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mciïr changeante. Si tout à coup les yeux musulmans d'Ali-Khodja se dessillaient, s'il s'avisait, comme un franc ^/tiaour, de s'apercevoir que les proportions irréprochables de la Frasquita étaient des attraits de plus, une révolution de harem devenait imminente.
. » La grâce piquante de la captive, sa fraîcheur, réclat de ses yeux, sa beauté qui renaissait en quelque sorte depuis qu'elle ne redoutait plus tant les caprices du maître, pouvaient au premier moment séduire Ali- Khodja; et les danses espagnoles ont un attrait si puissant! . . . »
Les inquiétudes de la favorite furent telles qu'elle en maigrit. En se pesant, ce qui était
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un de ses soins journaliers, elle se trouva plus légère d'une once. A quoi tiennent le crédit et les faveurs des grands!... Encore quelques onces de moins, elle n'aurait plus d*auire ressource que de cacher sa honte dans les profondeurs du harem.
Femme de tète, elle se fit servir en abondance des mets savoureux et soporitifs. — Elle dormit comme une marmotte et rêva que la Frasquita était étranglée*. Rêve charmant, mais qui justifie trop les terreurs de madame Moiinarès, à l'aspect du cordon de soie.
Par bonheur ce ne fut pas autour du cou gracieux de notre héroïne que ce cordon fut passé.
C LIÎAU ET LB FlîU
— En considération de vos talents de chanteuse et de danseuse, dit Nabou-Nègre à Frasquita, Son Altesse consent à ne pas vous séparer de votre mère.
Et h ces mots, il lia par les mains madame Molinarès avec sa fille. — Ensuite il les vêtit chacune d'un sac percé de trous pour les yeux. Elles se trouvèrent bientôt au milieu d'une troupe de soldats turcs qui gardaient déjà une vingtaine d'autres captives également vêtues de sarreaux mauresques.
Une aigre trompette se fit entendre, la truupe se mit en marche, sortit de la Casbah et descendit par les ruelles sinueuses de la montagne, vers la darse où l'on voyait