‹ L'Eau de Mer en Ingestion dans les Dyspepsies: Son Influence sur la Sécrétion Gastrique et l'Excrétion UrinaireChapitre 19 sur 37 · APRÈS L'EAU DE MER | DIFFÉRENCES · texte numérisé non relu

APRÈS L'EAU DE MER | DIFFÉRENCES

CONTENU STOMACAL

100 ce. 120 ce.

très pâle incolore normale normale

rapide un peu lente

malières bien divisées|malières bien divisées

races 0

() 0 0 0 abondants abondants erythro : abondanls; } 4.

acroo : présence 4,10 | 1,00 URINE

acide acide limpide limpide normal normal

présence nelte

traces très faibles

POIDS

94 kil.

92 kil. 500

— 1 kil. 500

Percussion : Estomac un peu moins dilaté. Foie normal,

En somme, la malade n'a vu se calmer aucun de ses symplômes douloureux. Si elle a eu une très légère augmentation de son appétit, elle n'a pu en profiler, car elle s'est rendu parfaitement compté que les aliments la faliguaient davantage. Enfin la constipation n'a pas cessé, à proprement parler.

O8sERvaTION VIIT (personnelle).

Recueillie dans la clientèle de M. le Dr Lamarote.

Dyspepsie hypersthénique chez un arthritique nerveux. — Eau de mer pure. — Pas d'amélioration très sensible.

Louis B..., 41 ans, instituteur.

CommÉMoraTIrs. — 1° Antécédents hérédilaires : Père mort des complications d'une prostatile. Mère morte d'hydropisie ?

2 Antécédents collatéraux : Deux frères. L'un a succombé au Ton: kin de dysenterie, après avoir toujours eu l'intestin fragile; l'autre est tuberculeux, mais n’a jamais souffert de l'estomac. Une sœur très nerveuse qui a le foie et l'intestin malades.

3° Antécédents personnels : Rougeole étant tout jeune. À 12 ans, eczéma plantaire et dorsal qui dure cinq ou six mois; dépuis cetté époque, eczéma permanent de l'anus. Vers l'âge de 20 ans, syphilis. Enfin, en 1889, pleuro-pneumonie grippale infectieuse. 5 1

4° Histoire de la maladie : Le malade a toujours souffert de l'estomac, loujours il a présenté une constipation opiniâtre En 1897, sans cause appréciable, survient une entérile grave ; le professeur Chantemesse fait le diagnostic de dilatation gastrique. Mais bientôt se ‘déclare une diarrhée considérable, occasionnant une moyénne de vingt-sept selles par jour. En trois semaines, B... perd vingt-sept livres. De retour à Bordeaux, il est examiné par les docteurs Teulières et Sellier qui soupçonnent une entérite luberculeuse. Le médecinmajor Busquet conclut, au contraire, à une entérite muco-membraneuse grave. Peu à peu la constipation naturelle du malade se rétablit, coupée de temps en Lemps par des débâcles.

Sur ce, le malade fait, il y a deux ans, un séjour de six mois dans

le Nord. À la suite, rhumatisme musculaire siégeant surtout dans les muscles de la face postérieure de la jambe. Il faut noter toutefois que, depuis très longtemps, il avait des douleurs vagues un peu partout, notamment dans les épaules, Ce séjour lui fut d'ailleurs préjudiciable à tous les points de vue; il revint fatigué, préoccupé, ayant perdu quatorze livres et ne pesant que 66 kilogr. 500. Ce poids persista, sans tendance à se relever, jusqu'à la fin de l'été dernier. L'hiver s'annoncçait plus favorable et B... avait déjà regagné 3 kilogr. quand les troubles digestifs entrent en scène.

Erar ACTUEL (au 29 janvier 1907). — Etat général : Homme plutôt maigre et anémié, très nerveux. Quelques douleurs musculaires aux jambes. Le sommeil est assez réparaleur.

Appareil digestif : Appélit assez bon. Langue un peu saburrale. Bouche légèrement mauvaise. Pesanteur après les repas. Vers quatre heures de l'après-midi, sensation de ballonnement très douloureux avec irradiations æsophagiennes, immédiatement suivie d'un sentiment de profonde lassitude. Ces mêmes phénomènes se reproduisent quelquefois la nuit, mais moins nets. Le repas du soir est d’ailleurs léger et végétarien, La constipalion est très opiniâlre.

Inspection : Ventre rétracté. Pas de contractions en masse.

Palpation : La pression est peu douloureuse et détermine à peine une légère sensibilité épigastrique.

Percussion : L'estomac est peu dilaté. Le foie n'est ni hypertrophié ni douloureux.

Rien aux différents autres organes.

TRAITEMENT. — Après avoir mis le malade à un régime fixe, nous prescrivons quotidiennement, à l'exclusion de toute autre médication, la suivante :

23 février 1907 : 100 grammes d'eau de mer pure.

26 février : 200 grammes d'eau de mer pure.

La première semaine nous notons un peu de diarrhée, puis la cons- Lipalion reparait, mais moins forte : une selle journalière demi-molle.

Au bout de sept à huit jours, vers le 2 mars, il semble se faire une modification avantageuse des douleurs qui apparaissaient au cours de la digestion. Le gonflement et la pesanteur ne se reproduisent plus avec la même régularité et la langue est moins saburrale.

Louis B... — Durée du traitement : 14 jours.

ÉLÉMENTS DOSÉS

Acide butyrique.....

Peplones-#r ire.

Dexirines 2...

Sucre réducteur ,..

Volume (241) Densité à + 150.....

Réaclion

Lire on ER ere Phosphates (24h)...

Chlorures (24h) Albumine

AVANT L'EAU DE MER | APRÈS.L'EAU DE MER |[DIFFÉRENCES

CONTENU STOMACAL

dAOlcc. 165 cc.

jaune très pâle jaunâtre normale normale rapide normale malières bien divisées|malières bien divisées 2,410 2,190 1,680 1,380 0,138 0,511 1,320 1,232 3,438 3,123 2,30 1,71 | 1,66 1,58 | traces 0 (0) présence | 0 0 | abondantls abondants fi erylhro : abondanls; id.

| acroo : présence | 7,80 8,21 URINE 1.150 2.200 1.020 1 018 acide acide limpide limpide nul normal 28,00 24,20 2,10 2,20 18,00 217,00 0 0 0 0 traces traces POIDS 69 kil. 750 69 kil. 700

— 0 kil. 050

Be

Mais là s'arrètent les phénomènes d'euphorie. L'appélit ne parait pas sensiblement augmenté.

A ce moment survient une grippe légère, qui s'accompagne du retentissement habituel sur les voies digestives, el nous empêche ainsi de suivre les effets ultérieurs du traitement marin. La langue devient à nouveau saburrale, l'appétit faiblit et les douleurs reprennent leur place.

Néanmoins, le traitement est.continué pour les besoins de l'analyse. Nous l'inlerrompons le 8 mars au soir, après qualorze jours de la cure marine, qui n’a pas fait sentir ici ses effets ordinaires.

OgservarioN IX (personnelle).

Recueillie dans la clientèle de M. le Dr LAMARQUE.

D yspepsie hypersthénique post-grippale. — Eau de mer coupée. — Début d'amélioration.

Me F..., 36 ans, sans profession.

Commémorarirs. — 1° Antécédents hérédilaires : Père mort de cancer de l'estomac à 52 ans. Mère vit toujours.

20 Anlécédents collatéraux : Deux sœurs, dont l'une a une maladie d'estomac.

3° Antécédents personnels : Réglée à 13 ans et mariée à 16 ans. Deux enfants ; accouchements normaux.

Toujours bien réglée. Sauf quelques bronchites à frigore pendant l'hiver, elle n’a jamais élé malade, mais toujours d'un tempérament très nerveux.

De tout temps, l'estomac a été fragile. Digestions difficiles. Constipation constante. Migraines fréquentes.

4° Histoire de la maladie : y a un mois, bronchite grippale avec fièvre ; en même Lemps inappétence et impossibilité de digérer. Une fois la Loux disparue, les phénomènes digestifs persistèrent. C'étaient des crises douloureuses de l'estomac se répélant quatre ou cinq fois par jour et arrivant principalement deux heures après avoir pris des aliments. Elles étaient calmées par la cocaïne, le bicarbonate de soude et la morphine.

ee TON mn

Peu à peu ces crises ne reviennent plus que deux fois par jour, puis s'atténuent et disparaissent à peu près complètement ; mais la digestion reste toujours difficile. Le lait seul est toléré. La constipation demeure opiniâtre.

EraT ACTUEL (au 10 décembre 1906). — Ætat général: Pas mauvais. Amaigrissement assez sensible. Nervosisme exagéré; pas de sommeil; plus de fièvre, Rien aux différents organes.

Apparel digestif: Langue saburrale; bouche mauvaise, sèche. Dents en assez bon élat. Pesanteur, après le repas, pendant de longues heures. Pas de renvois; pas de régurgilalions ni de vomissements. Jamais de coliques, ni de vents, mais grande constipation.

Inspection : Ventre normal.

Palpation : Sensibilité au creux épigastrique. Légère défense musculaire.

Percussion : Estomac modérément dilaté. Rien au foie.

TRAITEMENT. — On cesse tous les médicaments antérieurs, puis :

13 décembre 1906 : On commence chaque jour 100 grammes d'eau de mer, avec autant d'eau d'Evian:

16 décembre : Puis 200 grammes et toujours coupée.

21 décembre : Amélioration immédiate permettant de commencer à manger aussitôt. Plus de crises; plus de migraines, sauf Le 19 où elle avait mangé de la viande. La constipation persiste. La malade reconnait qu'elle se trouve beaucoup mieux, mais elle prend l'eau avec un tel dégoût qu'elle demande à cesser. Cependant elle consent à continuer huit jours de plus, à la condition de la prendre pure et quelque chose après.

27 décembre : L’appélit est très augmenté. La malade peut manger de la viande, mais cette digestion reste difficile et douloureuse, surtout le soir. Ses selles sont enfin devenues régulières, un peu molles.

Elle présente, par exemple, des saignements de nez tous les jeurs, comme lorsqu'elle va sur le bord de la mer. La sensibilité gastrique est diminuée et la langue est maintenant rosée, Cessation définitive de l'eau de mer.

$ II. Dyspepsies hyposthéniques.

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