‹ L'Azotémie au cours de la "Néphrose lipoïdique"Chapitre 18 sur 36 · ARS SE · texte numérisé non relu

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trouvées confirmées trois ans et demi plus tard par l'apparition d’une azotémie sévère. De même, eh?ce qui concerne la présence de cylindres granuleux dans le culot urinaire, si certains auteurs estiment qu'ils font partie du syndrome néphrosique, d’autres, pensent qu’ils sont la preuve d’un syndrome néphritique associé, avec le pronostic qu’il comporte. Sur leur seule constatation malgré que urée, constante, élimination colorée et tension artérielle soient normales, DE LAVERGNE juge fort probable l’évolution secondaire vers l’azotémie dans le cas de néphrose rapportée dans l’observation 29. Or, dans nos 41 observations sans azotémie, ces petits signes de néphrite associée sont retrouvés souvent : sur 23 observations où sont consignés les examens de culot urinaire, quatre fois 1ls contiennent des hématies plus ou moins abondantes, associées ou non à des cylindres granu- Jeux que nous retrouvons dans onze de ces cas.

En résumé, après étude des 41 observations de néphrose sans azotémie, 1l apparaît nettement que notre statistique d'ensemble du début est faussée par la trop courte durée de la majorité des observations. De fait, lorsqu'on fait porter la statistique sur les cas longtemps observés, on se rend compte que l’azotémie présente une fréquence rapidement croissante, puisque après deux ans dans la moitié des cas et après trois ans dans les trois quarts des cas, on note des chiffres anormaux d’urée sanguine. Si on ajoute à cette constatation, le fait que, dans nombre d'observations de durée très limitée, on

Trombert. 3

CHAN: ;. ee

découvre, et parfois précocement, de petits symptômes de néphrite, d'insuffisance: rénale, obligeant à faire des réserves sur le pronostic, 1l nous semble bien que l’azotémie soit l’évolution habituelle, sinon constante, de la prétendue néphrose lipoï-

dique.

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