AU XIX° SIECLE
sur son déclin et qui devait être très vite dépassée. Bien autrement que J.-E. Cellérier, J.-J.-C. Chenevière était un homme de transition.
Voici, du reste, en quels termes il décrit son point de vue dans sa lettre de démission :
Je me suis toujours éloigné des négations de la nouvelle école ; j'ai proclamé l’action immédiate de Dieu dans la Révélation, sa providence dans l'Univers, l'autorité des saintes Ecritures, la réconciliation des pécheurs avec Dieu par Jésus- Christ, la sainteté du Sauveur, la rétribution finale‘.
En 1826, David Munier, nommé professeur honoraire pour suppléer partiellement Cellérier, dont la santé délicate exigeait des ménagements, vint apporter à ses collègues le concours de ses qualités précieuses d'administrateur hors pair et de ses brillantes aptitudes. L'enseignement théologique poursuivit dès lors sa marche progressive et prospère. Aussi la Faculté eut-elle peu à souffrir des agitations religieuses de cette époque et des attaques dirigées contre ses membres. Elle n’essuya, dit Cellérier, que des orages passagers et ne vit diminuer ni le nombre de ses étudiants, ni son influence. La loi de 1835 lui accorda cinq chaires, et de nouvelles nominations ; celles de Chastel comme professeur d'histoire ecclé siastique, en 1839, et d'Edouard Diodati, en 1840, comme professeur d'homilétique et d'apologétique,
1 J.-J.-C. Chenevière dit encore : « J'ai le sentiment que notre Faculté de théologie s’est tenue à égale distance d’exagérations en sens divers qui ont eu cours depuis de longues années. Plus d'une fois j'ai souri en me voyant traité d'impie parce que j'ai combattu des Opinions que l’on défend déjà avec moins d’ardeur. » Journal de Genève, 8 avril 1865.