‹ L'Eau souterraineChapitre 41 sur 48 · HAUTE TERRASSE DE LA MAI- SON (P · texte numérisé non relu

HAUTE TERRASSE DE LA MAI- SON (P

Bab-Azoun et de la rue Michelet; Alger, où sur chaque place elle avait promené un espoir, une joie, avait été la plus. pénible des stations de son calvaire. Elle n’y avait pourtant séjourné qu’une heure, une heure mélancolique passée à attendre le train de Blidah, à la gare du quai. Elle voyait de là 12 déploiement de la baie, la pointe bleuâtre du cap Matifou et cette fuite h:rmonieuse des montagnes kabyles, roses de soleil et de neige, qu’elle regardait jadis, des terrasses de la pension Crawel. Mais elle ne contemplait aujourd’hui que Ja mer,

> L'EAU SOUTERRAINE Fe

T'horizon monotone du ciel et de la mer,

pourtant.

mie.

Un cahot la réveille. Elle vit, à les vitres baissées, l’ondulation ve te

Son COU.

Mais le sentiment de sa DE nelui était

gna ni ne la satisfit. Jamais dorénavant elle

ne devait <e soucier de: plaire. ASE

Une femme était morte en elle. *

était montée dans le breack du général.

Djelfa .. ‘e Milock.. Maïs ïl n’y avait cette fois null: escorte autour d'elle.

un bidet efflanqué, trottinant l'amble… Elle revit le tumultueux cortège, burnous flottants, au galop dans la splendeur

fauve du crépuscule. Un désert caillou:

teux se déroulait à perte de vue. L'air

était cec, l’azur couleur d'acier. L’orbe du L soleil descendait sans rayons, comme un bloc de fer rouge, Bientôt les dunes de .

sable, le lit dévasté de l'Oued-Mi; ae rurent.

Laghouat avec ses ie s'bnge ;

dans le soir: Une invincible humiliation

lui tortura le cœur. L’oasis de sa jeuvesse lui ut

apparut morne : elle y rentrait en vaincue.

Si-Salem était à l’arrivée de la voiture, Aïcha se jeta dans ses bras. Le vieillard en

au delà desquels s’enfonçait pour jamais | la terre de deuil à laquelle elle ne songerait jamais plus sans PRÉPAS ans douceur

À force de fatigue, elle s'était dE, à travers <

d’une grande plaine d’alfa. En face d'ell:, ronflant avec un souffle court, ou Éxant dans le vide un regard de rêve, les passa- .gers habituels de la diligence : deux gros Mozabites voyageant pour affaires, un.

marchi-chef de chasseurs d’Afriqué revegant de permission, et un jeune brigadier indigène des spahis. Elle surprit leur pensée. Tous deux visiblement s’intéressaient à ses vêtements de deuil, à-ses paupières rouges et, davantage, à la RENE dorée de ;

plus de rien, Cet hommage banal ne Pindi-

La maison blanche devant laquelle elle

Pas un :

cavalier sur la route, sinon ‘quelque pauvre Arabe nu-jambes, à califourchon sut

HR PRO RESTES Hat RENE

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