CHAPITRE XI
•«lie ëes Aflvcato ëe rAlUer
Ck>uso A'A.nlem et le Rnisseati <le l'EIau-BCèire.
Plusieurs rivières, dans le département du Puy-de-Dôme, portent le nom de Couses, comme dans les Pyrénées les cours d'eau rapides s'appellent des Gaves; on désigne ensuite chacune de ces Cousesk en ajoutant le nom de son lieu d'origine ou Tun des principaux points de son parcours, nous aurons donc à suivre le cours de la Couse (FArdes, de la Couse Pavin ou d^Issoire, de la Couse du Valbelei^, tributaire de la Couse Pavin j et de la Couse Chambon ou Couse Champeix.
I^ft Ooirse <l*Ajr<le««
Une multitude de petits ruisseaux forment la Couse d'Andes en réunissant leurs eaux et c'est dans les communes de Saint- AUtc et de la Godivelle que Ton trouve les sources les plus élevées ; l'une d'elles existe même dans la conmiune de Marcenat (Cantal], mais son ruisseau faisant une foule de sinuosités entre immédiatement sur le terrain basaltique de la commune d'Auzat et profite de la moindre cassure du basalte pour toucher le terrain primitif; il arrive dans un bassin ou trois autres ruisseaux viennent se réunir et entre autre le ruisseau du Bois venant des burons de Lascombe (1466). Ce bassin formait un lac (1210), d'où le ruisseau s'échappait pour en former un autre un peu plus bas. En approchant de Jassy et très>près du village.
descend un ruisseau qui sort d'un marais voisin de laGodivelle, puis un filet d*eau venant du buron Verdier et enfin, en aval le Jassy, le ruisseau des Spirelles passant à Boutaresse et naissant dans un marais au-dessus de ce village.
T^SL Couse est alors constituée ; elle s*écoule sur le terrain pnmitif au-dessous de Téglise de Saint- Aljrre-Montagne, sur un sol à bosselures arrondies présentant le côté choqué et le côté j^T^éservé et quand elle a longé le plateau basaltique de Veisselier elle reçoit, sur- sa rive droite, le ruisseau de Sebrou, naissant sur le basalte au-dessous de ce domaine ; la Couse entre alors dans un ravin boisé et sauvage.
On est frappé à chaque instant dans ces gorges resserrées de points de vue singuliers , et pendant que Toeil cherche à apercevoir le sommet des lambeaux volcaniques ou les crêtes primitives qui les dominent, Teau s*écoule avec bruit sur les roixics de la vallée; elle murmure sous de longs berceaux d*arbies au feuillage lustré. Ça et là une petite prairie se montre aveo ses fleurs et ses Pommiers comme pour indiquer que rhomme a pris possession de ce ravin sauvage.
Auprès avoir admiré toutes ces merveilles des formes volcaniques, on voit la rivière couler au fond d*un ravin dont les pentes sont couvertes de bois et de broussailles, elle passe par un défilé très-étroit, véritable cassiure du gneiss qui doit probablement naissance à un tremblement de terre ; on est alors en dessous du village de Badanclant.
I^ ruisseaux d*Auzolles et de Badanclant et quatre à cinq ^tttnes filets d'eau affluent sur la rive gauche, tandis quun ^urs d'eau plus important le ruisseau de Ruperau arrive à ^'^^ite au milieu des rochers et des broussailles.
^© dernier ruisseau sort du terrain primitif près des burons ^® I* Geneste dans la commune d'Auzat, forme bientôt un petit ™**^^, traverse des nappes de basalte, fait mouvoir les moulins "® ïlayet, de laRibeyre,et coule directement sud-nord, sur •^'^în primitif jusqu'à la Couse.
*1 devient bien difficile de suivre cette rivière dans sa profonde ^^"ée au milieu des bois, des buissons et des rochers.
^xt dessous du hameau des Granges, sur sa rive droite,
aboutit le ruisseau de Vèze , qui ccjmmence sur le basalte rextiémité sud de la commune de Mazoires, il passe à Cuzo^ sur les scories du puy de Domareuge, traverse son cratère latéral aux Angles, arrose le terrain volcanique de Vèze eP quitte les scories au moulin Pédièro pour couler au pied de^ Tescarpement de lave qui domine la vallée.
Plus bas la Couse, après avoir reçu, toujours sur la même rive, les filets d*eau des Granges et de Grandprat, contourne de magnifiques prismes de lave qui constituent des faisceaux et des escarpements et dont nous avons donné les détails dans nos Epoques géologiques de l'Auvergne^
Les ruisseaux qui se rendent dans la Couse d* Ardas sont extrêmement nombreux; trois descendent en même temps sur la rive gauche; un seul a quelque importance c'est celui de laRochô, provenant du plateau basaltique de Badelle (1157], et animant le paysage si pittoresque de Laroche. Un éboulement volcanique survenu autrefois dans cette localité a dû arrêter momentanément ses eaux^
Un autre ruisseau traverse la lave du volcan de Sarraut sur lequel ses deux filets prennent naissance, passe au village de Rentières et s'écoule sur la rive gauche de la Couse, tandis qu'en face, et par conséquent sur la rive opposée,, descend le ruisseau de Chalagnat.
La Couse fait alors un grand contour et semble avoir été détournée par les belles colonnades prismées de Chausse-Bas et de Chausse^-llaut. Elle s'écoule sous les bois de Meicœur et sous les ombrages de cette belle \^Uée, recevant encore sur sa rive droite , le ruisseau multiple de Rouby et un petit^ cours d'eau qui traverse Ardes, ainsi que les eaux des fontaines de la ville.
La rivière dans toute cette partie de son trajet a creusé souj lit dans le gneiss ; on la passe en dessous d' Ardes sur un vieus pont et elle continue à longer la colonnade de Chausse-Bas» Au bout de cette coulée qui provient du puy de Sarrant se trouve sur la rive droite lafflueut du ruisseau de la Maison-. Blanche.
La source la plus éloignée de ce dernier cours d'eau e^
il Jogbeat, près de la Chapelle-Marcousse sur terrain primitifs Ses eaux sont bientôt augmentées de quelques filets desœndant <ia puy de Mareuge et du ruisseau de Lesplanade , naissant en partie d'une grande dépression basaltique (892) située sur le grand plateau de Chalande.
Le ruisseau de la Maison-Blanche vient faire sa jonction avoc la Couse dans le fond d'un pittoresque ravin ; ce sont de magnifiques escarpements entre lesquels la végétation se glisse comme elle peut, mais se montre toujours avec une grande fraîcheur. Il serait impossible de décrire les mille accidents des gneiss qui se montrent dans cette vallée.
Jusqu'à Madriat la rivière ne reçoit plus que de minces filets d'eau souvent taris pendant les chaleurs dç l'été. En face de ce village vient sur la rive droite le ruisseau de Baraille (462), qui passe à Augnat et s'alimente sur les bords du grand plateau de basalte situé au-dessus de ce village.
La Couse coulant alors sur ses propres alluvions entre dans le canton de Saint-Germain-Lembron où elle a dû former un grand lac (436) qui atteignait Saint-Germain (403) et peut-être - le Breuil (393). A deux kilomètres ea amont de Saint-Germain, elle recueille ses dernières eaux qui lui sont fournies , sur sa rive droite, par le ruisseau de la Gouaille et, sur sa rive gauche, par celui de Boudes ; tous deux sont très-compliqués.
Le premier, celui de la Gouaille , recueille aussi presque
toutes ses eaux sous U\ grand plateau basaltique d'Apchat et
ravine les argiles sableuses; ce sont d'abord les ramifications de
Sennevy appartenant au canton d'Ardes, puis celles du ruisseau
de la Pointe dans la commune de Saint-Gervazy, et enfin les
très-nombreux rameaux du ruisseau de la Valone, lesquels se
x^unissent pour passer au village de Segonzat sur les argiles,
^^a village de Saint-Grervazy sur les gneiss , et pour constituer
^ous par leur réunion le ruisseau de la Gouaille.
Le second, le ruisseau de Boudes, est encore plus compliqué,
^bcs premières eaux descendent de Servolles et de Vénèche
^1100) dans la conunune de Roche-Charles. Ce sont deux filets
Portant du granité lesquels réunis forment le ruisseau de Cour-
Ibière. II passe au moulin de ce nom et s'enfonce au-dessous de
Dardes dans ua ravin boisé où il recueille ça et là de très-faibles ruisselets. Son cours est dominé par des lambeaux de lave qni sont comme suspendus à la même hauteur; près de Saint- Herent il est grossi du petit ruisseau de Rouiller, puis il con~ tourne le cap du terrain primitif sut lequel ce village est construit. D s'est creusé un lit profond aupied des précipices. A deux kilomètres en aval de Saint-Hérent , il se jette dans le ruisseau de Conty qui lui-même est formé du ruisseau de Dauzat provenant de ce village, de celui de Favard descendant du basalte au-dessus de ce hameau, de celui de Trémoulène et de celui de Combes naissant encore sur les basaltes, près de Refransac; tous ces cours d'eau sont dans la commune de Dauzat et au moins à cinq à six kilomètrea de leur jonction avec le ruisseau de Boudes. Dans cette dernière localité arrive sur la rive droite du ruisseau de Couty , un petit cours d'eau qui a raviaé la curieuse vallée que nous avons décrite dans nos Epoque* géologiques sous ie nom de Vaîlée des Saints. Le ruisseau de Conty prend maintenant le nom de ruisseau de Boudes et recueille encore les ruisseaux de Bard et de Madriat, ainsi que leors faibles rameaux.
La Couse, assez fortement grossie par ce vaste réseau de ruisseaux, s'écoule presque sans détours sur les alluvions, passe au nord de Saint-Germain et au sud du Breuil, où elle confond ses propres allovions avec celles de l'AUier.
!.■« Rivière de l'Baii-aiàre.
Tout près du pont de Pareutignal, en dessous de la tour de Boulade , on voit la rivière de l'Eau-Uère qui afflue sur la rivB droite de l'Allier à 46-5 mètres d'altitude. Son ba^^în a une certaine importance et s'étend sur plusieurs cantons, à tel point qu'il est difficile de désigner la source la plus éloignée de son affluent. Nous prendrons cette source en dessous du hameau des Gouttes (1080), sur le granité, dans la commune de Sainl- Genuain-rHerm- L'eau de l'étang de Fangonnet [1033^ vient s'y dans te bois de la Goutte-Chomeil et le ruisseau entre le canton de Sauxillanges et longe la commune
— lia —
du ^"'^xnet toujours sur le granité; il reçoit sur sa rive gauche,
au jcEftoulin des Chartcûres, le petit ruisseau des Monards (777}
qui T^^SÊÎi aux Vialettes. U prend alors le nom de ruisseau de Char
Jné^M.'arm.^ et sépare» pendant longtemps, cette commune de celle
de ^Sdfcint-Genès-Ia-Tourrette. Le ruisseau de Real se joint à
SA x-i-%re droite. Le ruisseau de Chaméane fait de nombreux
détoija. xs sur le granité, en dessous de Lou -Bénis et de Louréal,
?9sou$ de Bonnefont et de Saint-Quentin. U arrive à la Cou-
a localité très^pittoresque , voisine de Saint-Quentin, où
{**■■ «^:K-rive, adroite, un ruisseau important, composé lui-même
«ux ruisseaux de Sabounières et de Lastjreau. dernier est lui-même très-compliqué. Nour trouvons une ^ ^ 2SB^9s sources au-dessus d*EchandeIy , au-dessous du village ^^ Trois-Frères , dans le canton de Saint-Germain-rHerm.
aux constituent le ruis'^au du moulin de Gcry (800) » au-
se réunit celui du pont du Cher, lesquels formaient im
lac en dessous >de Condat. Un peu plas bas, à côté du puy
roi, de belles prairies indiquent remplacement d'anciens
^t présentent des terrains tourbeux, reposant sur le granijle.
n entrée dans le canton de Sauxillanges, qe même ruisseau
t c^lui de Valençon, dont la source est au-dessus de Mont-
c'est alors le ruisseau deLastreau, qui s'écoule dans
vallée profonde, encombrée de blocs de granité, Bt dont
ersants sont couverts de vieux Sapins. C'est un des sites
lus pittoresques et les plus sauvages de l'Auvergne.
ruisseau de Sablonn\ères a sa source dans la commune
lise-Neuve-des-Liards , et rejoint celui de Lastreau à
ilomètre au-dessus de la Courerie.
-outes ces eaux, réunies dans cette dernière localité, consti-
t le ruisseau ou la petite rivière de l'Eau-Mère, qui a déposé
^ un long bassin l'ail uvion sableuse et caillouteuse sur la-
Jle est bâtie la petite ville de Sauxillanges. Ce lac a dû
rolonger de la Courerie à la Roche, c'est-à-dire sur une
eur de 5 kilomètres au moins. Là il était resserré et ar-
par une digue de granité et un autre lac plus vaste , long
^ kilomètres et large de 6 à 700 mètres , couvrait les terres
communes de Saint-Remv, de Varennos et môme de Paren-
tigoat (410,383,375). A Sauxillanges même, arrive le ruisseau de Montex , qui a formé autrefois un petit lac au^-dessus de la ville.
Plus loin, sur la même rive droite de TEau-Mère, vient le ruisseau du moulin d*Âuxène, qui sort de Tétang Lagrave (472), près de LospeuX) et qui a dû aussi autrefois remplir un bassin allongé.
Les filets d'eau qui arrivaient dans ce lac sont insignifiants; le plus considérable est le ruisseau de Saint- Jean-en-Val, qui a plusieurs ramifications ; mais à la Roche (401), vient sur la rive gauche le ruisseau de la Vallette.
Ce petit cours d*eau a une source très-éloignée , au-dessus de Paulet, commune du Vemet, et il reçoit en descendant le ruisseau de la Geneste , celui de l'étang de la Reinerie, l'eau du ravin des Poiriers, qui naît à la base des pics basaltiques de Saint-Etienne-sur-Usson et enfin le ruisseau de Merlin, dont la source est située près de Chabreira.
Grossie par le ruisseau de la Valette, la petite rivière de TEau- Mère parcourt cinq kilomètres environ sur une plaine alluviale qu'elle recouvrait autrefois entièrement de ses eaux. Il y avait donc encore un grand lac dont l'extrémité supérieure se trouvait au point de jonction du ruisseau de la Valette et l'extrémité inférieure à Psurentignat. Le fond de te dernier lac, très-fertile et trè^peuplé, est arrosé aujourd'hui par TEau-Mère, qui y laisse plusieurs iles couvertes d'alluvions sablonneuses. Le village de Chargnat (888) est bâti dans une de ces iles oh le sol présente une légère surélévation. La commune de Varennes se trouve aussi sur ces mêmes allu viens (383).
Le dernier ruisseau que reçoit TEau-Mère, avant de dégrader les argiles sableuses au milieu desquelles elle s'engage, est le ruisseau d'Ailloux, sur sa rive droite (380). Ce petit cours d'eau a son importance et ajoute encore à la série des anciens lacs du bassin de l'Eau-Mère.
Nous sommes obligé d'aller chercher sa source très-loin, dans le canton de Cunlhat, sur les granités de la conmiune de Brousses. L'une d'elle naît dans les bois de la Grififole haute, une autre près du hameau de la Fougère ; ces deux sources
•tapj>ioehées et réunies portent déjà le nom d'Âilloux. Elles
-^e^^oivent sur la rive gauche (622), et immédiatement au-dessous
do JSroufises, deux cours d'eaux réunis ; ce sont les ruisseaux
cfe Isk. Praderie et de la Veillerette, tous deux sur les granités
d& Xa commune de Brousses , à peu de distance du pic basai-
^'qiJ.^ de Montboissier. Un lac étroit, d'un kilomètre de long,
en dessous de Brousses sur le sol primordial. L'Ailloux ^or^ant, séparé la commune de Brousses de celle de Sus et entre par cette commune dans le canton de Saint-Dier, laisse deviner la présence d'un ancien lac très^long et trèsdans lequel se versaient les eaux du ruisseau de Ran-r prov^iant du canton de Saint-Germain-l'Herm.
ûeura laos communiquant ensemble existaient à Sugères 0* I^un d'eux se trouve à l'endroit où passe la grand'route lAnlbat I près de l'endroit où un petit cours d'eau vient se ur au ruisseau d*Ailloux. Ce lac se déversait dans celui de 'es«' Au-delà de Sugères, le lac s'élargissait beaucoup et ^^t à droite le ruisseau de Flassat qui descend de St-Jean- ^Uiète». Le Moulin-Neuf est construit sur les allu viens, au d'une fisdaise de granité, au point même où l'eau de cet ^mi lac lïsant sa digue s'est frayée une issue. La gorge ^^ l'eau s'éc^ppe est couverte d'arbres et surtout d'Aulnes ^ Chênes, et de grandes Fougères (Pteris aquUina). On des blocs de granité et au-dessus on distingue à peine ues maisons du village de Joumial, cissises sur les masses granité. Au-delà existait im autre lac moias grand, dont LUX arrivaient par le défilé pittoresque que nous venons ïcrire.
»rès quelques circonvolutions dans cette vallée primitive,
trouve l'alluvion d'un autre lac qui se prolongeait dans le
^»n de Vic-le-Comte jusqu'à la Farge, puis un autre encore
lençant à la Vaure et finissaut à Manglieu ; ce dernier
îtroit est long seulement d'un kilomètre. Quelques ruisseaux
lent pendant ce dernier trajet atteindre la rive droite do
[eux. Ce sont : le ruisseau de Layat, naissant à Gacard,
de Bouchiche , venant d'Isserteaux , celui de Fourches ,
lé lui-même par la réunion de ceux de Champorant et
du Tuât, et enfin le ruisseau des Pramieux. Grossi par tous ces filets , r Ailloux fait quelques détours sur le granité, et admet au moulin des Vergnes le ruisseau de Crinzoux , qui recueille une partie de ses eaux dans les bois de la Comté, sur les pépérites basaltiques, aa-dessus de Vindiolet et au-dessus de Sallèdes.
L'Ailloux a formé encore un lac en quittant le canton de Vicie-Comte et la commune de Manglieu, pour entrer par la commune d*Aulhat dans le canton d'Issoire, et ce lac (402) était de plus alimehté par ler ruisséa\i' de la Marfrfe, qui passe en dessous de St-Babel et dont la source est encore voisine des bois de la Comté et sort du calcaire d'eau douce.
Le lac d'Aulhat recevait de plus à gauche le ruisseau de l'étang Péchaux, et s'avançait jusqu'au-dessus de Brénat, dans le canton de Sauxillangés. Eti dessous de ce village, nouveau lac, jusqu'à Dore, et enfin l'Ailloux se versait, comme nous l'avons dit, à Parentignat, dans Taucien lac de TEau-Mère et aujourd'hui sur ses alluvions, L'Eau-Mère n'a plus qu'un cours d'un kilomètre pour se jeter dans l'Allier (rive droite], au pied de la tour de Boulade. Elle a façonné les argiles sableuse-^ d'une manière très-pittoresque ; elle a sculpté tous ses ravins dans ces argiles, et la verdure des arbres vient encore rehausser l'éclat des zones colorées de ces terrains.
Cette petite rivière sort souvent de son lit pendant les inonda^tiens. On a établi sur sa rive gauche une longue digue qui s'oppose à l'extension de ses eaux aux époques des orages. Les terres d'alluvion situées entre cette digue et la rivière sont extrêmement fertiles et recouvertes presque annuellement, comme la basse Egypte, d'un limon d'une extrême richesse.