CHAPITRE IX
La MlTière d*Alller.
Le trait hydrographique le plus caractéristique du plateau central de la France est la rivière d'Allier.
Aujourd'hui encore elle est au moins égale à la Loire ; c'était la grande artère qui, à l'époque diluvienne, recueillait toutes les eaux de ce vaste plateau et les conduif^it dans cette largo vallée abandonnée par un ancien Léman, dont l'Allier peutêtre alimentait déjà le bassin avant d'établir son cours sur la Tase, et sur les terrains émergés. C'était alors une immense rÎTière, entraînant lès débris des montagnes pour les disperser dans les plaines qu'elle recouvrait de ses eaux.
n est peut-être possible de déterminer l'âge de cette rivièrd en examinant les matériaux qu'elle entraînait : nous ne voyohs nulle part des assises de galets entièrement primitifs ; ses plus ancienmes alluvions renferment des produits volcaniques, trachjtiques et basaltiques; nous devons donc supposer que l'Allier n'a pris sa direction dans la Limagne qu'après le retrait des eaux du Léman et après l'apparition des volcans ; il est certain qu'à part la saison des pluies de l'époque tertiaire, et malgré même cette saison, le calme devait régner dans ce vaste bassin où nous voyons, régulièrement disposées des assises d'argiles sableuses et des couches superposées de calcaire lacustre. Si par suite d'une température plus élevée, les rivières du centre de l'Europe étaient soumises, comme celles des régions tropicales, à des inondations périodiques.
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ïMent moderne, ce n'était plus le feu central qui pouvait agir i» travers Técorce consolidée du globe, c'était la chaleur polaire plus forte qu'aujourd'hui ; c'était précisément la cause de l'extension considérable des glaciers de la Suisse , et de l'accumulation sur les points élevés, jouant le rôle de condensateurs, de neiges abondantes pendant les courts jours de Ja saison opposée.
Sur les Alpes, les sommets plus élevés, conservaient en é'té une partie de leurs neiges et les névés alimentaient d'immenses glaciers. En Auvergne, les condensateurs moins élevés pox-daient leurs neiges et leurs névés au retour du soleil que suivait une zone de pluies vernales. Alors arrivaient dans ^'-A^Iiier, principal cours d'eau de l'Auvergne, les débris de toutes ces vallées, de toutes ces montagnes, amenés par les débordements périodiques de l'Alagnon et des Couses chargés d^ tjr3,nsport de ces matériaux si variés et si abondants.
I-*A.llier une fois sorti de ses gorges, ayant reçu ses prin-
^^F^^-i-ix aflDluents, déposait en se promenant dans la plaine, et
®^ï ^v-Q.xiant chaque année la direction de son cours , les grands
plat^^^ux de cailloux roulés, alluvions anciennes qu'il a depuis
^^"^^^^■"o^llées et a souvent mélangé les galets de cette époque avec
qu'il entraîne encore dans les inondations accidentelles.
source de cotte importante rivière est située dans le
x*tement de la Lozère, près de la Bastide, à Chabalier. Elle
u sud du hameau à une très -petite distance au-dessous
^ ^^s maisons; c'est une eau pure et abondante qui sort du
^^^'^in primitif à une altitude de 1423 mètres, un peu moins
^^^ la hauteur du Puy-de-Dôme. Le petit massif granitique
^ ^I^habalier et de Mercoire produit encore plusieurs sources
"^^ se réunissent pour former le Langouyrou qui prend la
^^^«^^ direction que l'Allier, tandis qu'un peu plus au sud,
^ ^^ labalier à Saint-Frézal, naît le Chassézat qui va rejoindre
'^^^^â.èche et appartient par conséquent au bassin du Rhône.
"*--^^ sa source jusqu'auprès de la Bastide, l'Allier se dirige
X^ouest à l'est, toujours sur terrain primitif, mais à la
^'tde, il prend définitivement sa direction sud-nord qu'il n<»
^ ^'^te plus sauf ses détours partiels.
Déjà, avant d'arriver à La Bastide, il a reçu deux p^tJ^ ruisseaux (rive gauche] ; il en admet un troisième à la (rive droite). U continue son .cours au milieu des gneiss, lant ses eaux pures sur un fond sableux, dans la petite va"! qu*il s'est creusée; il lui arrive avant Langogne à\ nombreux ruisseaux sur ses deux rives et à Langogne m&j se trouve le confluent du Langouyrou que nous avons un peu plus haut.
Nous pouvons dès lors considérer TAllier comme une joj rivière , augmentant très - rapidement par la jonction nombreux affluents, et conunengant à Langogne Son cour^ pittoresque. Elle reî^te toujours dans une vallée creusée dan^ le terrain primitif, mais jusqu'à Monistrol et au delà, elle longe , des escarpements basaltiques, et des coulées de lave du grand plateau de Pradelles et de Costaros. Les sources qui s'échappent de toutes ces nappes de lave, les petits ruisseaux qui descendent rapidement de toutes les vallées de ce terrain volcanique se versent directement dans T Allier par sa rive droite. La rive gauche reçoit aussi de petits affluents dont le plus important est la rivière de Clamouze qui se déverse en face de Saint- Haon et qui fait presque doubler l'Allier. La Clamouze réunit les eaux de Grandrieu et de Chapeauroux, petites rivières qui descendent des terrains granitiques de la Margeride.
Le cours, de l'-^lier est loin d'être direct de Langogne à Monistrol. En sprtant de Langogne il fait de nombreux détours dans le fond de la vallée primitive où il est encaissé, et, avant d'arriver à Monistrol , il a sans doute rencontré encore des obstacles plus difficiles à vaincre, car il se déroule en courbes gracieuses dans sa vallée sauvage. II reçoit à Monistrol, sur sa rive gauche la petite rivière d'Ance qui lui amène aussi les eaux pures de l'un des versants de la Margeride.
€ L'Ance prend sa source près de Saint-Paul-le-Froid daus la Lozère, coule du sud-ouest au nord-est , et entrant dans le département de la Haute-Loire, elle arrose, du sud au nord, les communes de Saint- Vénérant, Verreyroles et Croisance, où elle reçoit la rivière de Thoras, se joint à la Yi^lange audessous de Saint-Prejet et se décharge dans l'AUier à Mcois^kroL
Soa eous développa est de 18 kilomètres dans le dëpcrtemeot. >
iDEMmuM).
€ Lm Virlange ou Verdicande prend également sa sotur^
dkns la Lozère, à 3 kilomètres des limites da département de
k Saute-Loire, sur le plateau de la Margeride, arrose les
communes de Chanaleilles, de Vazeilles et se réunit à TAnce
après un cours de 14 kilomètre"^. Elle coule aussi du sud-
0(2 est au nord-est, elle nourrit la Mulette qui produit des
p^r-los. » (Dzribier).
H** A^llier, toujours sur terrain de gneiss, continue son cours aia nord-ouest, ayant au-dessus do sa rive droite des plateaux tiques et arrive à Chanteugc-le-Bourg où la rivière de lui apporte son tribut.
Dège prend sa source dans les montagnes de la Mar-
g^^ricle, commune de Saint-Privas-du-Fau (Lozore). Son cours
es't An sud-est au nord-est; elle traverse los communes de la
►î^eyre, Saint-Mary et de D^ges, reçoit son nom de ce chef-
ou lui donne le sien ; passe au-dessous de Pebrac , par-
■"t la commune de Digons et vient se jctter dans TAllier
— <iessous de Chanteuges, où on la traverse sur un très-beau
qui date de 1830. Son cours est de 22 kilomètres. »
(E>-œr»ïîini).
■^ L'Allier a reçu un peu plus haut et sur la mAme rive gauche
'^^ -ST^e ou Suéjols dont la source est dans les montagnes
^^ la- Margeride, sur les limites du dopartement de la Haute-
^^ dans la commune de Chanaleilles; elle coule d'abord
*Qd au nord, pa^se à Sen'ières et tournant de l'ouest à Test
arroser les prairies qui sont au bas de la ville de Saugues;
se dirige ensuite du sud-ouest au nord-est, et se jette dans
^^Wîe^^ au-dessus de Pratles, après un cours de 25 kilo-
^^^tre5ç. » (Dehibier).
^ A^Uier passe à Langeac où il attaque un petit bassin
^^*lt«r, pois il reprend bientôt son cours sur le terrain
^^^*^itif. H y forme des courbes qui indiquent des obstacles
^ ^U Toit en effet qu'il a dû lutter longtemps non-seulement
^^^^^ ha filons, les parties dure^ et saillantes du terrain
ptimiôf, mais eucore contre des nappes de tiasalte qu'il a fàila ooaper pour se trajet un pas^^age. Des lae-^ ont dû nécessairement exister pendant que les eaux étaient ainsi retenues par de puissants barrages; il a fallu l'ancienne puissance de cette ririèie , armée de> masses de njchers entrainées dans s«>n cours rapide , pour démanteler les lignes de dêfen.se que les Tokans araient accumulées dans cette région. De magniliques exemples de ces basaltes se trouvent à la Voûte-Chillac où TAllier s*est frayé un passage à travers les produit^ volcaniques , à St-Dpize où les masses basaldques dominent ia rivière qui loule en abondance les galets qu'elle en a détaché. On peut juger à St-Dpize de la hauteur qu'atteignaient autre&jis ses eaux par les sables et les cailloux loulés que le basalte a protép^ et par la profondeur du lit que les eaux ont creusé au-dessous de ces anciens témoins de leur puissance.
La rivière de Cronce %ya CroncHte amène à la Voûte- Chillac rive oauche , les ruisseaux de Textrémité nord-ouest de la chaîne de la Margeride. Cette petite rivière a sa source dans la partie de la Margeride qui appartient au Cantal ; elle coule de l'ouest à l'est, passe à ChasteU à -Vriet et atteint FAllier après un trajet de 14 kilomètre*.
L'Allier continue son ours sur le terrain primitif dans une vallée i>nt les versants <i3rit carai^ de vignobles: il arrive dans la gorge resserrée de Vieille-Brioade où Toa peut le franchir sur un pont d'une seule arche et d'une grande bardieç!^. Il re«;oit sur se^ deux rive- quelques Êiibles ruisseaux; il s'enfijace alor^ au milieu d'anoîeaae« alluvions qu'il a remaniée^ et à peu prè^ à di^^tance égale entre Brit>ude et Yieille-Brioude hii arrivent réuai< le Doulon et la Senouire rive droite qui traversent le ba-^^n de Paulbaguet et ont dû contribuer à l'alimencacion de fancien lac au fond duquel se sont dépoeçêes les argiles sableuses.
€ La Senawre prend sa sixirce près de la Chaise-Dieu, dans le bots du Breuil« circule autour du territoire de cetta Tilles à la distance movenne d'environ ^ kilomètre^ « en toarkl èm. Bord-est à Dxiest. et se dirigeant ensuite du nord
au sud, arrose les communes de Connangles, de Saint-Pal-
d€^-Murs, Collât et Saint-Etienne près Allègre; tourne à l'ouest,
ai^rose la commune de Mazerat, et prenant enfin une nouvelle
dix'ootion vers le nord, passe à Domeyrat, à Frugières, à
r...2L^^&udieu, et se décharge dans TAllier au-dessus du pont de
\sk. Bajasse, à 2 kilomètres plus bas que Vieille-Brioude. Son
développé est de 46 kilomètres, quoique de son em-
à sa source, il n'y ait guère, en droite ligne, que la
de cette distance. »
» Klle reçoit le Doulon et la Lidène , ainsi qu'un grand
a<->xnbre de ruisseaux qui se précipitent vers le même versant
ejci. sortant des bois de la Chaise-Dieu. »
« Le Doulon prend sa source dans le département de la Loire, du nord au sud, passe à Saint- Vert, à Saint«-Didier, is-le-Chastel , et se jette dans la Senouire après avoir reçu 1^ petite rivière de Prade; son cours, dans le département la Haute-Loire est de 18 kilomètres; celui de la Prade est 6. » (Deribier).
partir de cette dernière jonction de la Senouire, l'Allier
son lit, s'épanche sur des alluvions et des terrains
ires, forme plusieurs îles couvertes de cailloux roulés,
à la Moite, à Saint-Ferréol-de-Cohade, touche à droite
terrain primitif d'Auzon, à gauche le terrain houiller et finit
OTeuser son lit tout entier dans les couches de grès de ce
ier terrain.
Allier reçoit à droite et un peu au-dessous d'Auzon la
rivière qui porte ce nom, dont la source est dans la
lune de Chas^^ignoles et qui parcourt environ 14 kilo-
is de l'est à l'ouest dans le département de la Haute-
^-^^*"^ ; à gauche le ruisseau de Vergongheon dont les eaux
^^55o^ii(lent à la fois du terrain tertiaire et du terrain primitif
de 1^^, Haute-Loire.
ant d'entrer dans le département du Puy-de-Dôme, l'Allier ^^^^^^t encore la Ternivolle, la Vendange et le Javoulx.
^ JLa Ternivolle , coulant du nord-est au sud-ouest prend Source dans la commune de Champagnac-le-Vieux, travers?
celles de Labrousse et de Lamothe, et tombe dans l'Allier à Bonneibnt , commune de Fontanes rive droite ; elle paicouit 9 kilomètres. » (Dekibier.
€ La Vendange nait non loin de Troape>rat. commune de Saint-Just, {»ès Brioude, se dirige du sud au nord, inclinant à à Test, passe à Chabreuges, à Paulhac et va se jeter dans l'Allier, dans la commune de Saint-Ferréol-de-Cohade (rire gauche' ; son cours est d'envir^^n 14 kilomètre^. » DEUBisa^
€ Le Javoulx, prend sa source au 5ud*ouest des montagnes de Flx, coule vers le sud -ouest, et va se jeter dans l'Allier (rire droite- an-des^us de Saint- Arçons, après un cours de 13 kilomètres dans les communes d'Auteyrac. de Siaugue^- Saint-Romain et de Saint- Arçons. » [Dembiiib'.
Noos aTons vu que la source de l'Allier était à 1423 mètres d'altitude. Voici maintenant les diverses hauteurs de son indiquées par Deribier, dans U Haute Loire :
Monistrol-sur-Allier 573
LaTOÂte, eauï de l'Allier 460
Eaux de F Allier, limite du département de
la Haute-Loire , près Langogne 886
Lingeae, eaux de l'AlHer 488
Saint-Arcons, eaux de l'Allier 500
Eaux de l'Allier, à Vézézoux 390
Sources de TAllier dans la Loière 1423
Ce qui donne une pente de 4 millîmètre^ par mètre.
Le cours de l'Allier dan> la Haute-L>ire est de 105 kilomèttes, tandis qu'une ligne droite tirée de s^^n point d'entrée à son point de sortie e;>t seulement de 85 kilomètres, ce qui indique dans ce trajet un cours peu sinueux.
Le bassin de l'Allier, dans le département de U
est en surface de. 76,698
Dans le département de TArdèche 19,820
Dans le département de la Haute- Loire 204,505
Cé^futik{m» sa ^ouree jusqu'à V^sézoox. 301,023
r de Cheissac a fait d'intéressants calculs sur les tités relatives. d*eaux pluviales reçues dans la Hauteï par le bassin de 1* Allier et la quantité que reçoit la rivière 11^ — xnême. Il admet une chute d'eau annuelle de 54 centimètres, rès lui € il tombe par minute 2914 mètres cubes d'eau et il ^^"^11 écoule dans le même temps 434 mètres cubes, de sorte
la dépense d'eau de l'Allier, n'est que d'un septième
MQVL de celle qui tombe ; d'où il reste cette conséquence à
9 que les six-septièmes des eaux pluviales sont enlevés par
j)oration ou absorbés par les animaux , les plantes et les
^âraux même avec lesquels cette eau se combine. » (Descr.
L de la Haute-Loire, p. 43).
IDans les basses eaux , cette rivière présente au-dessous
ézézoux, une largeur moyenne de 40 mètres, sur une pro-
ur de deux tiers de mètre. Sa vitesse peut s'évaluer à un
de mètre par seconde , ce qui donne un. volume d'eau par
de de 8™ 88, et par minute de 533 ^, (Df«ribi£rde Cueissaç,
ripL statist. de la Haute-Loire, p. 43).
ins une foule de localités et notanmient dans la Haute-
, il est certain que le cours de l'Allier a dû souvent être
obs^x^é par des nappes de basalte, quoique trèsrprobablement
ces a^nciens basaltes soient antérieurs au creusement définitif
^'^ lit de cette rivière. Ces basaltes se sont répandus sur les
P^»*^îes les plus déclives du sol et si,. aujourd'hui, ces mêmes
^^■I>I>es de lave constituent deS' plateaux, c'est par suite
^ ^^X>sions successives. La rivière en creusant définitivement
^^^^ lit , soit avant, soit plutôt postérieurement aux éruptions
^•^^Itiques, a dû chercher aussi les points les plu& bas du
^'"^^^^'^ixi et a dû morceller la. plupart des coulées qui; lui faisaient
oosat^cle. Aussi voit-on sur ses deux rives des masses de
^^^^Ite qui se correspondent et indiquent clairement: qu'elles
^^^ient partie d'une nappe étendue et cogipée par les eaux. D
*^-llu un temps considérable pour que l'Allier puisse entamer
détruire des matériaux, aussi résistants; la rivière* arrêtée
nécessairement formé des lacs dont l'étendue - était propor-
^^ïxnelle à la hauteur de l'obstacle, et la durée à la masse- et
^^ densité des matériaux de ces digues.
'SSÊ^M ^ ^^SBamttÊst
'Vtsniir «ifi» j» ^iiu!f!» oe-
JIW L-.1I, -r Tl*r!I lilir
♦iai* ^rm'^^i»-
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i ^4P- ^^masusp. -f • -?r ^hl- .rp tan? r?^ yjizr:^ riz«* niK- .A
Praittfl. .*-* <1iaze5. Saini-.lrrron-ï, .Saint-Ep^-ze. eiî- ••
L.Vilier ^ntrp ians le 'iepartenient dn Puy-de-I>:«D*:, -ac îi«»«iiit ^la punuze laasi les tmeis^» de Bra^ssa^ et Se J qa ii % ta iefoiaver ie^ terrains houillen oa tant an lootj» likmoiis ancrennes ^[ui les recoaTraient: l'aîtitode de ^r=t ie 4Ô0 areOTîS a leur point d'entrée.
A peine a 1 kilomètre de Jumeaux Véteod ane petite :anoB d'un kiifimétre entre le hameau du Théron et la oc d'Anzat-^or-^Ulier. Cette plaine, lac autrefois, est enoore re cyiUTfsrte d'eau lors des grandes inondations.
Qaatrv» petits ruisseaux descendant du terrain primi atteignent la rive droite de T Allier à Jumeaux ; œ sont
de Rouveix, d'Aubelle, de la Place et de la Font. C <écend ses ramifications jusqu'à la base du suc d'Esteil: ie eoms de ces ruisseaux atteint à peine 4 kilomèires. Ds cannent touYent en été.
Un peo plus bas, à deux kilomètres en dessous de Jorneaux, aniTent le ruisseau de Cammorat et celui des Rognons, tous deox insignifiants et celui do Varras qui a plusieurs ramificatîoiis rers la base du suc d'Esteil et au village d'Aubiat.
La firière s'engage alors dans une gorge assez resserrée du tenain primitif au Saut-du-Loup, avant de recevoir l'AUgnon foî rient du Cantal. Elle a dû emporter des argiles sableuses doBi on retrouve les traces et même des couches et des amas à la iaible hauteur de 475 mètres des deux côtés de la vallée , ^>«l donc à 75 mètres au-dessus du cours de la rivière.
L* Allier recueille alors TAlagnoa (rive gauche) et s'étendait
autrefois en une plaine liquide assez vaste, alimentée encore
par la Couse du Breuil et de Saint-Germain (rive gauche). Sur
i^alluvion de cet ancien lac est bâti le château de Saint-Quentin,
À peine à Tabri des inondations accidentelles à 400 mètres
d'aJtitude, et plus loin sur l'autre bord de Tancien lac, le village
d'Orsonette situé au-dessus des alluvions sur les argiles
bleuses.
XJn nouveau resserrement se présente eatre le Breuil (393'
»onette (386). Ce sont encore des argiles que l'eau a pu
^^8>-oil€ment entrahier et après avoir vaincu ce faible obstacle sa
'^«^f>pe s*est élargie et a dû couvrir un grand espace où son séjour
indiqué par des alluvions modernes bordées d'un côté par
calcaires et de l'autre par des alluvions anciennes. I^ pic
bo.3^tique de Nonette sur la rive droite, la vue des escarpements
Ic^aniques du Broc sur la rive gauche, attirent l'attention du
jrsLgeur qui suit le cours de la rivière.
Me reçoit dans cet ancien lac, ou du moins dans la vaste
l>lfitine autrefois couverte d'eau, plusieurs ruisseaux; les moins
];>ortants sont ceux de Boulade de la Paix et de Boissat.
ruisseau de Boulade natt au milieu du grand plateau
Perrier sur les conglomérats ponceux; (375) il a creusé un
in assez profond au-dessus du domaine de Boulade et a mis
nu la couche d'alluvion volcanique dans laquelle MM. Bouillet
Devèze de Chabriol ont trouvé les débris de nombreux
TTi a m mifères fossiles à une époque où les découvertes de Cuvier
^n France et de Buckland en Angleterre, étaient à peu près les
seules qui aient donné l'éveil sur toutes ces espèces de l'ancien
monde. Après le conglomérat trachytique, ce ruisseau a creusé
*^'' lit dans les cailloux roulés sous- volcaniques, puis dans les
alluvions anciennes. Il occupe ensuite un sillon du granité et
*^^acjuant de nouveau les alluvions, il atteint la rive gauche de
Alli^j. en face de Pertus ; son cours est de 5 kilomètres.
Entre les Couses d'Ardes et d'Issoire, sur la rive gauche de
^*li«r, deux ruisseaux viennent verser directement leurs eaux.
/ ^^ , le plus méridional, est le Lembronet, l'autre est le ruisseau
''^ «•* Paix.
Le cours du Lembronet est assez long, on le voit iiaitre au — dessus du village de Mazerat sur les limites des cantons d'Issoire et de Saint- Germain -Lembron (840). Il conserva quelque temps le nom de ruisseau de Mazerat, coule sur les calcaires en dessous d*Antoing (560) et reçoit un peu au-dessous, du moulin Malbet, le petit cours d'eau qui naît à Mareugheol. Il serpente alors dans une vallée peu profonde, et formais autrefois un lac (440) au-dessus et au-dessous du moulin. Palassoux. Ce lac avait deux kilomètres de longueur ; 1^ Lembronet en sortait près de Gigaat d'où il est facile de oonnaitre son fond plat et les jolies prairies qui cachent anciennes alluvions. Après avoir contourné dans les argile sableuses le pic de basalte qui est au-dessus de Gignat et celui qui supporte le village de Chalus^ le Lembronnet pénètre danss le canton dlssoire et entre immédiatement dans le grand lac quaternaire qu'y formait TAllier à cette époque. Il passe sous le filon de basalte de la Commanderie et coule ensuite sur les alluvions modernes j.usqu!à sa jonction avec l'Allier.
Le ruisseau de la Paix appartient tout entier au cantoo d'Issoire. C'est un simple filet d'eau que l'on voit sortir des alluvions sous-volcaniques au-dessus de Malbatu. Il s'écoule sur les alluvions anciennes (395) , puis sur les alluvions modernes de l'Allier (379) où son parcours est de trois kilomètres, il atteint la rive gauche de la rivière très -près du pont de Parentignat.
Le vmsseau de BoisscU verse ses eaux dans l'Allier (rive gauche) un peu en dessous de Saint-Yvoine. Il descend par deux petites branches du plateau basaltique de Pardines« coule sur le calcaire et recueille en passant les filets d'eau qui descendent des conglomérats traohytiques du grand plateau de Perrier» U atteint le terrain primitif en dessous de la Ribeiie
et arrive directement dans l'Allier (362) après un cours d'environ 6 kilomètres.
C*est encore dans cet ancien bassin que vient se rendre (rive droite) le ruisseau de Bansat ou de Parcelle qui fait sa jonction à un kilomètre au-dessous des Pradeaux ; il occupe une certaine étendue et conduit des eaux qui sortent à 15 kilomètres de son
coûûueat; on Toil naître ses eaux à la Collauge ^732 près du Ternet, où œ filet naissant reçoit le nom de ruisseau de Pégut ; il jMMse sons œ Tillage» ooupe les filons d*uae mine de cuivre ^ iBcueille les ruisseaux de Haut et des Côtes. Il s'engage ensuite dans one vi^llée boisée qui domine Ban^^at , traverse ce riilage, quittant le granité pour les calcairus et les argiles sableuses ; il passe à Vinzelles (431) et avant d arriver à Saint- '^'Artin prend le ruisseau de Bénoussat dont les dernières '^unifications s'étendent encore à la base du sud d*ËsteiI. C'est ^^T^ le ruisseau de Parcelle, lequel a dû former un très-petit *<5 au-dessous de Saint-Martin ^414), et un autre plus allongé, ^'^XMx kilomètre^ au moins (397), avant les Pradeaux. A partir do ce village le ruisseau a creusé des alluvions anciennes et argiles pour se rendre dans TAllier.
rivière d'Allier recueille de plus dans cet ancien lac, le 'aisseau de l'Eau-Mère (378) (rive droite) qui passe près de ^ ^'-■^iines et de Parentignat, et enfin la Couse dlssoire (rive e).
ous avons parlé dans les Epoques géologiques des borgds s que montre l'Allier entre Issoire et Parentignat et qui i<]uent les niveaux successifs de la rivière.
lac s'étendait très-loin à l'ouest en remontant la Couse, il était borné à l'est par les calcaires et les argiles rouges 1^ tour de Boulade et du pont de Parentignat. C'est près de iHDnt que l'Allier reçoit la Couse et le ruisseau de T Eau-Mère ; le lac s'étendait bien plus loin vers le Nord , jusqu'au d'Orbeil (368) ; jusqu'au massif granitique et portique de Sain t-Yvoine (384), où l'eau devait lutter alors des roches très-dures. Un hameau nonuné Pertus ou iiut (ouverture) semblerait rappeler par son étymologie un ^^ qui s'est probablement passé avant que l'Auvergne soit ^^^bitée. Nous n'oserions pas toutefois nier l'existence de ^ uomme à cette époque, car nous limitons ces anciens lacs de * -A^llier à l'époque des alluvions anciennes. Si nous voulions ^^monter à l'époque tertiaire, nous aurions à élargir con- ^>-ddrablement les limites de ce lac. Nous devrions en couvrir ^^^^ le Lembron et assister alors au dé|)At de ces grandes
assises d'argiles sableuses que nous avcas décrites da&s les Epoques géologiques de l'Auvergne.
L* Allier, au Pertus, au point où il attaque le massif primitif de Saint-Yvoine> est à 377 mètres, il a déjà perdu 33 mètres* Son passage dans ces roches dures est étroit; la résistance de plusieurs filons de porphyre Ton fait dévier à plusieurs re* prises et rien de plus pittoresque et de plus accidenté que cette étroite vallée creusée avec lenteur par la rivière, pour elle seule, sans s*inquiéter si plus tard, une grand*route tracée sur sa rive, un chemin de fer appliqué sur son flanc droit viendront un jour lui faire concurrence. Un tout petit bassin (369} où existe le hameau de Vort a recueilli un instant les eaux qui s*y sont dépouillées de gravier et de galets, puis elles ont repris leur gigantesque assaut contre les murailles de porphyre de Saint- Yvoine. Quand on Voit la dureté de cette roche qui fait feu sous le marteau , quand on examine la puissance de ce filon couleur de rose et plus dur que Tacier sur le sommet duquel un village domine aujourd'hui le torrent, on n'ose plus supputer les âges de la création du globe. Nous ne pouvons penser toutefois que Teau ait choisi le point le plus difficile pour s'y creuser un passage. Il faut admettre qu'une secousse violente avait préparé les voies et qu'une cassure préalaUe, produite, sans doute, lors des injections porphyriques que Ton voit de toutes parts, a montré, à la rivière le point sur lequel elle devait réunir toute sa force et toute sa persévérance.
Quand on parcourt après une pluie du printemps ces gorges sauvages, on y voit, avec un véritable plaisir, les buissons de Chêne et d'Aubépine qui s'échappent des fissures des rochers, les Joubarbes qui étalent leurs élégantes rosettes sur les corniches du granité, les Genêts, les Myosotis et jusqu'aux Clématites sarmenteuses qui parfument l'air de leurs bouquets en attendant que l'automne mûrisse leurs panaches plumeux. La végétation lutte partout; elle suit le torrent vainqueur et lui tresse sa couronne triomphale.
Au milieu de Ces rochers sauvages et presqu'en face de Saint- Yvoine le ruisseau de Crinzoux joint la rive droite de l'Allier au moulin de Pramouret après un cours de 4 kilomètres. Il
natC au-dessus de U Fontilie(ô80}y dans le canton dlssoire, sur les calcaires, atteint le granité à Lalaye et descend dans une gorge granitique très-sauvage au moulin de Praniouret situé sur les limites des deux cantons dlssoire et de Vio-Ie-Comte.
Cinq ou six filets d'eau s'écoulent sur la même rive gauche. Ce sont les ruisseaux des Fourniols, de la Panière, de la Palle, naissant à Yronde et quelques ruisselets sans nom.
L* Allier arrive ainsi à Coudes (360) , petite ville où il reçoit enoore une Couse (rive gauche), celle qui passe à Champeix et qui sort du lac Chambon. Ce cours d'eau lui a amené des alluvûnis volcaniques abondantes, des basaltes, des trachj'tes variés, mêlés aux cailloux que la rivière charrie, ou déposées par lits, nr sa rive gauche.
An delà de Coudes, à l'époque tertiaire, le fleuve était libre et s'étalait en un vaste estuaire où, remplissant un immense bassin, ii constituait le lac Bleu de la Limagne. Mais de nos jours resserré encore entre des granités dont il a déblayé les •agiles sableuses et usé les parois, il coule sans faire de grands ^J^tonrs à la base des puys basaltiques d' Yronde, de Buron et ^ r^arent et sous les arkoses de Montpeyroux.
Auprès Coudes, le premier cours d'eau sur la rive droite est
* ruisseau de Pardines , affluent au hameau de Charbonnier
^ dessous deVio-le-Comte. Ses deux sources sont àGodebeaud
^ i Champclos sur le bord des bois de la Comté ; il s'écoule
''^ les cfldcaires, passe en dessous de Pardines et recueille près
"^ 'Qaaires, le ruisseau des Pelades, passant près de Pignols et
P'^^^enant atœsi des pépérites basaltiques des bois de la Comté.
^ Enval, arrive le ruisseau de Laps qui réunit l'écoulement
**® Sources avisez nombreuses s'échappant des pépérites du puy
^ St-^Romain. Le ruisseau de Pardines , ainsi grossi , descend
*^ les argiles sableuses en les d^adant, jusqu'au moulin du
^i^ de Ladre, où lui arrive le ruisseau de Cougoule ; ce dernier
P'^^^'^'ient de la base de Buron , sur le calcaire. Il passe à Vic-
^^^Cotnte (500) sur les Arkoses , a creusé son lit dans la même
'^^l^e, dans le ravin du Bouriquet. Apres ces diverses jonctions
^ Ruisseau de Pardines n'a plus qu'un kilomètre à parcourir
^*^ le même sol pour atteindre l'Allier.
Un peu au-dessous de Charbonnier, aux eaux de Sainte Marguerite, vient aboutir le ruisseau de Saint-Maurice.
Plus bas encore, toujours sur la même rive, c'est le ruissea de Mirefleurs dont les divisions sont alimentées par les pépéritc du puy de Saint-Romain et par la fontaine du Thuel.
Vient ensuite le faible cours d'eau de la Roche-Noire c de Montfouilhoux.
Le ruisseau de Charlet gagne la rive gauche de l'Allier a pied même de Corent après avoir parcouru environ 8 kilomètre Il naît sur les calcaires à deux kilomètres au-dessus de Plauza passe au nord de ce village, et au sud d'Authezat, contoun la base du puy de Corent, recueille l'eau de la source ( Chalus(365) qui sort de la coulée de basalte, et achève son cou: sans quitter les calcaires marneux. Après avoir reçu ce ruissea l'Allier s'étale à la base du puy de Corent.
Ce puy de Corent consiste en un vaste plateau de basalte r< posant sur de nombreuses assises de calcaire marneux. E face, mais sur la rive droite, se trouve le puy de Saint-Romai exactement dans les mêmes conditions. Les terrains tertiair< qui étaient contigus sous les deux puys basaltiques ont été dt mantelés par l'eau qui passe largement entre les deux apri avoir coupé les calcaires, les lits de plâtre intercallés el les tu trachy tiques qui s'appuient sur le flanc du puy de St-Romaii Au pied de la montagne de Corent, l'eau, après avoir balaj les calcaires , a mis à nu des grès ou arkoses très-dures sur le quelles se trouve le lit de l'Allier pendant près d'un kilomètn De plus, en coupant ce^ terrains jusqu'en face des Martres de -Veyre , l'Allier a permis la sortie d'un grand nombre d sources minérales , telles que les eaux du Tambour, les eau de Sainte-Marguerite, les eaux de Saint-Martial (335), et d'un infinité de filets presque toujours submergés et manifestai leur présence par des bouillonnements d'acide carbonique.
Un peu plus loin l'Allier reçoit la Mône , puis le ruissea du Cendre (tous deux rive gauche).
A partir de ce point, il s'épanche sur des alluvions modemei souvent bordées d'alluvions anciennes ou de calcaires marneux lesquels laissent parfaitement deviner toutes les érosions au3
quelles ils ont été soumis ; l'ancienne rive (324) s'élargit beaucoup entre Cournon et Pérignat, elle est quelquefois formée par des pépérites basaltiques. De là au Pont-du-Château (308) on voit des masses énormes de cailloux roulés primitifs et volcaniques (322), formant des couches puissantes sur tous les pla^teaux surbaissés qui existent des deux côtés de la rivière.
On reconnaît ici qu'après Técoulement des eaux du grand lac tertiaire de la Limagne , le courant qui s'est établi sur des terrains mal affermis , et qui n'était autre que l'Allier actifel da^ns son ancien volume et avec sa toute puissance, a longtemps divagué avant de se creuser le sillon où il s'écoule aujourd'hui. E xtrêmement grossi à la fonte des neiges qui pouvaient alors s'accumuler pendant les hivers sur les hautes montagnes récemment élevées par les éruptions volcaniques, cette rivière éparpillait sur une surface proportionnée à l'abondance de eaux, tous les matériaux qu'elle arrachait dans son parcours. x^sque arrêtée en sortant de ses gorges par l'espace libre qui Itxi permettait de s'étendre, elle abandonnait tous ses galets, ceux-ci , accumulés sur un point où ils faisaient obstacle à rivière , détournaient son cours , et la forçaient à étendre dépôts sur tous les terrains qui n'étaient pas trop élevés , ant quelquefois des îles de terrain tertiaire. Ces espaces ooixverts de cailloux roulés sont considérables ; ils se confondent sur la rive gauche avec ceux de la Morge et du ruisseau ^'Ajtières, tributaires de l'Allier, et sur la rive droite, dans *^ oanton de Lezoux avec ceux de la Dore, principal affluent ^^ l*Allier dans le département du Puy-de-Dôme. Ajoutons sur *^ J^ive droite le petit ruisseau de Culhat et sur la rive gauche î de Luzillat, nous aurons à peu près la liste des tributaires l'Allier avant sa jonction avec la Dore. A Luzillat Taltitude de 283 mètres elle était de 308 au Pont-du-Chdteau, ce n'est ^onc qu'une pente de 25 mètres pour cette grande distance.
t-' Allier reçoit la Dore au pont de Ris à 268 mètres d'altitude
^ 1 S mètres plus bas que Luzillat ; il laisse sur sa rive gauche
^^^ lai^e plaine d'alluvion moderne, y prend la petite rivière
^ ^uron ainsi que le ruisseau de Germinal.
^^ dernier qui afflue à un kilomètre au-dessous de l'Andou-
lette I prend aussi naissance dans les petites vallées de hi iai de Randan, au sud de Saint-Sylvestre. Il réunit les ruisseai du Rif , de la Gournaude, la Goutte du bois Brousse, le Gky tillon du Chêne et celui des Yarennes ; il entre alors sur 1 alluvions modernes de TAUier et en partie sur les sienn propres, et atteint sa rive gauche. Son parcours est de 8 kil< mètres.
Derrière Saint-Priest-Bramefant , coule le petit misses d*Andonette ^ naissant sur les alluvions anciennes des bc de Randan et arrivant directement à TÂllier, n'ayant que 5 kil mètres de trajet.
Deux petits ruisseaux naissent sur les cailloux roulés < la conununo de Saint-Sylvestre, canton de Randan, le ruisseï d'Ângouline qui a sa source (330) très-près et à l'est de Beai vezet, et le ruisseau ou goutte du bois Brulat, dont la sour est voisine de Randan. Ces deux petits cours d'eau se réunisse près de Saint-Sylvestre en un lieu nommé le pont des Troi Ruisseaux. En effet les deux premiers perdent leur nom en confondant et constituent alors le ruisseau de Lausson qui co tinue son cours dans le département de l'Allier et rejoint bieni !a rivière.
Enfin un autre ruisseau nait encore sur les cailloux roui du canton de Randan près du chef-lieu et s'écoule au nord da: les bois sous le nom de Goutte des Taillandis ; il passe à i kilomètre à l'ouest de Beau vezet et sort du département po continuer sa course sur les calcaires du département de l'Allie Après avoir reçu quelques filets d'eau sur ses deux rives , passe à droite de Brughat et devient le ruisseau de Sermon q se jette dans l'.Vllior près de Vaise on face de Vichy. Bien ava le confluent de cette rivière , l'Allier sort du département c Puy-de-Dôme en longeant déjà celui de l'Allier et à 261 mètr d'altitude, oSrant entre Tçntrée et la sortie, dans le Pu; de^Dôme, une différence de niveau do 129 mètres.
En entrant dans le département de l'Allier, la ri^-ière gross par la jonction de la Dore, coule sur des alluvions, elle reç< le Darot (rive droite) et le ruisseau de Gemenel (rive gauche) ; el s'étale un peu sur le terrain tertiaire et touche une dernière fo
sur sa rive droite les porphyres quartsifèrcs du massif de Saiut-
Yorre. Le ruisseau de Courcet, recueillant une partie des eaux
de oe massif y arrive aussi à Saint- Yorre (rive droite). De Saint-
Yorre à Vichy l'Allier passe au pied de Coteaux calcaires dans
un riant paysage. Le village d'Hauterive est sur la rive gauche,
celui d'Abret sur la rive droite au pied du coteau tertiaire de
Saiut-Amand d*où la vue magnifique s*étend sur tout le bassin
do Vichy et une partie de la Limagne. Là vient rejoindre sur
1» rive gauche le petit ruisseau de Sermon que nous avons cité,
le trajet est très-court et dont les sources sortent du terrain
, A peine a-t-on dépassé Vichy que deux petites
viennent au même point et sur la rive droite payer leur
*>ril>ut à l'Allier. L'une est le Sichon aux rives pittoresques
descendant de la vallée de l'Ardoisière, traversant le terrain
guxth raxifère, et y prenant plusieurs de ses sources. L'autre est
Jolan dont le trajet est moins prolongé et qui a creusé son lit
le terrain primitif. Chacun de ces cours d'eau amène
débris du terrain qu'il parcourt et leur confluent dans l'Allier
fait au milieu d'une alluvion très-variée.
Citons encore le ruisseau de Béron , né sur terrain tertiaire
^versant son contingent sur la rive gauche à Fouillant un peu
ft'U.— dessous de Vaisse.
Vichy est construit sur des couches puissantes d'alluvions et
de travertins, indiquant l'ancien volume de l'Allier et le confluent
de plusieurs rivières réduites aujourd'hui à de simples ruisseaux.
Ces alluvions, les unes anciennes, les autres récentes et re-
^"^stiiiées, cachent très-probablement la profonde cassure qui a
déterminé la direction de ce cours d'eau. Cette faille comblée
du terrain primitif est indiquée par les sources minérales qui
©3cist€ut dans toute cette partie du cours de la rivière. Outre la
source minérale de Puy-Guillaume située à peu près au confluent
^® la Dore, nous trouvons celle de Saint- Yorre, celle d'Hauterivo
et celles de Vichy. Les sondages opérés avec succès dans tout le
*>assin de Vichy et dont le premier a été fait sur nos indications,
prouvent que l'eau minérale abonde et qu'elle imbibe la grande
ttiasse d'alluAdons sur laquelle la rivière promène aujourd'hui
^^^ <X>urs sinueux. Il faut remarquer que dans lo département
du Puy-de-Dôme, au-dessous des puys de Corent et de Saii Romain, à Cournon, au Pont-du-Château, à Médagneset s plusieurs autres points de son parcours, T Allier présente des ea minérales que nous considérons comme le résultat de cette méi fracture qui a déterminé la direction primitive de cette rivière
En suivant l'Allier jusque au-delà de Moulias, nous le verre élargir son lit et divaguer partout sur des alluvions qui ne s< pas toutes son œuvre, car une partie de ses dépôts, ne conteni pas de produits volcaniques, mais dos bois silicifîés quelquef très-abondants, semble appartenir aux terrains tertiaires récej et parait plutôt venir du nord chassée par un courant tumuhue que d'avoir été amenée successivement par les eaux grossies l'Allier. C'est sur ce terrain, à chaque instant remanié et mélan de galets modernes , que l'Allier a maintenant établi son I ses îles et ses embranchements. Sa pente très-douce lui pera de changer de place à chaque inondation.
A Saint-Germain- des-Fossés une petite rivière a cret le terrain tertiaire ; c'est le Mourgon quelquefois très-gros da les inondations. Il est formé de deux branches qui vont i cueillir leurs eaux dans des étangs situés sur la rive droite l'Allier et dont les dernière^ ramifications atteignent le tern primitif.
Plus loin l'Allier laisse à droite Billy et les ruines de s château. De petits ruisseaux, sans importance et à court traj viennent joindre la ri\'ière sur ses deux rives.
A Créchy (rive droite) arrive ensuite le Redan qui vient Saint-Gérand-le-Puy, près de la Palisse, puis à Varennes arri le Valançon naissant sur terrain tertiaire (rive droite) et un p plus loin (rive gauche) l'Andelot dont le parcours est très-lo au sud de Varennes et même au sud de Gaanat où il reç le ruisseau de Toulaine.
A 4 à 5 kilomètres de Varennes le terrain d'allu\'ion s'étor et annonce un confluent d'une certaine importance. En eff c'est le plus fort contingent de l'AlUcr, c'est la Sioule q amène les eaux d'une partie de l'Auvergne et qui les vei à La Bergerie, près de Contigny.
Les alluvions très-étendues entre Saint-Pourçain , Varenn
et Contigny sont encore très-développées à Chatel-de-Neuve où les bois fossiles se trouvent en abondance et l'Allier continue de divaguer formant ça et là des iles de sables et de cailloux rouIÀ jusqu'à Moulins. Une de ces iles , plus étendue que les antres, s'appelle la Baume-durPetUrMoutier; elle est située entre Bessaj et Chemilly ; elle a environ 2 kilomètres de long.
Des deux côtés de l'Allier, eatre le point de jonction de la Sioule et Moulins, on ne rencontre que de très-petits ruisseaux. Citons seulement sur la rive droite, le ruissoau de Bessay qui prend ses eaux dans de nombreux étangs du terrain tertiaire, la Sonante, petite rivière dont les eaux ont la même origine, et sar la rive gauche , la Creuse dont la source se trouve sur les terrains primitifs.
Au-delà de Moulins jusqu'à sa josction avec la Loire, point
que Ton désigne sous le nom de Bec-tT Allier, cette dernière
ï^viere ne reçoit plus sur ses deux rives que de faibles ruisseaux
qui sont les trop-pleins d'étangs assez nombreux dispersés sur
les terrains tertiaires. Il faut excepter toutefois deux petites
'ivières qui versent leur tribut sur la rive gauche. La première
^^^t Tembouchure n'est guère qu'à un kilomètre de Moulias
^'^t \^ Kueune qui vient des terrains de Trias de Souvigny,
^^* a reçu les ruisseaux du terrain houiller de Noyant et dont
'^ Source première est dans un étang situé sur terrain primitif
aa.ti^ la commune de Comps.
I^i^ seconde est la Bioudre augmentée de la Landuise dont
^ftluent est au Veurdre. Les sources sont encore dans de
breux étangs du terrain de Trias.
>€ Moulins jusqu'au Veurdre, l'Allier roule sur ses propres
^11 o.^ioas, et traverse de vastes surfaces recouvertes de terrain
^*'t:iaire dénudé ça et là par les ruisseaux, et laissant apercevoir
^ *ond de Trias quand les eaux ont creusé assez profondément.
-^ix Yeurdre, et jusqu'à un kilomètre au plus de sa jonction avec
^ liOire, l'Allier a frayé son passage à travers le grand massif
^^ Hias de Saint-Pierre-le-Moutier. On voit ce terrain sur ses
^^^x rives, et avant de se dégager tout à fait, la rivière traverse
^ xnême Oolithe inférieure sur laquelle la ville de Nevers est
^^^^^^struite. Les lambeaux des doux rives de l'Allier et le plateau
i» Nn«R ftawt «BltcJiHS rêoBis «t feor i^sJ'.iqcC'Ob est dne «nbacQcat à Tactioa piulacsêe da «uts c ewi qai maaa
C«st ait-iea se N«i«cs «pe se ikkt? la ^n»w pîaiae ùbTiAJe a-ciaé > BiK^'JL^âf . A càaq% ^naie ose, te* L(:<s i'aLavvcs ci Tk^aet èe œc» ^«cw fiatx 9jOi m^iiûés.
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3iiau« «sCaacT annîùf» .c -ft^-ca;» «uï hztcvr ^a: -zs. vaie^ i«iKite tt Kl :« ri. à ^mc* eçcujB* «ujsnwa':, ■»!:?; «V-c'ags TOT às ii.'a» f'Mxx ;l~2ï :ie xt.œ ;ii£j«><ki^ Ttis :a zn-ùs nçoà». iwïi'ft!;» ,Ti; îl: ro^ .-KCiwc jiurî sZcas i^anA. %:«$ af 9î'r>faùr'3ts »$ sur a «A:ù.x*.-f àt :vf f.-iL?:iÈS^ luk:!' 2i:>:s
"art OL •paatmL .-^ni'rv. àf îl Fna.-^.
iMLi. mus lû-ct la^tniv ^tïc ~fiT-t;v k ù sLSD.un: =»"rwii>*T-"
cl'huî usée par ses eaux, il s*éccmle librement daos la Limagne, songeant ses calcaires marneux, ses arkoaes et ses grandes xnasses alluviales. C'est au milieu de ces vastes terrains de transport qu*il a fait sa jonction à la Loire.
La pente de TAllier est en moyenne de près de 2 millimètres par mètre, mais elle est inégale comme celle de presque toutes les rivières et plus forte près do la source. Le débit des eaux cHe TAllier, au point le plus bas de la rivière est de l^^SS a Langogne. Il est de 3 '"50 à la sortie de la Haute-Loire, ans le Puy-de-Dôme il est entre 4 et 12 mètres cubes, avant 'avoir reçu la Dore, et de 17 avec le tribut de cette rivière, hautes eaux navigables donnent dans le département u Puy-de-Dôme un débit moyen de 300 à 450 mètres cubes ar seconde. Dans les inondations le débit est énorme et difHcile Si calculer. Pendant l'inondation de mai 1856, le lit de la rivière a atteint sur quelques points 3 kilomètres d'étendue.
On trouve dans les études de M. Monestier sur l'aménagement des eaux et sur les inondations que, dans l'année 1856, TAllier a emporté dans le département du Puy-de-Dôme ^,855,063 mètres cubes de terrain, ce qui en somme ne dépasse j)as de beaucoup la moitié du poids de la plus grande pyramide ^'Egypte et ce qui est bien loin de la masse de vase que le Gange ^erse en un seul jour dans le golfe du Bengale. La proportion <le 0™37 pour 1000 mètrôs cubes de liquide, indiquée par 31. Monestier, peut certainement être dépassée, mais nous ne pouvons admettre comme lui que € dans certaines crues , les eaux puissent porter jusqu'aux 4/5"*" de leur poids de limon, soit un cube de 0"» 53 par mètre cube de fluide. » La quantité de vase la plus considérable que nous ayons recueillie dans les eaux qui venaient de délayer de grandes masses d*argiles sableuses et qui couraient rouges comme du sang, a été de 20 parties sur 80 de liquide.
L'Allier a eu quatre crues extraordinaires : celle de novembre 1790, de mai 1835 , d'octobre 1846 et mai 1856.
M. Monestier fait remarquer que les trois dernières sont séparées par des intervalles de dix ans à peu près.
La crue de 1856 a été estimée approximativement par M. Monestier aux chifires suivants exprimés par seconde et en mètres cubes.
Langogne 400
Monistrol 1200
Langeac 1600
Brioude 1600
Brassac 2280
Parentignat. 2974
Coudes 3000
Longues 3120
Pont-du-Château. . . .' 3244
Ris 4000
Il faudrait ajouter à ce dernier ckifire le débit de la Sioule et du Sioulet réunis que Ton ne pourrait évaluer à moins de 2000 mètres cubes, ce qui porterait le tribut de l'Allier dans la Loire à 6000 mètres cubes.
La surface totale du bassin de TAllier et de ses affluents peut être exprimée d'après M. Monestier par les chiffire suivants :
Affluents de la rive gauche 501 5 kilomètres.
Affluents de la rive droite 3826
Surface totale du bassin 8841 kilomètres.
-SJtSLX.