‹ L'E?glise de Gene?ve, 1555-1909;Chapitre 20 sur 170 · LES JEUNES · texte numérisé non relu

LES JEUNES

le souvenir remonte à l'an 1567 ; il eut lieu à l'occasion de troubles religieux qui s'étaient manifestés à Lyon. Quand à Genève on connut le terrible massacre de la St-Barthélémy (la nouvelle en arriva le 29 août dans nos murs), la Compagnie et le Conseil proclamèrent un jour de jeûne solennel le mercredi 3 septembre 1572. Depuis 1589, les menaces du duc de Savoie engagèrent le Conseil à fixer, d'accord avec la Compagnie, un jeûne pour le mercredi 4 mai. Cette même année, on en célébra un le 10 août et un troisième le 29 août. En 1602, après la terrible et glorieuse nuit de l'Escalade, un jeûne solennel fut célébré le mardi 21 décembre. En 1660, Rome canonise Francois de Sales. Les ennemis de la Réforme tentent un suprême effort pour en finir avec la foi évangélique. Mais la conspiration est dévoilée. Zurich et Berne se mettent sur le pied de guerre... et les projets de Rome sont renversés. Les cantons évangéliques proclament un jeüne, auquel notre Eglise s'associe, le 24 mai. Nous arrivons à 1685, à la Révocation de l'Edit de Nantes. La Suisse réformée croit à chaque instant être attaquée par Louis XIV. Un jeûne d'humiliation est célébré au mois de décembre de cette terrible année. Plus tard, l'Eglise de Genève se mit d'accord avec celles de Zurich et de Berne pour célébrer en commun leur jeûne le premier jeudi de septembre. Lors de la Restauration, à la suite de la constitution fédérale de 1815, le gouvernement fédéral chercha à instituer un jeûne commun à tous les chrétiens confédérés, catholiques ou protestants. Après quelques essais plus ou moins heureux, la

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