RIT
que va-t-il arriver si la moitié seulement d’entre elles se mettent à travailler hors de leur foyer ?
2°) La diminution des naissances réduit pendant 15 ans le nombre des enfants, c’est-à-dire des consommateurs avant de réduire le nombre des producteurs; une dénatalité persistante augmente la proportion de producteurs dans la population totale.
3°) Tandis que les chefs de familles nombreuses ou moyennes continuent de dépenser en temps de crise la totalité ou presque de ce qu'ils gagnent parce qu’ils ne peuvent faire autrement; les sans-enfants, ou les parents d'enfants uniques dont les dépensent portent en partie sur du superflu restreignent leurs achats dès qu’une crise apparaît, dans l'espoir d’acheter moins cher dans la suite; ce sont eux qui font la grève des acheteurs, prolongeant et aggravanit les crises et par suite le chômage ».
L'application des lois sociales, assurances sociales, als locations familiales, le paiement des pensions et des retraites, retraites des vieux en particulier, repose sur le principe de la mutualité.
Du jour où la Nation entière ou presque est partie prenantte, l’écroulement est vite inévitable, les richesses acquises d’un pays n'étant pas inépuisables.
Monsieur BovERAT, dans une petite brochure de propagande destinée à mettre en évidence la pesante charge que constituent les vieillards pour la population active d’un pays à faible natalité représente 10 adultes supportant un plateau sur lequel sont des vieillards. La légende suivante illustre le dessin : « Pour 10 hommes de 20 à 60 ans, combient de vieillards de 60 ans ou plus ? En 1860 : 4, en 1943 : 6, en 1970 : 8 ». Evidemment, c’est une lourde charge pour 10 hommes l’entretien de 6 vieux, c’est une charge impossible, car ces 10 hommes doivent
faire face par ailleurs à de dures nécessités, non moins impérieuses. (
Les conséquences morales de la dénatalité, personne de bonne foi ne songe à les nier; elles ne sont pas moins graves que les autres. Les ménages sans enfants, trop souvent ne pensent qu’à jouir de l’existence, et leur préoccupation essentielle est d'éviter les charges gênantes. Leur devise est celle de ces Romains efféminés qui menèrent l'Empire à la ruine : « panem et circences » et si les jeux du cirque ne sont plus de mise, le cinéma, le bal, le théâtre, les ont remplacés fort avantageusement. Ces distractions sont salutaires dans le cadre de la famille, mais leur abus ne peut avoir que des conséquences désastreuses.
? La femme sans enfants, a pour unique souci sa toilatte et ses sorties; elle utilise le salaire de son mari pour satisfaire ses vains caprices, et comme il lui faut toujours plus d’argent, elle en vient à travailler de son côté pour S'en procurer. Le travail des femmes est une des grandes causes d’immoralité et de prostitution. Tout s’enchaîne, la prostitution appelle les maladies vénériennes et cellesci, la vérole surtout, s'entendent à causer pour la race de forts sérieux ravages. Les ménages à fils unique ne valent guère mieux; les parents ici n’ont qu'un but amasser pour cet enfant qu'ils gàtent trop et dont l’éducation laisse bien souvent à désirer. Combien de fils uniques mal préparés à affronter les difficultés de la vie (ils n’ont pas eu de frères et de sœurs pour leur former le caractère) s’empressent, à leur majorité, de dilapider la fortune familiale et finissent dans la peau d’aigris et de ratés.
Quant aux célibataires pour combien le plaisir n’estil pas l’unique but de la vie ? Ils se soucient peu de l’avenir du pays et pour cause, tous leurs efforts tentent donc à se procurer « ces vains plaisirs » dont parle
LE T2 y RSR
MussEer : « Le jeu, l’amour, le vin et la musique » chers au bon La FONTAINE.
Les familles nombreuses sont au contraire dans Ia majorité des cas saines physiquement et moralement. Le père et la mère, par la force des choses, sont travailleurs et économes et leur exemple ne peut être que bienfaisant pour les enfants qui en grandissant se rendent compte de leurs sacrifices, de leur mérite, les admirent et se donnent pour idéal de les imiter.
L’avortement, en dernier lieu est parfois aussi un crime contre la femme, par les risques qu’il comporte. Les dangers des manipulations abortives sont considérables; quant aux médicaments réputés comme tels ils n’agissent sur le fœtus qu’à une dose toxique pour la mère elle-même et bien souvent la mort de la femme survient avant l’effet recherché. Des milliers de femmes jeunes meurent chaque année victimes d’une sonde ou d’une laminaire, quand ce n’est pas d’une tringle à rideau ou d’aiguilles à tricoter. D’autres s’empoisonnent : à l’ergot de seigle, à la rue, à la sabine ou aux sels de plombs ou de phosphore, par exemple.
L’avortement, heureusement ne tue pas toujours, mais Ses suites rapprochées ou lointaines sont souvent désastreuses en faisant d’adultes vigoureuses, des infirmes pour le reste de leur vie. L’ablation des ovaires entraîne la stérilité définitive et en outre des troubles endocriniens suppléés bien incomplètement par des injections hormonales. La salpingite, les métrites, la stérilité secondaire sont des complications tardives bien ennuyeuses et non inoffensives, des troubles nerveux, des désordres mentaux, des névroses ont pour origine, dans quelques cas, l’arrêt brusque d’une grossesse.
Les auteurs russes d’autre part ont observé une proportion anormale de grossesses extra-utérines à la suite
d’avortements thérapeutiques; c’est-à-dire leur nocivité même pratiqué dans les meilleures conditions FASEUS ef par des mains expertes.