, alors que la Hollande, malgré son peu d’étendue mais grâce à sa nombreuse population, a pu exploiter de riches contrées en Asie et rester une des plus riches nations d'Europe.

La dénatalité a par ailleurs de graves répercussions financières. Les ressources de l’Etat dépendent en effet de l’activité économique et du nombre des contribuables. L'industrie, l’agriculture, le commerce viennent-ils à péricliter faute d'hommes, les contributions ne cessent de diminuer, et l’argent ne rentre plus dans les caisses.

Un des arguments ies plus en faveur dans les milieux ouvriers est que la haute natalité est la cause principale du chomâge et de la dure concurrence des temps modernes. Cette opinion est basée sur la théorie du fonds des salaires de Stuart Mizr, résumée ainsi par LEROY-BEAU- LIEN : « Si l’ensemble des sommes destinées à un moment donné à la rénumération des ouvriers dans un pays déterminé n’augmente pas, tout accroissement du nombre des ouvriers doit réduire proportionnellement le gain de chacun ».

Cette théorie est fausse, « Ce fonds n’est jamais une

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quantité fixe et constante, il est susceptibe par un accroissement de l’activité industrielle de se renouveler plus rapidement, ce qui en fait équivaut à un accroissement » (LEROY-BEAULIEU) …

Tout cela revient à dire qu’un pays ne peut vivre uniquement sur des richesses acquises: il faut renouveler ces dernières, en créer de nouvelles grâce aux techniques modernes; pour ce, une jeunesse et des adultes nombreux, hardis, entreprenants et courageux, sont indispensables. Ces éléments viennent-ils à être la minorité, ce qui est fatalement le cas dans une nation de vieux; l'Etat s’appauvrit et les résultats sont catastrophiques.

Le chômage n’est pas non plus un fait de la surpopulation; s’il en était ainsi, les Etats-Unis, dont la densité de population est de 16 habitants au kilomètre carré ne connaîtraient pas ce terrible fléau social. Or en 1939 les Etats-Unis comptent 10 millions de chômeurs, beaucoup plus proportionnellement qu’au Japon, par exemple, qui cependant compte 168 habitants au kilomètre carré.

Monsieur BOvERAT (in : la « Dénatalité mortelle) soutient au contraire « que la diminution rapide du nombre des naissances et une réduction exagérée de la fécondité des jeunes ménages sont toujours une puissante cause de chômage ». Il expose son point de vue de la façon suivante :

1°) Les jeunes femmes qui n’ont pas d'enfants ou qui n’en ont qu’un seul vont presque toutes travailler dans les usines ou les bureaux où elles font concurrence aux hommes; alors que si elles avaient trois enfants ou plus elles resteraient chez elle pour s’en occuper. L’envahissement de toutes les professions par les femmes mariées est une des plus grandes causes de chômage. Or nous avons en France neuf millions de femmes mariées,

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