L'INSTRUCTION PUBLIQUE AU XIX° SIÈCLE
la fortifièrent encore. Pendant cette dernière époque, la Faculté voulut être surtout pratique. Cellérier assure que c'est à Duby et à son école qu'elle le doit. D'accord avec la Compagnie, elle s’efforça de former « des ministres zélés, des prédicateurs utiles, des pasteurs judicieux et capables, plus encore que des docteurs savants !.»
1 Lorsqu'en 1860 il fallut donner un successeur à Diodati, on confia la chaire d'apologétique au professeur Ernest Naville: malheureusement de fàcheuses circonstances, dans lesquelles la politique ne devait pas être étrangère, amenèrent un conflit entre M. Naville. soutenu par la Compagnie et par l'Académie. et le Département de l’Instruction publique. M. Ernest Naville qui n'avait accepté ses fonctions qu'à son corps défendant, donna sa démission. Ce fut une grande perte pour la Faculté. La Compagnie chercha à y parer par la nomination de Auguste Bouvier. Enfin à la démission de J.-J.-C. Chenevière un remaniement des chaires permit d'attribuer à Auguste Bouvier la dogmatique et l’apologétique et au nouveau professeur John Cougnard la morale et l'homilétique pour laquelle celui-ci était tout spécialement qualifié. La dernière nomination de la Compagnie fut celle du Docteur Louis Segond comme successeur de David Munier dans la chaire d’hébreu et d’exégèse de l’Ancien Testament.