‹ L'Azotémie au cours de la "Néphrose lipoïdique"Chapitre 10 sur 36 · ET E · texte numérisé non relu

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les formes de néphroses associées aux néphrites. L'existence entre ces deux extrêmes de toutes les formes de passage souligne le caractère conventionnel d’une distinction précise.

Telle est la position actuelle des auteurs français, dans le débat. Nous ne pouvons y prendre part. Un fait cependant a attiré notre attention : la fréquence relative, avec laquelle, dans les observations étiquetées néphroses lipoïdiques, on voit la maladie aflecter l’évolution d’une néphrite, la fréquence de l’azotémie.

Nous avons tenté une étude des modalités de l’azoténue au cours de la néphrose lipoïdique. Dans ce but nous avons collationné, dans la mesure du possible, les observations françaises publiées depuis 1927, en y ajoutant deux observations nouvelles qui nous ont paru intéressantes, étant donné la fin que nous nous sommes proposée, parce qu'elles portent sur plusieurs années et parce que dans l’une d'elles l’azotémie a présenté une évolution très spéciale.

Toutefois, nous avons limité notre étude. Souvent, en effet, l’azotémie est notée dès le premier examen du malade ; il s’agit là d’un syndrôme humoral néphrosique, associé à une néphrite chronique évidente qui domine l’évolution et le pronostic. Nous avons éliminé ces faits et à plus forte raison ceux où le syndrôme humoral spécial n’est apparu que secondairement et passagèrement au cours d’une néphrite azotémique. Pt

Nous avons retenu les cas, au contraire, où l’azo-

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témie apparaît au cours de l’évolution d’une « néphrose lipoïdique » où les chiffres de Purée sanguine étaient initialement normaux. Il est évident que dans ce cadre rentrent les néphroses vraiment pures, qui nous ont semblé rarissimes, et les faits bien plus fréquents de néphroses avec petits signes d’insuffisance rénale associés (telles que cylindrurie, hématurie microscopique). D'ailleurs, il est bien difficile, dans la majorité des cas, de classer les observations que nous avons étudiées dans l’un ou l’autre de ces deux groupes, car souvent les renseignements sont insuffisants pour qu’on puisse le faire avec certitude. Ce sont donc ces néphroses où les chiffres d’urée sanguine étaient initialement normaux, s’identifiant d’une manière plus ou moins nette à la maladie d'EPsTEIN que nous avons étudiées. Nous nous sommes attachés à préciser dans ces cas la fréquence de l’azotémie secondaire, ses conditions d'apparition, ses modalités évolutives, son pronostie et enfin les problèmes thérapeutiques qu’elle soulève.

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