‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 12 sur 43 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

L€m AiDnento de rAUier.

En décrivant la rivière d'Allier, nous avons eu soin de mentionner les cours d'eau qui en sont tributaires, mais comme plusieurs d'entre eux ont u,ne certaine importance, nous avons, cru devoir consacrer un paragraphe ou même un chapitre à quelques-uns d'entre eux. Nous nous sommes attachés à décrire surtout avec détails les affluents de l'Allier qui recueillent leurs eaux dans les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal et dont quelques-uns comniQ VAlagnon, les Couses ^ la Dore et la Sioule occupent des bassins hydrographiques étendus.

Nous avons rangé ces affluents par ordre de naissance ou plutôt par ordre de confluent, en commençant toujours par les plus élevés Ou ce qui est la même chose, par les plus rapprochés de la source delà rivière.

Nous aurions pu partager ces affluents en deux séries, ceux de la rive droite et ceux de la rive gauche, mais nous avons préféré les suivre dans l'ordre où ils viennent confondre leurs eaux avec celles de l'Allier, en désignant par les lettres (D) et (G) leur arrivée dans la rivière. Nous allons donc examiner successivement : l'Alagnon (G) , la Couse du Breuil (G) , le Lembronet (G), l'Eau-Mère (D), la Couse d'Issoire (G), la Couse-Champeix (G), la Mône (G), le ruisseau du Cendre (G), l'Artier (G), la rivière de Margnat (D) , la Morge (G) , le ruisseau de Culhat (D) , la Dore (D), le Buron (G), le Sichon et le Jolan(D), l'Andelot (G), la Sioule (G).

— no-

irci Rivière d*Alagnon.

Les sources de l'Alagnon , comme celles de la Cère et de la Jordanne , sont situées vers le centre du Cantal et à peu de distance les unes des autres ; tandis que T Alagnon descend vers le nord , les deux autres rivières coulent vers le sud et ces cours d*eau opposés semblent indiquer la limite qui sépare le midi du nord de la France et la ligne que doivent suivre les routes qui mettent en conmiunication ces deux parties de l'Empire.

L'Alagnon est le seul cours d*eau un peu important qui descende du Cantal pour verser se^ eaux dans TAUier, mais c'est une des rivières les plus pittoresques de l'Auvergne. Elle pime en partie ses eaux dans les nuages qui baignent les cimes élevées du Cantal et elles s'^happent du sol par trois jolies jK>urce8 d'une pureté extrême. Ces sources sont placées au eentre même du groupe, au ool de Sagnes, au Liorant et à la Combe-N^re.

A peine sorti du sol, PAlagnon descend avec bruit dans une pr(^nàe cassuie où l'on peut jouir du plus magnifique spectacle. U bondit oomme les gavas des Pyrénées, blanchit contre les rochers de trachyte amoncelés dans son lit, et lance son écorne et sa poussière argentées sur les Mousses et les fleurs sauvages suspendues sur ses précipices. De vieux Sapins inclinent leurs branches sur le torrent, d'autres sont tombés vaincus par le temps et laissent entraîner leurs débris qui bientôt s'amonceUeat au milieu des rochers et produisent une foule de cascatdles dans toute la longueur de ce sombre ravin. Dans ce trajet ce aoni les tiachytes et quelquefois les congloûiénUs qui senreut de lit à cette rivière naisssfite.

La «cascade de rodie Taillade est située i la sortie des goi^ges dn Lioraut et se fait remarquer aon-seulement par sa diute mais par les beautés du paysage où elle se trouve encadrée.

Vers le village <ki Fraissc le ravin perd ses parois abruptes, il s'élargit et se change en une charmante vallée où T Alagnon Qoaxi toujours et rafraîchit des prairies parsemées de bouquets d*arbres et de blocs de rochers.

D^ quelques ruisseaux descendant des terrains tracbytiques

sont réunis à l*Alagnon quand il arrive à Murât. Pr^ de lit

^^^"^rment aboutir, le ruisseau de Lagnon, qui prend naîssanoe

^ base du plomb du Cantal, et celui de Benêt qui vient aussi

plus kautes vallées tracbytiques; tous deux passent à

llxpierre et affluent près de Murât, Ton à Saint-Gai, l'autre

— ^ssous de Pignon (rive droite]. Le ruis«»au de la Chevade

^^.mve par la rive gauche. Ces ruisseaux qui dascendent des

hautes montagnes et qui passent tous deux à Albepierre

tdans leurs vallée une in&nité de rapides et de cascades

plus intéressantes.

trois masses basaltiques de Bredon, de Bonnevieetde 1 se trouvent près de Murât sur le passage de l' Alagnon ; s nous ne pensons pas que ces trois masses aient jamais d'obstacles au cours de la rivière.

XL<es ruines du château de Chavlard, situées sur le basalte i3t<o:Kninent la belle cascade qui a reçu le même nom.

'Alagnon anime la jolie vallée de Murât, passe entre la ville

le dyke basaltique de Biedon ooulant sur les conglomérats

ytiqnes et enirainaat des galets variés provenant du terrais

âme où la rivière à son cours» ou des plateaux basaltiques qui

<doi3Uiieut «es deux rives. A. 3 kilomètres de Murât, elle se trouve

si:ur le terrain primitif, mais la vallée qui s*était élargie se re-

'^^''^âcit au pont du Veraet à l'entrée de la longue cassure qui oon-

^uit àMassiac.

i<e village de Joursac est très rapproché du pont du Vernet et ^^^u^ comme «Servières, sur la rive gauche de l'Alagnoa. Entre ^^^s deux villages, on voit la jolie cascade de Batein. La rivière ^^^ Vlominée par les ruines du vieux château et le plateau basai- ^9u.e de Mardogne. L' Alagnon coule alors pendant longtemps ^^^^^ Je terrain primitif en suivant une cassure qu'il a probablef*^^tài agrandie. Il reçoit sur sa rive droite le ruisseau de Valj^^^c dont les sources sont sur le terrain primitif et qui descend ï^^^ Tuie gorge sauvage et resserrée.

C*est un peu avant d'arriver à cette dernière localité que la ^'^ère d'Allanches se joint à l' Alagnon et lui apporte les eaux ^^^•^laeillies bien au-dessus d'Allanches sur les basaltes et les ^^rites du Cézalier,

La rivière d'AUanches est elle-même fonnée de plasieois roisseaox ; ce sont : le misseao de la Gaoe qui a sa source dans la forêt de la Pignatelle et se dirige vers le nord; celui de Monret qui naît près du domaine de Pécher, passe à l'ouest de Mouret où il alimente de pittoresques moulins et atteint la rivière d'Allanches au-dessus du Bousquet, commune de .Ste-Anastasie, après avoir ouvert une brèche profonde à travers une coulée de basalte, d'où il tombe en cascade bouilloanaute. Les ruisseaux de Chobezal , Neufons , la Gazelle , Fraissinet , de Loiiguit, de Chalinargues , de Joucontou, de Tissonnière, de Longuet, sont encore des tributaires de la rivière d'Allanches.

Après la jonction du ruisseau de Valjouse, l'Alagnon arrive à Perrière et y recueille les eaux d'un torrent qui va les chercher à Peyrusse et au-delà dans les petites vallées dominées par d*immenses plateaux de basaltes (rive gauche).

La vallée est de plus en plus resserrée entre des roches primitives des plus sauvages. Un petit ruisseau descend à Cluze (rive gauche), deux autres à Molompise, sur les deux rives. Si Ton veut étudier les basaltes étendus en nappes des deux côtés de l'Alagnon, il suffira de remonter le cours de ces ruisseaux pour se faire une idée des dégradations que ces roches ont subies.

Au-delà de Molompize, et toujours sur le terrain primitif, se trouve le Verdier et immédiatement le confluent de rArceuil petite rivière dont les ruisseaux affluents descendent du versant occidental de la Margeride. Cette rivière est pendant les pluies un fort contingent de l'Alagnon.

Dans ce long trajet de plus de 20 kilomètres, du Pontdu-Vernet à Massiac , la vallée de l'Alagnon n'est qu'un long défilé à parois granitiques, hérissées de pointes et de pyramides, et dominée par des masses démantelées de basaltes prismes. De nombreux ravins couverts des débris des rochers supérieurs s'ouvrent sur le bord de l'Alagnon. Quelques rubans de prairies , quelques mouUns primitifs sont cachés dans cette profonde cassure du terrain et contrastent avec les vieux châteaux ruinés, situés sur les hauteurs et dont le temps a épargné

guel^x:ies lambeaux. Non-seulement ces monuments des hommes ont succombé à la suite des siècles, mais la vallée elle-même & ^té issée par le temps. On remarque partout l'usure des roches les pi as dures, on voit que le torrent, aidé des matériaux qu'il entraînait, a travaillé sans relâche dans ces gorges profondes pti^ur y oreuser son lit. Mais à mesure que des parcelles du sol sont xnises à nu, la végétation s'en empare et quelques vignes parsemées de Cerisiers dont le printemps rappelle les fleurs de neige et dont l'automne rougit le feuillage, attestent le travail et la. persévérance des habitants de la vallée.

Ici cette vallée s'ouvre et Ton entre dans le fond d'un ancien

lac où Massiac e^t si agréablement situé. Là vient se joindre

V Agnolon (rive droite) et le ruisseau de Verteserre (rive droite)

V^ prend encore sa source sur le flanc de la Margeride. C'est

^ne riante vallée que ce petit baisin de Massiac dans lequel on

débouche après avoir suivi le cour? de TAlagnon dans des sites

de?ï plus sauvages. Un lac allongé et large seulement de 300 à

40O mètres occupait cette petite plaine aujourd'hui si fraiche et

S' fertile qu'elle a reçu le nom de lAmagne de Massiac. Elle est

ouverte de verdure et d'arbres fruitiers, parsemée de groupes

"^ Noyers, de Cerisiers et traversée dans toute son étendue par

^^ ï^ban argenté des eaux de TAlagnon. Son cadre de mon-

s primitives est encore embelli par les bosquets d'arbres

qui cachent les rochers et par les plateaux basaltiques de

^ ^^^adeleine et de Saint-Victor que l'on aperçoit à une grande

^^^cition. Quelques blocs détachés de ces sommets volcaniques

^*- tombés dans la vallée et la végétation essaie de cacher ces

^^'^^ du vieux monde. La route, qui traverse le fond du lac,

^ l>ordée de Noyers, elle suit la rive droite de l'Alagnon. I^

**^^int méridional est couvert de vignes , tandis que des Pins

'^^nillage toujours vert forment des bosquets sur les pentes

sées au nord.

j , '^-^ ^ux lacs contigus ont sans doute existé dans cette vallée. ^ ^ ^ ^^ deux remontait au sud de Massiac et se trouvait aussi

aA'% '^-~ ^..

» *^^^enté par la rivière qui descend de Saint-Poney à Massiac,

^^ '^-à-dire par l' Agnolon ; il devait avoir un barrage de gnei<«s

"dessous du plat<»au de basalte de Saint-Victor et de Sainte^

— lU —

Magdeleine. Les basaltes de ces plateaux sont aamémen^^^^î

ils ne fonnaient probablement qu une seule nappe et ^^^ wkTÎir^

en sapant leur base primitiTe a dû les séparer et en isp^J^^

les débris. ï^^

Le second lac dont les traces sont des plus évidentes 8 f*'^ ^.^ rival, et au-dessous de Grenier-Mongon à la Chapelle-Alaga^^ devait a>t>ir sa digue à l'entrée des gorges primitives ou 5*0^^ gage la rivière pour entrer dans le département de la Haii^^\^ Loire par le canton de Blesle. C'est là, sur sa rive gauche ^ qu*il reçoit la Sioune formée elle-même de trois ruisseaux do^^ les sources sont au Luguet et sur le Cézalier. ^^^

L*Alagnon continue son cours accidenté dans les précipice^^^^ j6, de cette vallée primitive; il reçoit un peu au-delà de Blesle, ^^^^ la Sionne qui nait sous les platearx basaltiques de Boutaresse *^ ^i et du canton d'Ardes (rive gauche) , sur les grandes pelouses du ^

Cézalier ; la Sionne coule au sud-est , passe à Chanet et à Aunac ^

et tournant ensuite à Test, se jette dans TAlagnon au-dessous ^

du château de Basborey, Haute-Loire. Elle reçoit la Voyrëze dont les sources sont aussi sur les pelouses du Cézalier, laquelle passe à Lussaud et rejoint TAlaguon au-dessous de Blesle.

Les versants sud et est du Cézalier (canton d' Ardas) sont formés de basaltes et de dolérites recouverts de pelouses im- ^

menses. Ça et là naissent de petites sources, souvent abondantes lors de la fusion des neiges, quelquefois nulles pendant Tété. Une de ces sources située près des Burons de Lastauves (1384) '

se nonune pour cette raison Font-Taride, une autre Petite- Goutte. Il existe ainsi plusieurs filets d*eau qui courent sur la pelouse. Les ruisselets de Vins-Haut et de Vins-Bas viennent s*y réunir et forment le ruisseau du moulin Venot qui, pendant plusieurs kilomètres, sépare les départements du Cantal et du Puy-de-Dôme. Avant de quitter ce dernier département le ruisseau d*Apcheix qui nait au-dessous de ce village, sur les flancs du Cézalier, y amène aussi ses eaux. Il entre alors dans le département de la Haute-Loire, recueille quelques filets d*eau dans la commune d'Autrac, prend à Blesle, la petite rivière de la Bélan et joint TAlagnon (rive gauche] à un kilomètre de cette ^

ville.

Au-dessus et au sud-ouest du grand cirque basaltique d*Ar' (canton d'Ardes) existe une autre cavité crarériforme assez et ouverte au sud-est ; on y a construit les burons de tiix à cause de la proximité d'une belle source qui donne naissance au ruisseau de Besse. Après quelques sinuosités sur I3. dolérite recouverte de pelouse, ce ruisseau entre sur le terrain primitif s passe au Mazet (1086), au moulin de la Barbade, au naoulin de Chaput (1058) , à la Rochette et reçoit près de Besse peut cours d'eau (rive gauche) qui vient des environs de ijuet. Le ruisseau dont nous poursuivons le cours, après passé au-dessous d'AuzoUes se réunit à un autre cours <i*ea.u nommé le ruisseau du Moulin-Neuf et dont nous allons ^■^monter à la source.

C*est encore sur le Cézalier, très-près du sommet, et à l'ouest

Avi cirque d'Artoux, qu'une belle source, également située dans

"U^iie cavité cratériforme , produit le petit ruisseau de Chambon.

ï-'espèce ' de cratère dont il s'échappe est ouvert au nord-est,

^^ à peine le cours d'eau a-t-il parcouru un kilomètre sur le

terrain volcanique qu'il s'est creusé une petite vallée sinueuse

da.ns le soi primitif (1127); il admet sur sa rive droite les eaux

^eceuillies dans le grand cirque d'Artoux (1191), fait mouvoir

plu^eurs moulins et prend le nom de ruisseau du Moulin-Neuf,

lequel arrive, sur la rive gauche, dans le ruisseau de Besse que

nous venons de décrire.

Ces deux ruisseaux réunis constituent la petite rivière de Bave ou Baves, laquelle pendant 6 à 7 kilomètres limite les départenients du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Elle entre dans ^^ dernier département par la commune de Bousserangue, passe *u ohef-lieu de la commune et, à un kilomètre et demi, rejoint A^lagnon sur sa rive gauche.

A.u-(Jelà de la rivière de Bave et toujours sur sa rive gauche,

-^l^guon reçoit le ruisseau de Zauze, en face de Léotoing. Les

sç>urices, assez nombreuses de ce petit cours d'eau sont encore

sttuées dans le canton d'Ardes, elles sortent du terrain primitif

^^ de la base des plateaux basaltiques.

^^ ruisseau de Zauze naît au-dessus de Chastreix (1005) à ^^ J>etite distance du grand plateau de basalte d'Aubifrimt. Près

de la chapelle de la Valette, il est rejoint [rive droite} par le rai seau du Serre qui naît près de Fayet au pied d*un petit platoa* de basalte. Le ruisseau de Zauze continue son cours une pittoresque vallée primitive, recevant à droite les ruissea de HeumeSy de Générargues et de Traveix, à gauche cei]»^ de Chassoles , des Rivaux , de la Rochette et de Zagat , pu il poursuit sa course sinueuse dans une profonde vallée ou a coupé, en dessous de Maillargues, plusieurs filons de porphy qui ont été souvent la cause de sa déviation. A deux kilomè de Maillargues, il entre dans le département de la Haute-Loir reçoit à gauche le petit filet d*eau de Féchat et se joint à VJ lagnon.

Après Léotoing le petit ruisseau de Laroche afflue sur rive gauche de l'Alagnon. Il a pris naissance dans le caa d'Ardes par la réunion de deux cours d'eau, le ruisseau la RibejTe (648) ou de Saghat et celui de Perpezat. Ce derax avant d'atteindre le granité, coule sur les argile? sableus protégées par la nappe de basalte qui domine Saghat et P^^ pezat.

Une fois grossi de tous ces petits cours d'eau, l'Alagnon passous la montagne qui supporte le vieux château de Léotoin il est rejoint par plusieurs ruisseaux qui aboutissent à ses rives et enfin, après ce cours si accidenté pendant plus 70 kilomètres , il arrive à Lempdes où commence le premi bassin de la grande Limagne, c'est-à-dire le Lembron.

A Lempdes, en sortant de la ville, on voit, près du pont, d gneiss corrodés par l'eau et ofiGrant des excavations très-bizarr^^^ et très-curieuses à étudier, quand les eaux sont basses, suivant leur cours on remarque une très-grande quantité cailloux roulés, presque tous basaltiques, chose facile à co prendre puisque cette rivière dans une grande partie de son traj coule à travers des vallées primitives ouvertes sous des pla basaltiques , aujourd'hui morcelés , et dont tous les débris o été entraînés et roulés. D faut se rappeler aussi que l'Alagn étant un des principaux débouchés du Cantal, devait autrefc^ nxofimr dans la Limagne une énorme quantité de débris. C* au point que des plateaux très-élevés, en sont couverts sur s

deux rives. On les trouve indistinctement sur le sol primitif et sar le terrain houiller, ainsi que sur les argiles sableuses.

L* A^lagnon s'avance alors paisiblement sur de grandes plaines d'ail IX vion où il a dû s'étendre autrefois et former encore un lac dont la rive droite était bordée par du terrain houiller et la rive gauche par les grès carbonifères de Charbonnier et les (çneiss qui les précèdent et qui les suivent. La digue formée de roches primitives se trouvait au château de la Roche. La longueur de ce lac était de 7 kilomètres et sa plus grande largeur de S ; puis il se prolongeait en se rétrécissant toujours jusqu'à sa. digue ; celle-ci et une petite montagne primitive boisée qui s'élève au confluent de l'Allier étaient les derniers obstacles qui s'opposaient à l'entrée de l'Alaguon dans la grande artère du plateau central. Les eaux de l'Alagnon arrivent pures et verdâtres dans l'Allier, à trois kilomètres en dessous ou au nord du village de Charbonnier à 428 mètres d'altitude.

Son développement depuis sa source jusqu'à sa jonction est de 8^4,744 mètres ; sa longueur directe enU^e ces deux points est seulement de 59,200, ce qui donne 25,544 pour les sinuosités. Sa. pente moyenne est de 9 millimètres. Le débit à l'étiage Lempdes est de 2 °* 50 par seconde.

M^» Monestier calcule à 551 mètres cubes sa part d'apport daus la crue du 31 mai 1856.

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