AU XVIII® SIÈCLE
triompher à force d'art et de méthode de graves défauts intellectuels et dont les conseils seront précieux aux étudiants !. »
A la mort de J.-A. Turrettini, en 1737, l’enseignement fut continué, selon ses principes et sa méthode, sous la direction d'Antoine Maurice 1}, par ses élèves Amédée Lullin, Louis Tronchin Il}, et enfin par Francois De Roches, qui succéda à Bessonnet en 1749. Orateur puissant, hébraïsant distingué, il fut plus spécialement chargé d'enseigner la morale. « Sa réputation était telle, que ses lecons étaient fréquentées non seulement par les étudiants mèmes, mais par des ministres et des pasteurs en place. »
L'année 1756 fut néfaste pour la Faculté : F. De Roches est frappé de paralysie, Antoine Maurice [F, Amédée Lullin, Louis Tronchin meurent presque en même temps, J.-Th. Le Clerc quelques mois après. La Compagnie, sous le coup de ces deuils répétés, s'adressa à Jacob Vernet, recteur en 1737 et professeur de belles-lettres dès 1739; à Antoine Maurice [II], à Jacques-André Trembley, et elle confia l’hébreu à Gédéon Le Cointe, qui aura pour successeur Jean-Louis De Roches, excellent hébraïsant comme son père.
L'année précédente, Voltaire s'était installé aux Délices et il commencait à exercer sur les différentes classes de la population genevoise cette influence vraiment satanesque, qui a eu sur les destinées du pays de si’navrantes conséquences.
1 [J. Perpriau]., Eloge historique de M. le pasteur et professeur De Roches.