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> L'EAU SOUTERRAINE es
mobile, avec une gravité PR CL
Mais le président de la République se levait, après la charge. Les régiments en ligne de masses présentaient le sabre. Une malice brillait dansles yeux glacés du vieux bach- “agha. Et du même regard qui. avait vu passer Napoléon IX, : M PBiersule
Maréchal et Jules Grévy, satisfait, nar-
quois, éternel, il salua très bas M. ie chef momentané de l'Etat.
Le mois d'août surgit, inattendu, et.
avec lui le départ de Si-Salem et les ma-
nœuvres annuelles. Cette fois, celles du 24° et du 31° coïncidèrent à peu près. En l'absence de Georges, Tardier lui-même
ayantsuivi son régiment, ce fut MmeAllier
ét le petit Louis qui vinrent retrou-
ver Aïcha. Elle leur fit les honneurs du ".
château et du parc, recommença le périple
autour de l'Exposition.
Presque deux ans avaient passé depuis
et son gendre demeuraient. inconsolables, mais sans cet amer sentiment de révolte qui au début empoisonnait leur douleur.
Le temps, petit à petit, avait fait son œuvre. Le vide cruel quisubsistaitau fond des âmesétait, dans la trame quotidienne:
de l’existence, à demi comblé. Louis allait prendre sept ans. Mme Allier s occupait
ne mort de Thérèse. Chacun aujourd’ hui.
’était presque résigné à l’irréparable perte: da en souffrait bien encore, Mme Allier
de ses leçons de lecture et d'écriture. :
Tardier était sur le point d’être nommé
commandant. Tous acceptaient leur sort.
Aïcha et Georges jouissaient du leur. Cr"
s'élargissait. Le ciel était redevenu bleu.
Combien, s’ils apprenaiént d’un coup ce que l'avenir leur réserve, estimeraient la vie digne d’être vécue ? Les manœuvres du 31° venaient de se terminer. Mmé Allier, qui avait prolongé son séjour d'une se-.
maine pour voir un peu Georges (bien lui
en prit |}, était retournée de la veille à.
Fontainebleau, où le 24° arrivait seulement. L'année militaire était finie.
Un tiers des officiers partait en permis.
horizon paisible, souriant par endroits, $