CHAPITRE VI
PROBLÈMES THÉRAPEUTIQUES POSÉS PAR L'AZOTÉMIE SECONDAIRE AU COURS DES NÉPHROSES LIPOIDIQUES
Le traitement de l’azotémie ne présente aucune particularité au cours de la néphrose hpoïdique et il s’y montre aussi décevant, que dans toutes les autres formes du mal de Bright.
Par contre, on peut se demander si la survenue d’azotémie doit faire modifier la thérapeutique habituelle de la néphrose, dont les éléments essentiels sont le régime hyperalbumineux et l’opothérapie thyroïdienne.
Les discussions ont porté surtout sur le rôle du récime hyperalbumineux dans l’azotémie.
CHABANIER, LEBERT et LoBo-OKELL ont rapporté 4 cas de néphroses hpoïdiques chez des sujets relativement âgés et où la thérapeutique d’EPsrein n’a retenti en rien sur le taux de l’urée sanguine, ni sur les chiffres de la constante d’AmBarp.
BoissertEe, Lacroix, CHABÉ, FAvrE et OnRLrac notent que sur trois cas de néphroses lipoïdiques étudiés par eux, le seul succès thérapeutique du
régime albumineux a été obtenu dans celui qui comportait dès le début une azotémie à 0 gr. 927 avec cylindrurie, alors que ce régime a été mal supporté par les deux autres malades.
il faut ajouter à ces faits que, dans l’ensemble des observations de cette thèse, nous n’avons pas trouvé de cas où le régime ait semblé jouer un rôle dans l'apparition de l’azotémie, ou sur son évolution.
Par contre, Mason déjà estime que le régime hyperazoté n’a pas de grosse valeur thérapeutique et risque de faire monter le taux de l’urée sanguine.
LagBé, Nepveux, Drevrus et YUNG rapportent une observation de néphrose-néphrite d’emblée, où le régime hyperazoté a fait monter progressivement le chiffre de l’urée sanguine à 2 gr. 55, avec apparition de torpeur, d’anorexie et on a pu craindre un moment une évolution grave.
Certes, une telle éventualité paraît rare. Cependant, la plupart des auteurs conseillent la prudence.
Wozrrom, après comparaison des résultats obtenus dans deux cas de néphrose avec insullisance rénale, par le traitement d’'Esprein d’une part, la restriction azotée d'autre part, observe qu'il ne faut pas surcharger de protéines le sérum de ces malades, mais qu'au contraire, ils semblent bénéficier du régime hypoazoté.
GaurTier et Mie SHoENAU pensent que dans les formes compliquées d’azoténue, le régime hyperal-
bumineux risque de faire monter le taux d’urée
sanguine. Ils conseillent de donner, après l'avoir
Ait —
établi par tâtonnement, le régime le plus riche possible en azote.
Nous avons vu également, à propos de l’observation 43, que E. BERNARD, sans la supprimer complètement, restreignait l’alimentation carnée chez son malade, en présence d’un taux d’urée sanguine qui atteignait 0 gr. 68.
C’est à la manière de voir de ces derniers auteurs que nous nous rallions, car les risques que comporte le traitement hyperazoté, dans ces formes azotémiques de la néphrose, ne nous semblent pas compensés par la valeur thérapeutique trop inconstante de ce régime.
sr NAIL PR