‹ L'eau et le feu (volume 3)Chapitre 12 sur 14 · LV.XV IT LK Fiai · texte numérisé non relu

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de son naturel, hocha la léte en signe d'incrédulilé.

— Maître d'hôtel ! commanda l'officier chef de gamelle du D'udême^ faites donc circulerlerancio et servir le dessert!

En un clin d'œil, les quinze domestiques de l'état-major eurent chargé la table de fruits et de sucreries, le rancio rem[)lissait les verres ; j'avais la parole, et, me bornant à rapjieler à mes amphytrions le temps mémorable des Cocos et des Robins des Bois :

— Messieurs, leur dis-je, le commandant de la frégate dont je vous {variais élaii l'ua

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des plus chaleureux partisans de Torganisation militaire des équipages. Ancien capitaine dans les hauts-bords, brave officier qui avait fait deux ou trois campagnes par terre, et n'en était pas plus mauvais marin, il nous voyait revenir avec de véritables transports de joie au système de l'Empire, rêvé pour la première fois, comme vous le savez tous, par le grand Duquesne. Il avait un bataillon sous ses ordres directs, meltait son bonheur à le faire manœuver sac au dos, et s'occupait sans relâche de lui donner des allures militaires. Quand il reçut l'ordre d'armer avec son bataillon la frégate la Dryade^ il se souvint qu'en campagne les marins des hauts-bords avaient des cantinières, et trouva qu'il serait excellent d'en donner de même aux matelots des équî-

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pages de ligne. En conséquence, il fil appeler sou officier en second, chargé du détail général de la frégate :

— Commandant, objecta ce dernier, sans vous {)arler des ordonnances qui interdisent rembarquement de femmes, je ne vois point à quoi serviraient des cantinières, puisqu'il n'y a pas de cantines a bord, que la vente des spiritueux est un délit sévèrement puni par notre Code pénal, et que les distributions régulières ne peuvent être faites que parles agents des vivres.

— Très bien! moucher; voilà précisément ce que je m'étais dit aussi; mais la défense des ordonnances n'est ni foimelle, ni absolue. On embarque jouniellemenl.

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