LES JEUNES
plaintes ! que cette coutume soulevait, montrant que ce qui avait pu être nécessaire au XVI° siècle ne l'était plus à la fin du XVIII siècle, insistant sur ce que c'était vraiment abuser des forces physiques des ministres, et qu'il y aurait tout avantage à réduire considérablement ce cahier des charges. La Compagnie vit dans cette surcharge une des causes de la pénurie des pasteurs, presque inquiétante de 1770 à 1785, et les Conseils finirent par accepter, non sans peine, la diminution proposée.
Ces services religieux, encore fort nombreux au commencement du XIX° siècle, ont fini par se concentrer sur le dimanche à 9 ou 10 heures du matin, et le soir à 6 heures ou 8 heures, avec des services pour la jeunesse dans tous les temples. Il ne faut pas oublier que le XIX’ siècle a vu naître et se développer toute une série d'innovations appropriées aux besoins de l’époque : les consécrations de ministres dans la cathédrale ou dans d’autres temples, les conférences dans les temples et ailleurs, des services du soir ou en plein air, des cultes avec plusieurs ora-
teurs, etc.
Dès le XVI° siècle, l'Eglise de Genève a célébré, et souvent plusieurs fois par an, des jeùnes; véritables J Jours d'humiliation et quelquefois d'actions de grâces. Le plus ancien jeûne dont nos registres aient conservé Ï J 5
1 J, Vernes, Zxamen de cette question : Convient-il de supprimer une partie des sermons qui se prononcent à Genève? Genève, 1775, in-80.