PENDANT LA RÉVOLUTION
A l’époque de la Révolution, l’enseignement théologique était donc confié à David Claparède, à J.-L. De Roches, dont nous venons de parler, et à Antoine Maurice [II], qui, d'un avis unanime, a été le dernier représentant de l’ancienne orthodoxie. Ces professeurs en tous cas étaient de vrais savants, des théologiens positifs. Ce ne sont pas eux qui pourraient être atteints par les reproches que les historiens du Réveil n’ont cessé d'adresser à l’enseignement théologique à Genève sous le premier empire.
La Compagnie, pour ne pas laisser les cours en souffrance, nomma professeur honoraire Pierre Picot, qui, chargé de la chaire d'histoire ecclésiastique par le fait de sa nomination, dut donner aussi deux lecons par semaine sur la théologie dogmatique pendant l'intérim causé par la décharge de Jacob Vernet. La répartition des cours était donc la suivante : Antoine Maurice enseignait l'histoire ecclésiastique et les controverses avec les incrédules ; David Claparède, la critique sacrée, la morale, la prédication, faisant l'un et l’autre comme à l'ordinaire trois lecons alternatives de quinze en quinze Jours. Jean-Louis De Roches donnait trois lecons par semaine sur l'Hébreu et une sur un sujet de philosophie sacrée. Pierre Picot faisait deux lecons par semaine sur la Dogmatique".
! Le programme officiel comprenait donc quinze heures de lecons par semaine, ce qui aurait été peu si l'enseignement s'était borné là. Mais il est aisé de déduire des rapports présentés chaque année par la Faculté à IX Compagnie, que l’on s’efforçait de compléter les cours publics par des entretiens chez les professeurs qui étaient toujours disposés à surveiller et à diriger les travaux et les études spéciales de leurs étudiants. On a dit qu'il n'y avait pas de leçons d'exégèse du