‹ L'eau et le feu (volume 2)Chapitre 7 sur 8 · LI.AII II I.K l'IlU · texte numérisé non relu

LI.AII II I.K l'IlU

de son naturel, hocha la lêie en signe d'incrédulilé.

— Maîlre d'holol ! commanda l'oHicicr chef de gamelle du Di idême^ failes donc circuler le rancio et servir le dessert !

En un clin d'œil, les quinze domestiques de l'étal-major eurent chargé la table de fruits et de sucreries, le rancio remplissait les verres ; j'avais la parole^ ci, nirhornaiil à rappeler à mes amphytrions le temps mémorable des Cocos et des liobins des Bois :

— Messieurs, leur dis-je, le commandant de la frégMto ,loul je \oijs parhi's «'la i l'un

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des plus chaleureux partisans de l'organisation militaire des équipages. Ancien capitaine dans les hauts-bords, brave officier qui avait fait deux ou trois campagnes par terre, et n'en était pas plus mauvais marin, il nous voyait revenir avec de véritables transports de joie au système do l'Empire, rêvé pour la première fois, comme vous le savez tous, par le gran:l Duquesne. Il avait un bataillon sous ses ordres directs, mettait son bonheur à le faire mauœuver sac au dos, ets'occupaiï sans relâche de lui donner dos allures militaires. Quand il reçut l'ordre d'armer avec son bataillon la frégate la Dryade, il se souvint qu'en campagne les ' marins des hauts-bords avaient des cautinières, et trouva qu'il serait excellent d'en donner de même aux matelots des équi-

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pages de ligne. Kii consé(|ucncc, il fil aj)peler son olïicior en second, chargé du diilail général de la fi égale:

— Commandant, objecta ce dernier, sans vous parler des ordonnances qui interdisent l'embarquement de femmes, je ne vois point à quoi serviraient des cantinières, puisqu il n'y a pas de; cantines à boid, que la vente des spiritueux est un délit sévèrement [luni par notre Code pénal, et ([ue les dislributiuns régulières ne peuvent être faites que parles agents des vivres.

— Très bien! moucher; voilà précisément ce que je m'étais dit aussi; mais la défense des ordonnances n'esl ni foim^'ile, ni absolue. On embarque jouruelleuieut,

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comme passagères, les femmes et les filles des employés du gouvernement envoyés aux colonies, les sœurs hospitalières destinés à nos établissements d'outre-mer, les familles pauvres qu'on exporte ou qu'on rapatrie...

— Pour une traversée seulement.

— Le temps ne fait rien à l'affaire.

— Causes d'urgence.commandant, raisons de service.

— Ces mêmes raisons existent pour nous. 11 est intolérable que nos matelots soient forcés de laverleur linge et de raccommoder leurs effets eux-mêmes, une perte de temps énorme en résulte... donnons-leur des ménagères.

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— Jo comprends, dit lo lieutenant chargé du détail, nos canlinières seraient lis blanchisseuses et couturières deTéquipage.

— Précisément. Choisissons donc quatre femme de sous-ofticiers, et chacune d'( Iles sera n'-gnlièremenl attachée à chacune de nos quatre compagnies. Elles recevront une haute j)aye prélevée sur la solde des honunes qu'elles débarrasseront de soin? fastidieux, et nous, nous trouverons bien moyen de leur fournir un uniforme convenable.

— Sans doute, conmiandant, mais...

— Point de mais ! je me charge de faire agréermon innovation par le préfet maritime; vous, lieutenant, trouvez-moi quatre femmes légitimement mariées à des maîtr sou cou-

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