CHAPITRE PREMIER
FRÉQUENCE DE L’'AZOTÉMIE SECONDAIRE ET NÉPHROSES SANS AZOTÉMIE
Nous avons tout d’abord cherché à apprécier la fréquence de l’azotémie secondaire dans l’évolution de la néphrose lipoïdique. Lorsqu'on s’en rapporte à la statistique brute, l’azotémie n’apparaît pas très fréquente. En effet, nous avons, dans l’ensemble des publications françaises, réuni 55 observations de néphroses ne comportant pas de taux anormal d’urée à leur début. Nous entendons par là, comme il est classique de l’admettre, que le taux de l’urée . sanguine ne dépassait pas 0 gr. 50 par litre. Dans 41 de ces cas, on ne trouve noté dans toute l’obser- vation aucun chiffre d’urée anormale. Dans les 14 autres, une azotémie secondaire plus ou moins importante est apparue. Il semblerait donc à première vue, que 25,4 % seulement des néphroses évoluent vers l’azotémie.
En fait, cette statistique est sujette à de nombreuses critiques, qui apparaissent nettement quand on passe en revue l’ensemble des observations sur
Trombert. 2