‹ L'eau et le feu (volume 2)Chapitre 2 sur 8 · LEAII FT LE FUIT · texte numérisé non relu

LEAII FT LE FUIT

nable, jeune homin(\ on bien la première troupe (le soldats qui va passer nous ai'rêle tous deux et tu n'évites pas de letomber en captivité.

Le Juif prenait Bergauii pour un esclave anc, évadé dos bagnes algériens. Le Malis le laissa dans son erreur; et faisant de cessité vertu, accepta l'hospitalité chez vieil israélite. Il ne ferma |)as les yeux, but, niangei:, ht des conies à la famille do son bote, et grâce à son altitude toujours menaçante, échappa au péril d'être livré à la police du dey.

Le lendemain , il trouvait asile chez le consul d'EspagnCi

.Ln mois après, il avait adopté le cos-

\^ l'eau kt le feu

tume des Maures el le métier de batelier. Quelques diamants de Moussalem, secrètement vendus au Juif, lui permirent d'acheter une barque. Il évitait la terre et attendait une occasion pour s'enfuir de la Régence.

Plusieurs fois, il fut tenté de s'enrôler sur l'un des rares navires européens qui parurent dans la darse d'Alger, mais la surveillance incommode des agents du dey mit toujours son adresse en défaut.

Quand la corvette turque parut en rade, il fit une série de monologues que nous rd*sumerons en quelques lignes.

D'une part, en parlant à bord de ce na-

L'tAU LT LK FIÎU iZ

vire , il quittait la Régence, arrivait à Cons- (antiiiople et, chemin faisant, courait la chance de s'évader en pays chrétien ; mais^ d'un autre côté , les Turcs de la corvette ne valaient pas mieux que les Algériens. A Alger, il était parvenu à conserver sa liberté. On ne s'apercevait pas qu'il fût chrétien et protégé par le consul d'Espagne. Une occasion i^ieillcure pouvait et devait se présenter tôt ou tard.

La rencontre de Frasquila mit fin aux incertitudes de l'aventurier.

A peine la jeune Espagnole était-elle à bord du navire turc , que Bergami , sous le nom de Mahmoud , demandait à s'enrôler comme matelot. Il se disait né natif d'A-

14 l'eau et le fku

lexandrie en Egyple et se déclarait musulman de la tête aux pieds.

La corvetie manquait de bons marins; on l'eniôla,

Quant à la barque que le Maltai. avait achetée, il l'abandonna pour dix pia-.lres d'Espagne à son unique rameur , esclave français, qui , le marché conclu , se dirigea imniédialemenl vers la pleine mer.

La fortune, dit'On, favorise les audacieux. Sans discuter la valeur fort problénialique de ce proverbe , en contradiction ^vec celui ci, que Pri5<lence est mère de Sûreté, — sans entamer une digression ppqr prouver que vingt audacieux échouent

l'eau kt li: l'iiiT 15

pour un qui léussil, — nous déclarerons que l'esclave français eul le droit de proclamer le premier proverbe excellent.

Sorli d'Alger à bord d'un misérable bateau , sans vivres, par une méchante brise d'ouest et sous un pauvre chiiïon de toile, ii rencontra en mer, le même soir, une frégate de sa nation qui le recueillit ;ivec sa barque et le prit pour pilote, car elle goa* vernait sur la capitale de la Ri'gence.

Commandant , olïiciors , élèves, matelots, tout le monde à bord loua son audace; le succès justifie louf. — Mais si sa tiiste barque avait chaviré , s'il était mort de faim et de soif en pleine mer, s'il s'était fait reprendre par les Algériens, peut-on dire que

i6 l'kau i:t lu fku

la fortune l'eût favorisé? — Nous ne raconterons pas l'histoire de ce personnage secondaire ; disons seulement que les officiers de la frégate la Sérieuse, envoyée à Alger comme parlementaire, lui durent sur l'état du pays les plus précieux renseignements.

Ils apprirent , entre autres faits intéressants, qu'une corvette du Grand-Seigneur était au mouillage devant Al^er, et que, pour se ménager les bonnes grâces de son suzerain, le dey Ali-Khodja lui expédiait une riche cargaison de marchandises africaines avec des esclaves des deux sexes.

— Le Grand-Turc, a ce qu'il paraît, trouve les Circassiennes fades, les Grecques maussades et les Nubiennes ennuyeuses; il

l'iîAU et Llî FIÎU 17

se serait adressé à son aimable vassal le dey d'Alger pour se procurer quelques Espagnoles vives, légères , dansant le Fandango et la Cachucha^ chantant la Caramba et le Chaïro...

— Ah! si j'étais Grand-Turc, pensa Destaillis qui écoutait en souriant l'esclave évadé , je serais capable de ruiner le trésor de Constantinople pour me faire amener mon adorable , mais ingrate Andalouse , à qui je ne cesse d'écrire et qui ne me répond jamais. Comme elle dansait ! comme elle chantait le Ciiando en s'accompagnant sur la guitare!...

Et il alla sur le gaillard d'avant allumer

son cigare en fredonnant : Il 2

18 LKAU I.T LK FEU

Cuaodo! Caando !... Quel bon vent me Tendra La muchacha que mon cœur préféra?

Les lecteurs peu versés dans la langue castillane doivent être prévenus que muchacha signifie littéralement /}efift? fiUe; or, ce terme familier leur prouvera que mon futur capitaine commençait à prejidre fort gaîment son parti de l'oubli de Frasquita iVlolinarès. La relâche à Gibraltar n'était plus à ses yeux qu'un épisode agréable et sans conséquences. Il avait été désolé pendant quinze jours, il s'était battu, comme l'on sait, et avait payé par un long séjour aux arrêts son bonheur d'une semaine. — Frasquita n'était déjà plus pour lui qu'un souvenir.

A l'inconstance espagnole, il opposait la légèreté française.

LliAU ET Lli FKU 19

Cependant la frégate la Sérieuse y chargée de voiles, approchait rapidement d'Alger; au point du jour elle entrait dans la rade.

Alors la corvette turque, dont la mission était remplie, se disposait à l'appareillage, et le cordon de soie dontNabou-Nègre s'était servi pour accoupler les captives était enfin détaché.

Encore l'appareillage !

Elles avaient passé une première nuit dans l'enlre-pont de la corvette, transformé en prison pour les captives expédiées à Conslanlinople; et tandis qu'autour d'elles bien des pauvres femmes poussaient des

22 l'eau l£T LE FKU

gémissements, elles se félicilaient de la trêve que leur accordait la fortune.

Devenues propriété de Sa Hautesse le sultan, elles se sentaient à l'abri de toute entreprise téméraire tant qu'elles seraient à bord de la corvelte , où dix eunuques et cent soldats les gardaient jour et nuit, — ce que voyant, le matelot Bergami , que nous continuerons à désigner sous son nom maltais, poussa une kyrielle de jurons po-. lygloles dignes d'avoir été proférés par feu son compatriote le renégat Vertucci dit Moussalem.

Y- Voilées, emprisonnées, tenues au secret, gardées à vue,, inabordables! Elles ne sauront morne pas que je suis à bord, prêt

l'i<:\i) ict lk feu 2î^

à los servir. Aurais je donc fait une sottise en m'engageant sur cette corvette ?...

L'impatient avenliirier inurnmrait de la% sorte, tandis, (jirageiioiîilli.'es dans un coia d( renlre-jtonl, madame Moîinarès et sa fille remerciaient Dieu qui les avait jusqu'alors si manifestement protégées.

N'était-ce point miracle d'avoir pu successivement échapper à Edouard Broughley, Bergami et Moussai em, aux Ce'douins, aux spahis ef, enfin, au redoutable dey d'Alger?

— Plions Dieu, ma fille, qu'Ali-Kliodia ne change pas d'avis avant notre départ ; je ne serai tianquille (pj'en mer. Je tremble que la favorite n'ait pris sur elle de

24 l'eau et lk fuu

nous faire mettre au nombre des captives envoyées à Constanlinople. Oh ! je voudrais déjà sentir le roulis et le tangage nous balancer au large !

Il est certain que la favorite avait eu besoin de déployer toute son adresse pour décider son maître à se priver d'une bayadère aussi intéressante que Frasquita.

Des mauresques et des juives, ravies la nuit précédente à leurs familles, par les ordres du dey d'Alger, pleuraient et se lamentaieni. Quelques espagnoles, italiennes ou maltaises gardaient le silence. Seules, entre toutes les prisonnières, madame Molinarès et Frasquita regardaient comme un événement heureux d'être hors du harem

L'kAU liT Ll' l'EU 25

du dey, bien qu'on les dirigeât sur le sérail... m.iis, dans la Casbah, elles étaient sans espérance et sans sommeil. Leur voyage ressemblait à une trêve. Si terrible que fût le sultan, il ne pouvait rêlre plus que son vassal, et elles savaient par expérience quels sont les hasards de la mer.

Elles faisaient donc les vœux les plus ardents j)Our le départ.

Et cependant la frégate, qui portait l'enseigne Dcslaillis, s'avançait à pleines voiles.

A bord de la corvette tuniue, dès que le pont eut été lavé, suivant l'usage commun à toutes les nations, le ca|)itaine donna l'ordre de faire monter les captives sur le

i6 l'eau et lk feu

gaillard d'arrière» Ne fallait il pas nettoyer la partie de l'entre-pont où. elles avaient passé ianuil *** Le capitaine était responsable, vis-à-vis dusuitan, delà bonne conservation des marchandisrs que son vassal, le dey d'Alger, lui offrait en tribut. Parmi ces marchandises, les captives, destinées au sérail, occupaient assurément un rang considérable; si, faute d'air et de soins, elles devaient perdre la santé ; si la peste se déclarait dans la cargaison, le commandant turc aurait été fort compromis.

En conséquence, dès le matin, la garde prit les armes, et les odalisques, voilées, furent processionnellement conduites sur le pont par les eunuques et les soldats.

— A la bonne heure, pensa Bergami.

LliAU i.T LK Fhd Z <

Pour ne point oml)ariasser la manœuvre, on plaça les passagères sur la voûte d'une cabine assez vaste, située vers rextréniito (lu gaillard d'arrière, sorte de dunette que les malins appclleni techniquement rouf.

De cette cminence, les femmes apercevaient, d'un coté, les murailles d'Alger, la ville qui s'élève en anij)liiilu'àtre sur la munl.igne, les camiiai^nes jusqu'au cap Matifou, le port et enfin le mole — de l'autre côte, la j)leinc mer.

— Voyez, murmura soudain Frasquila, voyez ce giand navire qui s'avance!... une frégate française!... Si c'était la Sérieuse I

— La Sérieuse, elle-même, ne pourrait nous tiélivrer, murmura douloureusement

madame Molinarès. M. Destaillis n'y est pas le maître, et, serail-il commandant, il n'oserait enfreindre les ordres de son gouvernement en essayant de nous porter secours.

Frasquiia , convaincue , baissa la tête ; mais bientôt elle se remit à observer les mouvements de la frégate, qui ne tarda pas à doubler le môle.

Destaillis, à son poste, sur le gaillard d'avant, s'y occupait de la manœuvre, non sans braquer sa longue-vue, tantôt sur la ville, tantôt sur la corvette turque.

— Mesdames et mesdemoiselles les odalisques, dit-il gaîment à l'un de ses camarades prennent le frais sur le rouf, à ce

l'iîau et LI-: Fi'ii 29

qu'il paraît; nialliciiieuscment elles sont voilées (les pieds à la tête,

— Leurs costumes sont fort beaux, ma foi! (lit l'autre. Le dey fuit bien les choses.

— Voulez-vous qu'il envoie à son grand seigneur des guenons en haillons? Il est de règle, entre turc et maure, de parer proprement sa marchandise.

— Elles sont magnifiquement coslumc^es !

— Mais trop! beaucoup trop! ajouta Destaillis, et nous y perdons un joli coup d'œil...

D'accord.

50 L'iiAU ET LE FEU

— Sur cette trentaine de prisonnières, il doit y avoir d'adorables Andalouses... Andalouses! ah! je ne puis prononcer ce nom sans songer...

Ici Destaillis eut la parole coupée.

La fi égale française passait à pou je de la corvette turque qu'elle rangeait à portée de voix. L'une des odalisques, arrachant tous ses voiles, poussa des cris perçants :

— Deslaillis !... Destaillis!. .. ausecours !... s'écria-t-elle, en tendant I^ s bras.

— Frasquila! ciel !... ô mon Dieu! répondit l'enseigne avec des signes de désespoir.

11 ne l'avait qu'entrevue.

i/ëvu I'.t li: fku 51

D«^jà les eunuques se précipilaient sur l'audacieuse captive , (|ui se déballit un înslaul et disparut.

— M. Deslaillis! s'écriait do son côté, avec colère, le coinniandaul tie la Sérieuse, faites-donc hàieu-bas le grand foc!...

Mais qu'ini[)(ii'lail à Deslailiis le grand foc el la manœuvre. A l'aspect de l'infortunée Fr'asquita, il venait de pcidre toute sa légèreté française, il venait de retrouver tout son amour. 11 délirait, il gesticulait comme un insensé.

Heureusement le camarade qui causait avec lui fit exécuter les ordres du commandant dont la colère s'évanouit ; — le bruit

52 l'eau et le FliU

des manœuvres couvrit les cris de l'enseigne;—la Sérieuse poursuivant son évolution, jeta l'ancre, cargua et serra ses voiles.

Au même instant la corvette turque déploya les siennes.

Les captives avaient été ramenées par leurs gardiens dans le casernement de l'entre-pont, où Frasquita pleurait sur le sein de sa mère en répétant le nom de Destaillis.

La corvette prit la mer sous les yeux de l'enseigne.

L'appareillage!... encore l'appareillage!... Maudits les vents etlamer qui lui enlevaient

l'I'AU et Ln Fiiu 55

jusqu'à IVspoir de revoir jamais sa bionaimée.

Il se reprochait de l'avoir taxée d'inconstance! il se demandait par quelle étrange série de malheurs la jeune fdle se trouvait au pouvoir des Turcs. 11 faisait des vœux pour que la corvette fut obligée de rentrer au port.

Ah! si elle n'avait point appareillé !

— Je tenterais un coup de main! je m'introduirais à bord ! j'enlèverais Frasquila de vive force ou je périrais à l'œuvre !

Vains propos! une fraîche brise emportait la corvette au large. L'appareillage!. . ,

toujours l'appareillage !

Il >

54 L*I£ÀU liT LK Fi-;U

Dans les haubans de la corvette turque, il y avait au nombre des matelots occupe's de la manœuvre des voiles, un jeune et alerte gabier à qui n'échappa aucun des épisodes de la rencontre qu'on vient de décrire.

— Par ma barbe! dit-il, celui-ci ne me plaît guère mieux que les autres!... Ah! voilà donc ce M. Dostaillisqui, pour l'amour d'elle, a campé un coup d'épée au fils de lord Bioughley... et la sénorita l'aime !. . .

Qu'a-t-il dojçic fait pour elle, lui!... au diable les Français, comme les Anglais, les Turcs et les Bédouins!... Si jamais je parviens à tirer d'iri la belle Frasquila, ce ne sera pas pour lui, je l'espère bien !...

l'iîau et le feu 55

Dergami n'avait pu, depuis qu'il était à bord, se faire remarquer par la jeune andalouse; mais, puisque lo commandant faisait tous les malins monter les captives sur le pont, Frasquita tôt ou tard le reconnaîtrait à bord comme elle l'avait reconnu sur le quai d'Alger.

Adroit, rusé, brave, téméraire au besoin, amoureux à sa manière, toujours bandit et aventureux, Bergami était peut-être un danger de plus pour Frasquita Molinarès. — Et pourlanl quelques jours après , en pleine mer, elle ressentit à sa vue un mouvement de joie.

— Bergami est à bord et veille sur nous, ■ dit-elle à sa mère. ^^^

36 l'eau liT LR FEU

— Bergami, si jamais nous tombions en son pouvoir, serait plus à craindre qu'Ali- Khodja, répondit madame Molinarès.

— Il me doit la vie, cependant! dit Frasquita, il nous a donné des preuves de sa reconnaissance; j'espère, moi, qu'il sera rinslrument de notre salut...

— Dieu t'entende! murmura madame Molinarès qui s'affligeait de voir la corvette^ favorisée par la brise, poursuivre ^ans obstacles sa route vers Constantinople.

Chaque jour de navigation heureuse, diminuait d'après elle le nombre des chances de délivrance qu'elle atf.endaiit d'une catastrophe de mer.

Charles Dvktaillis.

La frégate la Sérieuse avait reçu mission de se rendre à Alger pour y porter au consul de France des instructions très sévères concernant les pirateries des corsaires de la régence. C'était à l'époque de la grande insur-

'SS l'iîAU et lu FliU

rection grecque; le dey vassal du Grand Seigneur, profitait des circonstances pour favoriser les déprédations de forbans tels que Moussalem. Nous allions entamer des négociations qui ont abouti, peu d'années après, à la glorieuse conquête de l'Algérie.

La Sérieuse, il faut l'avouer, ne fit rien qui vaille à Alger, car les pirateries continuèrent de plus belle jusqu'à l'époque de la croisière de l'amiral Collet. Quant à Charles Desiaillis, tout {)lein de l'image de Frasquita, il alla voir les consuls de France et d'Kspagne, dans l'espoir de recueillir quelques renseignements utiles.

Bargami avait nommé les dames Molinarès, le consul d'Espagne fit chercher Ber-

l'k\u bt le frit 59

garni qui avait disparu; Dostaillis apprit simploment ^[iie, prises en mer par un corsaire nlgéri(^n, Frasqnita et sa mère (étaient lombcos an pouvoir dn doy Ali-Kliodjn. — • Hélas ! trois fois hélas! il avait vu do ses propres yciix la j<^une Andalonso parlant pour Conslantinople.

Tendant huit jours, il se préoccupa du dessein d'aller, par inor et par terre, à la recherche de Frasquila ; mais nous ne sommes plus au temps delà chevalerie errante.

-, Le neuvième jour, — alors la frégate la Sérieuse avait n^pris le large, — Deslaillis rélléchit aux difficnlli's de son piojet. — D'abord, il ne pouvait soni^er-à se rendre à Conslantinople sur un navire de guerre

40 l'eau KT LIi FEU

français, par la triomphante raison qu'à cette époque on n'expédiait presque jamais de navire de guerre à Constantinople ; et en eut-on, par exception, expédié un, comment y obtenir un posie déjà occupé ? Il fallait donc solliciter un congé pour passer à l'étranger, congé que le ministre de la marine refuserait selon toute apparence, — mais en le supposant accordé, il fallait prendre passage, à grand frais, sur un bâtiment de commerce allant dans le Bosphore, malgré l'insurrection grecque. Trouver le navire n'était point aisé, se procurer la somme nécessaire pour payer le passage n'était pas commode, atteindre le but du voyage était chanceux; tout cela pourtant n'était rien encore. Une fois à Constantinople, que faire? Frasquita

Page 1