‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 14 sur 43 · CHAPITRE XU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XU

mmUm é€m àMmemiM de rAlller.

Oouse-Pavin ou <i*I«solre.

A environ un kilomètre au sud de la source la plus élevée de

*^^ Couse-Chambon, on voit naître la Couse-Pavin ; elle sort du

*^Hchyte, à une petite distance de la croix du Couhai, derrière

ï^es puys de Pailleret et de la Perdrix, à environ 1600 mètres

^ altitude. Son petit ruisseau coule sur les gazons, dans les prés

^euris de la montagne. Il passe entre le puy basaltique de

^'lam'bourget et le monticule volcanique de Costapein, puis il

'^ûtre sur les trachy tes, se dirige derrière le domaine de Rioube,

'"^Ç^it les suintements des prairies et se grossit au-delà des Mar-

^**es d'un important ruisseau qui afflue sur sa rive gauche.

^^ ruisseau a ses sources très-rapprochées de celle de la Couse;

^^ les rencontre encore sur les flancs du puy de Pailleret, dans

^^ fourrés du bois de la Biche (1500). Lit, sous les touffes de

^^gères, sous les grandes plantes herbacées des montagnes,

^^^^ les buissons de Viornes et d'Eglantiers, Teau s'échappe de

^^ côtés, ruisselle dans les ravins du tuf ponceux et se réunit

^^^ une petite vallée. On voit ce ruisseau déployer ses nom-

^^Ux méandres dans les prairies, derrière le plateau basaltique

^ ATassivières et continuer ses sinuosités jusqu'au point où lui

^^^Ve l'eau du dégorgeoir du lac Pavin ; très-près de là il entre

^**B la Couse.

Nou'« avons vu dans ces lieax, aa miliea d'&Tnl 183», des &mas de aeige donl l'épaisseur dépassait quatre mètares. Le ruiswau qui descend la rallée et qui leçoii le trop-plein du lait PaTÎD, patais>iail comme un ruban noir an milieu de la nappe éelatanie de b]aDcheurquicouTraittoutelacampa^Qe.Quelque9 pointes de locheis seulentent sortaient de ce raste linceul. La ruisseau lui-inérae était souvent cadié et recouvert par de<< Toiltes glacées, fous lesquelles la lumière paraissait bleue ou d'un vert d'émeiwide. L'eau sortait en çroodant de ces Croidas priatns; des cascades se piécipitaieut de loos les lavîn?, altmeolèes par la fusion rapide des neiges, sous l'influence d'un soleil ardent. Le specude était ma^nilique : les pailtettes gUcée^ Kâwhissaiefit la lumière, l'eau ruisselait panoat, et si l'him- tègnait encvtie sur le sol, le printemps Eaisail appel aux habitants des air$. et des I^pilloas inquiets vx>lii^eaîeDt, cfaerritant inutilemenl des fleurs sur oes plaines Racées.

Le nùïseaa. à peine sorti de Pavin et réuni à la Couse, tût nne piemiète dinte à peu de distancie du lac, sur la toute de Besse ,117-1'. La situaiion est tiè^-fûnoresque. Les Hêtres et Ie9 Aliàexs ^-^meat des bosquets d'une gnade âégance et des Cienfis nivelés ,'<fniùto ptirpittu se moatieai en ma^iifiques buissDBs. La lave et la riviète naissantes tombent hMtts deux en cxwttie sur le hord d'«n escaipenent baailîqae 4oBt les masse!: ptùnèes s apcTCinveai au-dessus des arbres. De p»tiws jvaiiies ont è«ê atèoa^è«s au bas de la diaïe : l'ean la plus put» )^ aimw. fcxirae awkvir dr^ ivvâet^ $'<><àaff>e ea bruissant, et «x^art baijiner les âeurs Àe c«<a» cÀaiakaiLte recraîte^.

Lk nTwae cvwtiaoe mm ahuis lapMe et passe ea dessous de la TUb 4f Re-sw ; «Uc i«<a« <viass>KnKal «u la lav«, laquelle |n>vient tm-rov^babkEoeat Au PuT-de-MouàaL Après avw pa«w à fli>«9e. «Ëe ôewwai à tXuaaêtv. Ce vil^^ es biâ sur la kaw, M pcwwaie uae ïiwie Àe <a$uaàes et Àe »:<*iias, avec A» o\-«es *< i« aivyaaT .ï^ av?. ôe* irairve â^anAs et des ywayi s J'arfav^ lJ^ Uetàe à'«aa o.^an f% v.-izi^ sar tes bai^ thi taJMiTa: iMkiMe'aa fc«a«t àws ^aat. ilfÀs^MasK«laHt« i(aM*«Ma«l(wnnâ-<«aa>iàeaB«k»iw- «ttijiMMXKm: îaca»- <■>». «A «a aw fc ifa» téaa.- }«u ly^'CFH-v s.:; ïa <>.'«s^ i»

C^ Bo p#ut se figujrer un tableau plus frais que ces pnuiiat

par la Couse et les cascatelles de la rtYiëre, qui ûouraoi

Im UoQs de la^e « lea inonde de aes eaux traasparentas. On

^*^le^ ua peu a nr let gneiss, Uissaut les lavea dans le fond de

J^ Ti^Uée. et on distingue une soiie de pont naturel formé par la

^^ovMe, au-dessous duquel l'eau oourt en bondissant, tandis qud

lo poat kû-m6aie ^t couyert d'un manteau de gaeon. On passe

a^^iB. village de Lompras, bâti sur la lave, et Ton voit en faee les

xx^oxtticttles de la coulée, les basaltes et les escarpements de

i^dContredon, ainsi que les magnifiques oolonnades de Roussat

H^e ruisseau d*Ourcières, auquel on doano aussi quelquefois

1j^ zacoDs de PeUk-Ct^Met arrive au village de ce nom, sur la rive

<3.roite de la rivière, et contribue à l'arrosement des belles prai-«

Yio9 qui a'étead^nt jusqu'à Coteuge. Ce ruisseau a ses sources

éloignées et situées sur le basalte. L'une d*elles sort du lac Es»

^T^a^ux (1S44), rapproché de Pavin, et une autre de la couléede

Vonlehafane, opposée à Pavin ; une troisième prend naissance

dauM la oojDÔnuae de Saint*Anastaise, derrière le puy de la Grifie.

ipsèsavoir coulé longtemps sur le basalte, les ruisseaux résultant

éo €fa^ soureea se réunissent au-^dessous d'Ânglard, dans une

vallée primitive aasex profonde et boisée sur ses deux pentes ;

i il* iseueiHeat encore quelques filets d'eau et notamment le

Wifusan de Fa]ret, provenant aussi d'un plateau basaltique.

la Censé passe ensuite à Lompras, où lui arrive le petit 'uiflseau qui descend des basaltes de Montredon. Elle fût ua S'Wid circuit autour du massif basaltique de Saint-Pierve-Cola- ''^^Qi. On r<Âi alors suspendues au-dessus de la rivière et creu* sées dans des massifs de scories, les habitations souterraines ^ Jouas, les Lidiens orangés qui les cotorent , les Hirondelles *® tfHiWs qui y fixmt leur séjour d*été.

La Cpuse passe ensuite à la base d'un monticule d'argiles ^ ^blttutos curieusement démantelées et arrive au Choix, puis

k '^ Coteuge et à Lains.

B A.'vaat d'atteindre le Choix, on rencontre sur la rive gauche

■ Vlflhniit dtt nrisseau de Malvoissière, dont la source, éloignée

B ^ M à If kilomètres, se trouve sur le basalte, près du puy

^ Çkagoordeix : il suit en descendant le long plateau de basalte

de Chomeilles , et il entre ensuite sur les argiles- saldeus^e* au moulin de Pierretaille.

Deux autres ruisseaux atteignent la rire droite de la Couse, aunlelà de Coteuge, ce sont ceux de Vemeuge et de Sarbagnat

ÂLains (630), de magnifiques sources sortent de la. lare et Tont arroser de jolies prairies. Il est impossible de voir des eaui plus belles, une verdure plus fraîche ; le fond de la rivière esl garni des longues chevelures des Callitriches, dont le courant (ai gracieusement onduler les flexibles rameaux. Mais c'est surtou dans le ruisseau qui nait sous la lave, entre Coteuge et Lains que se trouvent des plantes d'un vert pur, qui conservent pen dant tout Thiver leur séduisante fraîcheur. Outre les Callitri ches, on y voit des Berles, des Véroniques beccabunga, etc.

La Couse passe derrière le grand puy de Clugel, qui domin la vallée de Sauner et y recueille (rive droite) le ruisseau d Pradelle, qui traverse le village de ce nom. Elle entre aloi dans le canton de Champeix et reçoit immédiatement, sur 1 même rive, la Couse du Valbeleix (577). Ainsi grossie, elle des cend jusqu'auprès de Saurier, dans le lit qu'elle s est creusé dans la lave du puy de Montchalme et qu'elle a accompagné depuis le lac Pavin. Elle prend les eaux de Colanges et le sources de Saurier (561), et s'écoule au fond d'une vallée prinii tive dont elle a entraîné les argiles sableuses. Cette vallée es très-pittoresque, à cause de ses escarpements et des formes sin gulières sous lesquelles se montre le granité.

Saurier est construit sur l'alluvion de la Couse, qui semb] avoir été arrêtée daas cette localité et y avoir formé un .!« temporaire.

Dans les 5 à 6 kilomètres qui séparent Saurier de St-FIore la rivière reçoit dix petits ruisseaux sur sa rive gauche, paru lesquels celui de la Chomette et celui de Vanijoux, tous peu inc portants, et six sur sa rive droite : le ruisseau de Bois ou du Roc et celui de Riofontel ; les autres ne sont que des filets.

A Saint-Floret même, vient aboutir (rive gauche) le ruissea de Clémensat, encaissé dans le granité, et un peu au-del (rive droite) le ruisseau de Chavelle, naissant ^u-dessus d Félines, sur les argiles sableuses, et coulant sur ce terrain jus qu'à la Couse.

Eu arrivant à Saint-Floret, qu'elle traverse, la rivière se

trouve encaissée au milieu des escarpements granitiques. Un

peu pli» loin, en descendant, elle formait un très-petit lac

etitre ces mêmes roches, puis coulant toujours entre

denx murailles primitive*;, elle en sortait enfin pour alimen-

un grand lac, dont les eaux remplissaient la belle vallée de

Saînt-Cirgues et de Saint-Vincent. Ce lac était très-vaste et

Atisaif peut-être même partie du grand \a<* d'Issoiro. Aujour-

dliui, toute cette plaine parfaitement unie, est occupée par

de magnifiques prairies où la Couse serj>onte sans s'arrêter.

Entre Saint-Cîrgues et Meilhaud, vient sur la rive droite le

tout petît ruisseau du ravin de la Croix, et au-delà de Meilhaud,

svir la même rive, le ruisseau de Gripet, passant sous le village

do Tourzel, prenant plus haut le nom de ruisseau de Chassagne

et naissant effectivement dans cette commune du canton d\irdes«

sur des basaltes situés en*;ore à deux kilomètres au-dessus

du village.

L.e beau lac de Saint-Vincent, de Sainl-Cirgues et de Meilhaud, parait avoir été fermé en dessous de ce dernier village, par nfie digue d'argile dont les eaux ont eu bientôt raison, et alors commençait un autre lac postérieur au départ des argiles abletises et qui, s'il était lui-môme barré, ne pouvait l'être qu'à I*»6ire, où là roche primitive fait une petite saillie. Ce second ^ devait avoir cinq kilomètres de long : il remplissait toute ï* 'Vallée de Perrier, maintenant recouverte de la terre fertile ftoaadbnnée par ses eaux.

^ rivière passe à Issoire et de cette ville à sa jonction avec 1 Alliçf^ au pont de Parentignat, elle ne coule plus que sur pf s P^^prés alluvions, ou dans un canal qu'elle s'est elle-même ^*^usé dans des argiles sableuses très-fines et stratifiées.

X^a Couse du Valbeleix»

^est dans lés montagnes du canton de Bosse que cette petite

^^'îSw prend naissance. Ses premières eaux sont les suintement-^

^^n péfitininraîs (1196) situé entre le lac deMontsin(»ire, la

^^^**t**^ d'iîspinasse et la coulée de ^fontohalmo, au-dessous

des buTPns â'Eçpouiaurt. Une source ^liAéral| aboD4iuite.>y yf^ immédiatement son contingent. Cette source fonna.lpjBu^ des GipseUes, lequel passe sur les scories yolcaniqu^ à i4/Nw^Ti^N^ de Montsineire et longe ensuite, pendant huit Idloxuèfres, M ipvf ^ - c^ gauche du grand courant de lave sorti du volcan, s^uia le^uiiiJUir ^^^3%, autre obose que l'eau de quelques ^urçes s'^chappant 4e U.laiDi« '^ ^^ Une fois amvé à l'extrémité du courant de lave, on vpi( ).'%Qu^^ ' ^^

d'un antre ruisseau plus compliqué, mais qui suit réguli^roo^lrt la riye droite de ce courant de lave.

Une de$ sources de ce deraier ruisseau existe au-desiWfi ifi Compains, swv terrain basaltique en desspus des buroofi 4'&* eouailloux. Ce cours d'eau passe sur ]e bord du viU^^ ^ Compains et en arrose les prairies. Un petit ruisselât yifi^ a'y joindre au-rdessus du village de la Ronzière, puis^ ux^ ^tj^ cote provenant du marais tourbeux du grand cirque de Brions (1163); ces eaux arrivent à Belleguelle.. finftn Jj^ petit ruisseau de la colline de Sioulet y descend encore d^«( ba^aUin de Fontfrcide. C'est alors soulement que toutes o^s.efk^^ ^'v joutent au ruisseau des Gazelles, qui dès lors pre^^l 1^. nom de Couse et descend , pour ainsi dire , sans siuuoait^ d|Ui8 ^^

la gorge sauvage du Valbeleix,

Dans oe dernier village, ailQue sur la rive gauche de U Cwie» «^

le ruisseau des Malagures, provenant du petit m^rai^ des Clû- **

roux , commune de St-Anastaise, Plus loin , sur la 9itol0 Ûfe, «^

les deux filets d'eau du Mont, do Saint-Ânaataise, du Vfsn^tp «^

dcMarcenat, tous presque insignifiants, et sur la XLV4^4vSQÂte ^

celui du bois de la Crousette et ceux de la Tourrette. U4 itlftiient ^ ^

plus considérable vient encore sur la même rive, c*est li^ zawifiuu ^

de la Chavade ou du Sault , qui est alimenté par des filets d'6M ^

arrivant mêuie de la commune de la Gpd^vel^ei à plus de 1$ ^

kilomètres de sa jonction avec la Couse du Valbeleix. Dans sa ^

longueur oe ruisseau change de nom : c'est d'abord le riC de la ^

Coualle-de-Raynaud, sortant d'un marais près de la GodiveUe, «^

et se rendant dans le ruisseau de l'Eau-Derriàrs ou de LoaTSt, lequel s'écoule sur de vastes plateaux de basalte, «yspl Jonoié autrefois un petit lac ou un marais près de Ribey^rttte (II?)}^

En dessous de la Cabane de Tartière, il entre sur le tenain

primitif, passe & Lameyrand, recaeille sur Sa rive droite le rais^

3è Sàtgtiebeé el celui do Botichet, deseendant toQ9 dèfut

f>làleâti± basàlti^è^, et s'enfonce dans les gorges primittfês

d[^ lîbbhe^Chailès, ob il ptend le nom de raisseau du Sanlt

' I>Ta¥{n si iMtiTàge tireuse à Ia1)aÉ« de Rocbe-CharM est

éertitifléiiierit ro>aTmge dès eani. Les couches de gneiss iOBt

îYltSlifléelè èdM h ^ns du cours du missean. L'eau n fini pè^ se

frity# liai 'paâmàge datas Oetfe roèhe, en s*àcoumutMt d'aboid

%ÊAh la tUIM et eft ufcnt lentement son dégorgeoir. Il court

nipidement dans cette gorge profonde, s*élançant soUrefil pat

féttèim tMrêiiates. H passe au village dn SauU, apràs avoir

f^ét leMisSeaé d^BosfàbeH, et pArcotifrant les contrées les pla^

'^u^fiA^, U' rejoint enfin la peKie Couse. Cetle^^ réOUeiHé en-

'<^râ'imr'^ yive dfoite les ruisseaux de Pradeit et du' Bfagelèl

^ ^i ^a feri deut à tratei^ les bois, et afritèM au village de Ckiur •

iî^^UI: titr ftfîsiiléau de ClH^flEeix tient Vf joindre Ainsi tfM ûAm

/^* lUÉartrf; À la Couse du Vatbeléîi, abandonnant le terraiti pti-

"^lititif^'sè féutiH sUr Ni hnré à la Couse-Patin^ k un Itiloftièlie

^ ^hMàtié Saurifcr^

' Ha' KiàûiÊë du Yalbeleix o£Ere aussi tout le long de son oours

^^^ mtêÂi tes' pluil sËutages et les pins pitto^esquef^i Aprë# la

^^dlette on entre dans les gorges les pliis pvoftmdet; )ea parois

"^^^^t ' gtearpto , ffénôftaes i^hërs font saillie detou« côtés et

^•^ "tiMfe^'détfiatttelées dominent êncoi« kxn'oee bknes enlÉaaés.

, ^^-'*«^=18Wft "fÉe Sout 'èM^)é!!^^ des deux versants^ des tonffes ni<-

\ ^*JÏB«^' de '6tmkkê pui^gafié coutrem \m coniiches de la roehe

f^vicxièil^: I/espèee qui séptti^ hb V«tle(«e de Cèuif^l est

^^*^ÉiéiMlâeirt 1ë pbittt lé^ plus r^nàfCfUitMe du court de oe

iJi coîB(to>6hanatfoii &h tioixt^C ^ni Èi p ^iit.

IstB an pied des haotea montagnes traehyti^ues. du

Dons, à Test du pie de Sane^* un oiique admiraUe, dont

j»ëflii8Tavinée8 «Sont tiipinéea de toutes let leurs des nmi-

flt «oàlS'KMl, aitèlépar les parois élevées du cirque,

ees ileuas à ia n>sé« du matin. C'eel au

nûtieU de cette rièhe végétation, que naissent do petiles sba: qui Inentôt se réunissent en ruisseaux. Qiiàtre de ces àiHît^ïxits Mîistitaènt ta Couse naissante : l'un d'eux s'échappe dix dè^la-Grange, à peu de distance de la source de là defux autres viennent du puy Ferrand et se précipitent biezx ^ dans des ravins boisés ; le quatrième descend du puy do ^ Perdrix. Tous se sont déjà creusé des sillons dans les cong^"^ mérate ponceux, mais rencontrant tantôt ime nappe de tfticbji^^^ tantôt un filon transversal de la même roche, on entend pàilui^^ 4es cascades dont plusieurs sont inaccessibles, ta miUëa d^^^. -fotittés ou sur des pentes trop abruptes. Lorsque l'on peut péhé-^\-c trer près des chutes , on y rencontre, comme à la cascade d'^^^ Serpent ou de la Dogne, ces grandes plantes des montagne^, q\i ^ cachent l'eau des ruisseaux sous leur ample feuillage; les Do- . ronicd ^ leui^s disques orangés , le Sonchus des Alpes et son thyr^e dé fleurs bleues, les Renoncules aux blanches corolles, l'Impératrice aux ombelles de neige et toute cette série de plantes délicates, qui ont besoin de la neige des hivers pour abriter leurs Peines, de l'ombrage des forôts pour consérVer leurs' fleurs.

C*e?t ainsi que nait la Couse-Chambon, à environ 1500 à 1600 mèti^ d'altitude, au milieu de cet admirable paysage; à «peine- des ruisseaux ont-ils dégradé les tufs ponceux pour atteindre le terrain primitif, qu'ils ont formé un petit lac d'environ un kilomètre de longueur et dont la digue devait se trouver au moulih de Belledaut. Là, en effet, la Couse coule rapidement dans un ravin assez profond qu'elle s'est tracée dans le granité. Elle passe entre Montmie et Moneau , villages situés bien audessus d'elle, puis la vallée s'élargit en approchant de Vouassière(1000]. La Couse reçoit alors sur sa rive gauche le ruisseau du Moulin, formé lui-même de deux petits cours d'eau naissant derrière le roc de Cuzeau, entrant bientôt dans un ravin boisé, creusé dans les tufs trachytiques et passant à Moneau-Petit. Ce cours d'eau entre alors sur le granité et s'élance en une cascade élégante avant de rejoindre la Couse.

Cette cascade, en partie cachée par des arbres, se nomme h ResiatU ou S aut-du-ff aisseau. Lorsqu'elle a beaucoup d'eau»

elle ^t ime de$ plus belles du Mont-Dore. Tandis que la pludi^ cbutes d'eau sont occasionnées par des nappes de lare* ir p^^ntteot leur tranche à découvert, celle-ci offre le singulier .ta.blQ^ d'un ruisseau qui rencontre les masses arrondies d'une ;ranitique. Tantôt la Couse s épanche sur une demi-sphàre pasaît recouverte d'une glace transparente, tantôt elle vient r^raApper UQ ftngle encore saillant et s*élance en écume qui mouille to V..S . I^a Alentouys. Ailleurs, elle disparaît sous des bouquets de JÇ^âxiie99^as des groupes de Trembles dont les feuilles sont jpcM^tini^ellen^ent agitées par les gouttelettes qui les touchent ou l*^t>ir .que l'eau déplace. Tout d*un coup elle reparait à travers feuillage, glisse entre deux masses arrondies et s'étale en une iSblouisçante de blancheur. Une vapeur légère s'en dé- .; elle entoure, elle mouille les arbustes dont les racines sont .plantées dans les fissures des rochers, et leurs rameaux, tou* humides, distillent une eau pure que le soleil transforme rv>avelle vapeur. De gros blocs arrondis sont amoncelés »uis longtemps au pied de la cascade ; ils arrêtent un instant lo torrent qui bientôt les surmonte, se répand sur la prairie et s^épanche sur des fleurs dont il change l'aspect sans en altérer les . formes.

On remarque à la disposition des masses de granité que 1^ Couse, emprisonnée autrefois dans la vallée qu'elle parcourt liboremeut aujourd'hui, y formait des lacs étages dont les contours pevATentétre facilement reconnus. Celui deVouassières s'étendait Bujr un espace de trois kilomètres jusqu'au-delà de Chambon. Outre le ruisseau du moulin de Moneau, ce lac était encore aliixxetnté par le petit ruisseau des burons de Serre- Vieille, naia- *^Ja.t sur trachyte, poulant sur granité, et recueillant l'eau de f^ -source minérale de la Pique , et de plus par le ruisseau de w Couse de Surin , qui arrive à Chambon sur la rive gauche de '^ Couse (882),

'Cette .petite Couse supplémentaire a son origine sur le plateau

.];igle, au-dessus du hallage des bains du Mont-Dore, à 1400

ts d'altitude, derrière le Chuquet-Claude, en partie formé

jç^lxonolite. Après un cours de quatre kilomètres, il est rejoint

^ 1^ rui^i^e^u de Diane, dont la source, très-élevée, est au nord

Jes iemws fradiytiqaûs et o*esl sur i^rgranite» à Kesi

. Tde Snriai qu*ii se xàaait à la petite Côose pMr amter à Chainbon% : '*. : • ;»

Jlu^'^elà 4e Chambon, tnie' digue de granité fenliaii: le lac

:. de Veuas8iàre9 et l^eaa tombeit dans un bassia piM teigt^^, dont

. U moitié eamon ei^ encore submergée de nos joote etiloa-

.-■stitiie lelac Chamboii(880)v' - >

n •: Daas les jours furieux du {^intemp^ et k>re de la-fonlô des

neiges, wr les commets et les vecsauts de la Vallée de Ghawi^

.: ieqr, le lae Chamboa déborde et «emble reoeuiifuerâ auii les .f9aifi0$: qui ceelieat ses alluvionâ lous les terrain^ que ees isfeitfiL

. ^ut leatemept abandonnés. Quand le verni 9oufiQi%.de larges

.:^ragiaes yi^ment déferler jusque sUr les cbemiiiS q^i bertdent

4ie iac. -. . - ' "':■,,

. Pliisieuni obstaoles ^iiiit créé le lac Chambon el le voloifa di^Tar-

lareC^ dont le ^(^ne de scories s'élèTe dtos la vaHée ete>ûppose

eaoûre.au eeurs direct de la Couse quand die sort du laci Elle

' oontoume -alors la base du voloaa(846), essayant de dompter les

.roehes i}ui s'opposent à ea marche pressée. L'^ù arri've enfin

à MurolSy village bâti en amphithéâtre sur la lave de TarCatet.

1 Lia ririère a néanmoins creuse son litau milieii de icettè pierre volcanique ; elle a formé «n ravin d<H)t ^le a poli les fArois et daaslequel ses eauX' glissevt avee rapidité. Lafoièt descend jusqu'aux premières habitatirKis ; plusieurs arbtes isûnt iCussi dftssémânés dans le village» qui est un des plus pittoresques de ^Auvergne. t ; • . . ^ .

Après Murols, la Couse suit le bord d'une petite plaine toute -parsemée de cônes volcaaiqties et se trouve grossie sur sa rive gaoohe par le ruisseau de. Chaleyre, dont Torigine (1480) est sur le tiachyto du.puy de Piouva, ptès la croix Morand et qui

. .. déploie ensuite sas sinuosités sur les conglomérats |)oaoeux, enr les basaltes y elb enfin sur les argiles sableuses. • * . . hk Couse ' ^enive à Sachant ^ petil village remarquable par

...les sources abgtidaiHes .que produit, déjà la lave du Tolcan

j.v.p.^ aa-^e dropte vif^atalors,:^ aprèaSaohapt, le raisiieau

' ■ làmHitêk^ Od'ddf tlii» Ml lé fêstiltat èb la jo&^stion des niissdauk '^^^^^é%iS^»d^fêà^'ei4^JêG»àt,^^ tdiid te» dMt desm-

^vSmm» 4a haut [My de Chagourdeit, dominant Ift vdlée de CSMuukFonr.

'Ijt^lit'dd la€oa<fe est entiëreme&t oreosé dan« la lève du fnxy^ dé ïlârtaMt. C'est au hatteaa des Gmnges qw l'on peut mieux' apprécier ht puissance excessive de l'eau. La lare descendue brusquement entre deux montagues et l'eau, qui L'4<Tait pas d'autre issue, s'est précipitée en chutes bruyantes 1m aspérités du courant. Elle s'est creusé un caTial dotft les TpBmM' iliB|08 >ei polies intestent son action séculaire, puis elfe <^-%omb«»«i boAdit sur les blocs qu'elle aeutelhés. EllerM&plit' gotiAM ptofbnds qu'elle a creusés dans kt pieirre lu plus », les déborde pour s'éUucèr et retomber encote, couvrant aûtiSÎ de «ou écume neigeuse les clochettes bleues de là Gam- ^|)ifaide ; ies bsuqucfts fleuris de la €&rd«mine et les dîmes étédes fteitonoutes 4 feuilles d'Aconite. Tous les <ymii«stes t^srtes les harmonies sont réunis dans ce lieu savtvagie, où ^pMlquefofs la rivii^ disparaît sous les démes de verdure. Le Vt^Ênm, l'érable, l'Oimeiiu et le Peuplier, le Metisier à gmppes ^dU rt les fleurs eachent quelquefois l'arbre lovft eâtier, l'Aubépine «^1 de ehaitnantes vuriéràs du Rosier sauvage, sont étages sur les flots de lame refroidis et végètent avec une vigueur inconce- "^rable au nuKeu de la vapeur que la Couse répand dans toute %k tiHée. Le puy d'Emigne et sa forêt d*arbres verts dominent "toutss les diutes de la cascade des Granges et ajoutent encore à leur efiët. Il faut avoir visité ces localités pour se faire une idée 4e la ftaicbeur de la v^tation , du luxe de fleurs et de parfums

* qffli ^t'y trouvent répandus ; la Mousse est encore verdoyante et fOïMs çà et là des coussins soyeux sur les rochers ; les M3rosotts éHfvent Mms fleurs d'azur et {orment avec le Populage aux OQvelles dorées les groupes les plus riches de couleur et les plus gracieut de formes. Les frondes découpées des Forugérts se èét outen t -et s'étendent; la Violette y montre ses dernières Heurs, le Papillon aurore vient animer la scène par son vol rapide et ses ailes orangées , TÂdonis par le bleu céleste dont

* il est &AMi , %t les (iifleaut saluent de leurs chàttts hanuonieut

le réveil de U nature et les fleon du printemps, sons la femllée de tou4 ces arbres qui descendent aux premières maisons du hameau.

A deux kilomètres ea des<«us des Granges est l'affluent dn ruisseau de Couran^o (rire gauche), qui recueille à Saint- Nectaire les ruisseaux d? Saint-Nectaire , deMopa, de lUTel on de Fredel, ou du monlia Foumaux. Ce dernier porte encore le nom de Lerenoux et prend naissance très-loin de Saiot-Neotaire, sur le trachx-ie. au sud du pur de Baladou.

La Couse coulant toujours sur la lave n'a plus qu'une pente très-douce ; on la voit très-calme au milieu des praities, puis tOQt-à-ooup, an village de Sailhant, elle se précipite (569), avec violwice dans le cirqoe qn'elle a creusé près du village; elle ralentit <x)u court ; se<: eaux pure^ baignent le^ lonfies verdoyantes des Callitricbes; il semble que, sortie de la r^on des montagnes, elle ail acquis ce cours paisible, attribut des rivières qui arrosent les plaines et les régions peu accidentées. C'est encore un contraste : la lave qui formait son lit lui manque tout à coup et (orme un large gradin oii l'on aurait pa voir «ittefbis une cascade incandescente dont les flots dévastateois portaient an loin la désolation. Le temps qui e&ce jusqu'aux souvenirs a changé la -^ne ; la verdure cache l'inoendie et U Couse s'élance èeumeuse dan« l'enceinte demi-circulaire qui lui sert de bassin. Un vieux pont semble placé exprès pour permettre d'admirer sa chute. La lave e^ cristallisée en prismes infumes qui rappellent W basaltes. L'ean commence à se diviser sur les angles de cette gTtH«ière oilonnade, puis elle s"élaoce en bondi<^anL Le^ jeu se croisent et s'enire-ehoquent dès leur origine ; ils se brisent en écume et leurs flocons, blancs OODOM la neige, et pre^qa'aussi légers, retombent mollement an pied du mur vertical qui manque toui-à-coup sous leur vive impol^oo. Une rosée éternelle s'éch.ippe des brouillards de U Coasc, la lanùne s'y d<>oomp^ise et l'arc^-en-àet aux brillantes s se montre quelquefois eomme un pont aérien suspendu s de ta cascade. Le bassin est orné d? Fougères doat s par le mouvonent de« eaux, s'inclinent et se r. QwlqiMS plantes, Wolées aiUeurt par le

toleilf cherdieiit un asile dans cette enceinte, où la Tapeur ae

forme et se condense dans tous les instants. Des Mousses yebu-

^^es en tapissent les parois et la Renoncule aquatique, retirée

duks une anse où la surOsu^ du liquide est moins agitée,

Insse onduler ses fleurs blanche't, fixées à leurs tiges sub-

*eau s*échappe sous le vieux pont, et le ruisseau de Farges fe^œud des conglomérats ponceux accumulés près du village i^ oe nom et afflue sur la rive gauche de la Cotise, tandis que ^ ^ lat rive droite le ruisseau de Couches lui amène les eaux ^•i^^«uit sur les argiles, en dessous de Treuil et celles du petit il^X de Le Braux. Celle-ci entre alors dans le long défilé grani- ^9^^e qui doit la conduire jusqu'à Montaigut. La lave du volcan ^^ T^ajrtaret l'y accompagne. L'imagination peut à peine conce- ^^^-^ la lutte efiravante qui dut avoir lieu, quand la Coulée in- ^^^^^<iescente du volcan de^^sendit dans le lit occupé déjà depuis *^^^S^emps par les eaux de la Couse. Le torrent limpide et le ^^^^^^e enflammé ont dès lors cheminé côte à côte. L'eau froide P^'^^'^^nant de la fonte des neiges de la vallée de Chaudefour, lutter de toute sa pui''>sance contre une énorme masse de en fusion , qui devait à chaque instant la réduire en urs et la projeter dans l'atmosphère. La lutte des deux élés dût être longue et terrible, et que pouvait d'ailleurs un pie filet d'eau sur plusieurs millions de mètres cubes de lave t d'un foyer aussi actif que celui de Tartaret f Aussi la occupa bientôt le lit du torrent, se substitua à ses chutes, cascades; elle s'étendit comme un liquide dans les bassins lui permettaient de s'accumuler ot de s y solidifier en nappes ^ue régulières et horizontales. Tel fut donc le premier eflfet <^tte grande éruption. Depuis lors la rivière a cherché à roses droit<^ ; elle a lutté sans cesse contre un obstacle ^lle n'a pu vaincre, mais contre lequel elle agit avec l'obstiioD des siècles. Elle a creusé son lit, comme nous venons de ^oir, à la cascade des Granges et au saut de Sailhant, a une ine profondeur et sa lutte continue dans toute la vallée. ^^Q de plus pittoresque que les bords de la Couse, pendant '^tjet de 5 ou 6 kilomètres : la lave est surtout profondément

eoopée wa Tillage de Venims. où Ton vott le rievz p b Roche-Louguey pTnmide de faiTe offirut i Ift fais dis f et de9 booles ^[w reaii a flûs à n.

Le 19 aTril 1896, no» enlrfaiies dan oette rallée f« oct Ie9 Tocften de jcfutite, tRzafTeneot Mtesses, 90vl 9 r ec ou Te rts d*ane belle r^ikatioii. De^ bosqaefs de PSil TBStres aa sombre feoilla^, en t^jûsaîent les Tenants es if parau eux des Cerisiers sanTages, entieiexiieiit gar leois fleurs, oonlrastaient par leurs Maaches coroDea, t des arbres que le gnrre des nuits dliirer n aurait pas abandEimiés. Ailleurs s eleraieat quelques Bouleaux qu traient leur tendre (eurllagep des Noisetiers qui ovfraien bourj^eoûs et plus loin , dans les espaces moins lesseni la Tallée, des Pécbers, eourerts de leurs fleurs roses, < dnperses sur les coteaux.

DiTers fllett d'eau descendait de petites rwOées lati un seul sur la rire droite, il prend naissance pr^ de là les prairies de Fontenille. Un antre sur la rive gaudie de IVttlas, Tenant du plateau de basalte de Thones>le-> mais le principal cours d*eau, aussi sur la nvegatH^e, dél dans hiTallée de la Couse, près la toiv de Rognon; ^est ] seau de Qniiuat qm est ku^steie asan compliqua

Sa principale source, tràs-abondante, est à Frerdefon commune de Saint-Xecture. Près de son point de dëpa! bit mouTtnr le petit monlitt de Prerdefont, reçoit en des Lentsoge le petit ruisseau de Sosède i,821) et un peu {rii sur la même rire gauche, un filet d'eau qui sort de la I grand puj d'OUoix. Après des sinuosités dans sa vallée tique, le ruisseau des Vergnes ou de Combre, arriTan de Thones-lenJeune, s'ajoute an ruisseau de Quinzat, q contre la Couse sous le pont de Rognon.

Alors le défilé s'élargit et la riTière arrire à Mon

le-Blanc, Tillage bîti en amphithéâtre sur Te granité et i duquel aboutissent deux ruisseaux.

Sur la riTe droite c'est le ruisseau de la Sagne, provei Beignatf coulant sur le terrain primitif et recueillant en ] le ninean de Pouzeaux, qui sort des argiles sableuses et la pépérite de la grange de Picosset.

^a jonction des deux ruisseavipi: de }4 Spumat,et^4ç^;.Gourfl99

^%iffhi^ Ççm^ Ofiule eiv.UgQe.dxoiite et $aQ^. quitter la ^coi^ée

:«^^taf<Qt;jus9¥l'à£hçmpeii;« ou^^^^ f^ît un çoqd^, preii^tea pa^-

..spuii^ Ifti^let^'omi^Q 1» Ciwx-R(wge (xive droite), et le xuis^sea^u

-Ji^1MMft df i Sw^Julien (f ive .gaw^ . . . ^ , . , ^ ,,,. .^

--*h A!Gb(^^p^i3^«IaX;Quse esVunepetit^ nvière, qi^^lqu^s. jtrQp

^Uf)30pt^j jet^tra^qf^f^i^^ toute la, y iUe«c laquelle est çonstI;^i^

—{Notiez mi^la hiw;Fpa^ie.«uf le grauHer^i^ rnisseau de^Lfuiei;;^

49.|l9Q(i|d2Mft; la . Qoufie. Iriye gauche), à la . sqrtie d^ Ja yiUçi^t

- WjpW plw^ icWi fÇi'est le r^iss^eau. de NpiU ^riy^ ^îf^U ? >i m .

^r Uift::pe^.iu^-:4^s/9u^ dq .CbampeU^: le&çt^ux. f^Q^a. Couse, sjo^^t

'-"PftWWiueaàiV^er.Jai j^ye ^ à y cfeuser. 4^3 canaux j^ittue^^jt

dans lesquels elle se précipite, et elle^*élaace:prè^ 4e)4,j^

AtfcyPWi w infennep ;q]i|*aHe a,pol!U; elle bpuiUoimt^ at jnBtQi|ibe

.iaM (Ui^ baiw|i,'.pui8 çoptinu^ son cours sous r^pbisage;^

> r,BH>a jiaM^.^m bottig d^ Kescheya gt y a .h ii fl |jjQi OTe J» ta;»? ^ . «Mi>li]i.'d,e.lU>jiW6U Là, eo. effet» Varrâte C0grao4 ûoi^^iin^to}^^-^ aai^tMt/foHi d^eilaiicafd^'Tartoet. La ,rivi^e y teomll^ fff^-^ qaies sauicea et ; «na antte autces assez ftboQdaat«i^,:«itu^.4N& d^JÉinog éadmaainaide Lavort» au milieu.. âeapramaa;>^e •9011 iit dans des aliuirions qu*eUearelle^jaôme Apportées ijMxidatiiMifl» et après uacoust tMJel sur la g9a»U#»{^le iffML eaux sur lar'rive* gauche de ^'Alliée* au boAUff.de ff < jC^^cuiéa^ oh eUa a aïs à Btt la roche primiliva. . ..(,

f.'i I- Nir/mr. .-'i . » ..-.-./ ■.-. ,..., . ,. .. ,. ;

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QBAPCTRKXni

JtaUe dM àmmtmiM dm r Ailler^

XjQ nivière de la Mône.

f Lq b«a^h:de la Môneest très-étendu ; la, source du Fontaine de 4iMn# se trouve dans le canton de Saint- Amant^TalIe&de/ à lenviron 14Q0 mètres d'altitude , derrière le ptiy de BÀliadou et'par QOBséqmat assec^ près du Mont-Dore.' Elle coule immé^ dâatemeiit suf les pvairies d'une vallée creusée dans les con:«> giemérats traohytiques; Â peine a-t-elle fait trois kilooïèftres qu'eSaittgoitrletrès^petit ruisseau de la Védrine^ Elle contiime loBgfeoqpa sur le même terrain , passe en dessous et ïausud de Mareuge (1034) evioiige bi^itôt, en la contournant > la lave du pojr^e Moiiteynald{99a}, Au^elà de Fontmaroel ell^aaltaqné'teette lave et y a creusé son lit Elle en sort à iWeémité à\L courant^ avec la source de la coulée et s'épanche - sur 4«s terrains d-amphibôlite» 'A Pont, elle reçoit sur sa rive gauche le ruisseau tràs^sinueux de Haut-de-Fohet, provenant dâ grand plateau de basalte de Mône et de Zanières et coulant aussi sur les roches d'amphibolite , puis immédiatement le tout petit rif d-Esquirat. Un peu plus loin, sur la rive gauche, descend le ruisseau de Cfaassignol. La Mône s^enga^e alors dons nue gotge granitique assez profonde, dominée par le plateau ba^ saltique deLenteuges et des Amats, Après avoir recueilli le ruisseau de Chabanne , elle court sur les blocs de granité d#Raiiàdlésy dans une gorge irès-sauvage, et arrive a\i moulin dé la-Varenné, où elle quitte la roche primitive.

Il ^^t bien probable que la Mône» dans tout ce dernier trajet,

A la.^vé et dénudé les blocs de granité qui étaient ensevelis sous

des c^o^ches puissantes d*argile sableuse, car on trouve encore

Çà. ^^ là quelques traces de ces dépôts, notamment autour des

basaltiques d'OUoix.

^53 du moulin de la Yarenne, un cours d*eau formé par la

'^^^^^ion de plusieurs ruisseaux, joint la rive droite de la Mône

^^^^^^ un endroit où elle a dû former un petit lac. Ces ruisseaux

P<^^^^x:it les noni»âéi:ileuten7lk4»QDre/dé Ckd|]mat, du Ravin,

le résultat de plusieurs sources naissant dans les ravins gile sableuse.

s avoir passé sous le pont de pierre, la rivière admet, sur gauche, les ruisseaux dlssac et de Vieux- Fourchât. Elle tourne alors un cap de lave moderne (coulée des puys de la et de Lassolas), sur lequel est bâti le village d'Issao^ puis '""Axiti la limite et les contours de ce courant de lave, sur lequel Té le village de Sain^Satumin, elle égayé \me jolie vallée, l^qiiefols profondément creblsée et presque toujours ombia^. » ^ti (ait un crochet sous la ville de Saint-Amant/Falloiâe ejdoueement les calcaires marneux qui constâtneiit ea ^Sioite» idus le puy' de Saiot^^tumin. Elle entre afer^avëC' ^ «^l'xre^daiis le canton de Yejre^Monton et continue soûDrecmrs. -"^Uilîeu de» plu9 belles praixies de la Limagne. . v i/ jsetsonvait autrefois un^iand lac* (416) alimenté pfti ses ^^ far lès magnifiques sources qui tsortent, à lUiendëv^de ^'^^X'^émitAde la coulée de: lave» et par un ruisseau, qui aigour*. <^%^j^ est le-pmncipariributadie de la Mône. Ce lac s'étendait: ^~ Ï^Uende jusqu'à Vèyre, où 'il se terminait en pointe, 9 qu*il a'élargissait beaucoup du tôtè de la Jonchejre, le Czest et Montofi.

I ^^-^ «wtpfès dtt domaine de Saint-Aljrre, mais au-<dessu8^ . sur ■*^" ^^e droite de la Mône, qu'à lieu la jonction du ruisseaa qui

^ ^^ ^^dalae'd'Aydat, et dont Timportance égale au moins celle ^ ^ei'Mânej Nous allons nous occuper de ce ruisseau avant "^^^ ^ ^' à Saint^Alyre le cours de notre rivière. - ..--^

^ ^^ ^%5ba9V»e?; ieîf fJus ^Ifiigaéesr son^«ituée» dtoa^ lô lûaelDE ^^^aÎQt- Amant , aii^de90Qus du village de Pessade,tauLéietii

4e PfJabus» {lUe^ sor teAt par de oombreuMs iiî^ues , squ» iui fourré (Je buis^na, de Fougères et de graodfa pla^tj$s berbaoées» puia ellea ae r^nia^ent pour former le r^ii^seau de Lavad^aut, bordé de Sphc^wj.m et de oi^rieux J)rQs$r(k* Il passe près dos Saignes, recueillant partout les suintements deterrayis| tQvir-*beuiL, coule en dessous» de Souveraad » où il pread l^ uouk de ruiaseavi de Zanières. Eatrç Zanierea village et le inouU^i il y a eu vu Iao limité au sud par la lave du puy de MoutejAard. Ce lac, îétréoi p?is du laoulin. s'élargissait easuite vers le uord Q^ arrivait par une de ses extrémités près de la Natae d*SspiM3SQ. Ce prolongement recevait Teau du ruisseau de la I^aise, ^aia^ saut sux le traobyte, au-dessus de la Martre, OQupaat la lave du puy d'Safer et recevant les égouttures du graud (^9ièr^ marécageux de ce puy, cratère désigné squs le ivem de ^gr a# 4^E9pina^^ (1080),

Apres sa jonction au ruisseau de Zanières, ce dernier prei^d la dénomiuatiou de ruisseau de Yeyreraa, et contourue, en eSi^ aveo uue graude ex^Atitude la large ceulée de lave sur la^UfelW œ village est bâti, opulée qui prend naissance au puy de la Rodde, assea r^procbé de Yeyreras. Le ruisseau a pou^ ri\'e!it le gramtei la lave ou le basalte. £n dessous de Yeyreras» jus^ qu'au village d'Aydat. sa rive droite e^t une roohe ampbibolique très-dure , sa rive ^uche est la lave du puy de la Rodde^ Cette lave a*aTauce en pointe dans la vallée^ au-dessous d'Aydat %\ se trouve alers coupée par le ruisseau; mais comnoie.lacwJ4e dea p^ys de la Yache et de La;ssolas barrait la vallée» que d*im auiM oft^ la lave du puy de Cbarmeat a*avauçait aussii eu m^ vaAt b peute du terrain, un barrage élevé et solide a arrêté lea eaux et W laç d'Aydat (889] a'e^t formé.

Après avoir séjourné dans ce joli bassin, Teau . s'éebaf^ i Test du laQi soit qu^elle déborda par désigna sa digue volçani^cie, soit qu'elle s*eogQu8re dans les masses de lave pour sortir ^ec» le Lot Çiu vers Pwiteix eu magoifiquesf seurœs d*eau pure^^

La ruiasieau d' Aydat ne quitte plus la lave h, partir dn, la(^ U traverse eftles arrosait les boiatailUs de la Pradas* eu dessoua 4e Fettaix ^ il a usé et oorrodé la lave malgré sa dureté. Ses eaax puiea sont souyent garnies de Fontinales. C'est daa9 It

bof5 de la Pmdas, que lui arrive à droite le ruisseau de Charboàif erftt ; mii descend de Ccmmols sur le granité, et un peu plos loitt, Il gaucfie, celui de Pralong ou du lac. En effet, rangea - lac d'Espiràt ('îtaît alimenté par ce petit cours d'eau et par deux au&es ruisseaux, descendant des hauteurs prauitiques de Montredon et de Rouilhat (830).

Un cap de lave moderne oblige le ruisseau à faire un détour, at il longe ensuite, dans tout son trajet et du cMé du nord, cette môme coulée de lave que la Mono oAtoie au sud. Après avoir pa^isé • tXL nord de' Saint-Amant, ce niisseau j)asse au sud de Tallc*nde, si'atigmente, comme nous l'avons dit, des eaux de se« "belles sources, arrosé les nombreuses prairies et les vergers qui' «XJtivrentl© fond de l'ancien lac, et oprre enfin sa jonction * la "M6ne, dans les prairies do Saint- Alyre.

Au-delà de ce domaine, la Mono qui. a reçu toutes ses eaux prisse 'à t^'èjrre, rafraîchit par de nombreux détours les vergers Si ^nommés de cette crmimune, coule au sud du beau village dés S^agftifesr, dont elle touche les maisons, parcourt encore dos pr$s^ver^ers situés' ^iir' le calcaire marneux, et atteint enfin ^ '^'v-'e gauche de FAUicr, après un parcours que Ton ne peut

pas' tf traiter à liioîiis de 35 kilomètres.

2 * X^m Ruinieau du Condro ou d'Auson*

pi^ôtbiM affluent de la rive gauche de TAllier, après la Mône,

"hfïÀireatid'Auzon. Sa source est à Fontfreyde (837), dans

^^*ÈMmme'ére Saînt-Getiès-Champànelle, canton de Clermont.

^^^^ niUBeâupoTO, sortant entre deux coulées de lave, dont

- ?^périeure qui émet la source à sa base, viwit du puy Noir,

^^^^^ jwêij d)8 Randantié. Les eaux filtrées à travers les scories

^'^^ é'ttlie admiiable pureté. Elles rencontrent une late noire

P ^"^ idrïtone et coulent dessus. Elles recueillent l'eau de

^^X très^belles sources^ qui s'échappent au point dejonctioti

^J^ feïamie ef de la grande nappe basaltique dé Nadaîllat {900}.

^^*^ Ariv^nt âtast Héms les prairies de Theix, templisseiit des

^^^ttjgsfftl) ao*1èilJ*e*nx pures, passent dans lé village mêttife, '

^^4<>*î* sutia'lave, font tourner plusieurs! moulins, r^t en<rent

la

dans le canton de Saint-Amant-Tallende. L'ancienne lave im puy Noir y pénètre avec l'Anxon; le ruisseau et la coulée so inséparables et cheminent ensemble au fond de la de Chanonat. Ils passent ensemble au moulin de Biiat: (a84]^ à la Bâtisse, à Chanonat (501), à Vanrasse et arrivent ensemble au château de Juilhac, dans le canton de V Monton ; mais là s*arrête la lave, en ajoutant à l'Auzon eaux souterraines (445).

Dans les temps de pluie, les ravins de Jussat, de Grergov et de la Roche-Blanche donnent quelques filets à TAuzo: lequel coule alors sur les calcaires marneux. Il mine lentesae la colline calcaire de la Roche-Blanche, passe sur le m terrain, au pied du monticule d'Orcet, donne la fraîcheur et vie aux riches vergers du Cendre, et arrive au village m en laissant seulement Montséjour sur sa rive droite. Il qui les calcaires pour entrer sur les allu viens anciennes, o& il pare pendant quelque temps les cantons dé Vayre e| de Po dtt-Chftteau, et se jette presque à angle droit dans l'A (five gauche] ; son cours est de 18 kilomètres.

Ruisseau d'Artier oo il'Avti4:

Les dénominations des ruisseaux et des petites rivièces s rarement bien précises. C'est ce qui a lieu pour le mis: d*Artièfes« Les uns disent que le Scatéou qui passe à R^ pu ce qui est synonyme le ruisseau de Tioretâine, se eA deua branches au-dessous de Saint-Mart : l'une (au noii4' Clermont), conserve le nom de Tiretaine ou de Bédal» V^g^i (au sud de Clermont), prend le nom d'Artières ou d* D'autres considèrent comme TArtières le ruisseau fui à Beaumont et à Aubières et qui se oonfond à Herb^ U l^ranche sud du Scatéon » que nous considérerons oom le véritable Artier.

Ce dernier à peine séparé de Tiretaine recueille les ^Qoro^^ des Roches et de Beaurepaire, et trayersaut les ^ardio 4çs $alins, entoure Clermont au sud co^npfie Tioetaind T^nV^ loppe au nord. Un filot d'eau lui vient de >Saint-Jacques ^

dépassé 1b moulin de PradeJle (350), lui arrive sur la droite

im ToiÊsmxk des sources de Loradoux, qui sort de Textrémité

^^ne des teftuobes du courant de Gravenoire. L'Artier passe

Tillage d'Herbet dont il prend le nom, jusqu^à sa jonction

wec Tautre Artier, peut-être le véritable, dont nous allons

intenant chercher l'origine et les affluents.

Stt pnncipaletsoarce est sur le basalte de Saint-Genès^Cham-

psànelle, à environ 687 mètres ; il coule bientôt avec qnelques

sisauosité^ dans «ne Talléa de granité, dominée par des obélis-

de porphyre et passe sous le pont de Ceyrat. A ce village

il admet le Bivau , dont les sources sont plus haut sur

li^ graniie, au domaine de Redon et au-dessus de Saulset, à 748

èrtres, L'Artier coule au pied de Montrognon, dans un ravin

ombragé) et avant d'mrriver sous le village de Beaumont,

il.estgiossi par le ruisseau de Boissejour, qui afflue sur sa rive

SPKiusibe (455). Ce dernier n'amène pas seulement les eaux de

1& fontaine de ce viUage, mais celles de deux ruisseaux bien plus

élcQgné^;, dont l^in a sa source sur le granité de Idanson^ à qaatre

l^Uomètres de Boissejour, et l'autre au-dessus de Thedde (86d),

px^esque à la même distance. La soiirce de Beaumont et une belle

^^uroe située di^os la vallée se versent daosJe.ru^seau, lequel,

^ un kilomètre en aval de Beaumont, est atteint sur sa rive

^A^ie fêî )e ruisseàtib de Clémensat ou de Saulseli C'estj en

^C^ , à od demisr village, au pied du pujr Girou , que se troure

^ jmacipale source; il prend l'eau de Cléoiiensat, celle de

^^Q&âgoit el de Bèsance, longe le puy de Chaumonleix et

^^^^^ à Aubier es par une charmante vallée toute ombragée

•^MTtires fraitiers. L' Artier traverse la route d'Issoire sous le

P^txt d'AubièréS et continue sa course au milieu des prairies.

^ i^BcueiHe un petit ruisseau sortant de la lave de Gravenoire,

^'^'^''deisus de Loradoux et passant entre le puy de Crouel et

^ puy de la Poix,' il rejoint l'autre Artier ou ruisseau d*Herbet,

•^ tous deux réunis arrivent à Aulnat.

Ah.'fhdeU de oette commune, TArtier entre dans le canton de ^>*kVdtt-Château et y coule sur le calcaire marneux (317); avec ^^^pents (fèsnlouoe. Il recueille un filet d'eau près du domaine ^•^'^ï'wpk», passe à l'ouest de Corraède et aux Martre^-d' Artières,

OÙ il attaque les cailloux roulés des alluvions anciennes. ^

creusé son lit dans ce terrain ; puis au-delà du moulin . v^

Martres, il entre sur Talluvion moderne et atteint la rive gaw^"^ de l'Allier.

X^a Rlvièro de Margnat.

AU pied de la colline qui supporte le grand village de regard-l'Évêque, la petite rivière de Margnat atteint TAIliei Elle change de nom plusieurs fois et recueille les eaux d*un* grande partie des cantons de Billom et de Vertaizon. Plusieurs de ces sources sont même situées dans les cantons de Vie le-Comte et de Saint-Dier. Les plus éloignées sont celles ruisseaux de la Serve et des Moulins. La première sort.dterrain primitif à Lezezis et Tautre à Gagne , deux hameaoKLT de la conmiune dlsserteaux. Ces deux filets d'eau entrent semble dans le canton de Saint-Dier, y prennent le des Égaux, font un grand détour dans la commune de Fayet entrent dans l'étang de la Gravière (596), presque au mêmepoi que le ruisseau de la Ribeyre. Le trop-plein de Tétang descei dans une vallée granitique, dont les versants sont garnis broussailles, et où viennent aboutir quelques ravins de la renne du château de Seyiniers. A Pincoux, canton de BilIoniK^o? vient le ruisseau de la Jarrige. Plus loin, au moulin Blanc, es^ la jonction du ruisseau du Pic, lequel descend de Mozun. peu plus bas encore arrive le ruisseau de Montmorin. L'ensem prend alors le nom de ruisseau des MaroUes, et coule sur im^ "• fond de granité (371) qu'il a mis à nu en lavant les argiles ïï'T^ s bleuses qui le recouvraient et que Ton rencontre à peu de di -i -Iw tance, des deux côtés de la vallée.

Le ruisseau des Marolles rentre sur le terrain tertiaire ppr^ — ku ne plus le quitter et grossit par l'arrivée de deux ruisseaum -^ ' à droite, celui d'Eglise-Neuve et le ruisseau de Marcillole, - ^ gauche celui des Guelles, affluent à Farveux. Continuant = ^* course entre les argiles et les calcaires marneux, le misse des Marolles entre dans le canton de Vertaizon et passe à E^pirat-Reignat ; mais un peu avant d'y arriver, il reçoit le rui seau d'Angaud, dont les sources sont à l'étang des Mort<!(, s

la. limite des cantons de Vie-le-Comte et sur les basaltes des Botes, dans le canton de Vio-le-Comte. Ces deux sources réuà Serpanoux, s*écoulent sur un lit de granité qu'elles ont mis à nu et rentrent bientôt sur les argiles, où elles recueillent un ruisseau qui prend naissance à la Roche. Le ruisseau d'Angaud, souvent à sec, va traverser Billom (359) et c'est seulement à un kilomètre de cette ville que vient le joindre (rive gauche) le ruisseau de TÉtang, lequel est composé luimême de plusieurs cours d'eau , parmi lesquels on distingue : celui desRochettes et celui de Brelet, naissant à la base des basaltes de Contournât ; celui des Rivales, descendant de Lavaure et se rendant dans celui de Brelet , et celui de Saint- Julien , arrivant des grands bois situés sur les basaltes , près de Clermagnoux.

Au-delà d'Espirat, le ruisseau prend le nom de la Jauron ; il continue sur les anciennes alluvions qu'il recouvre de celles qu'il dépose aujourd'hui, et après avoir traversé la grande ]t>ute de Lyon à Bordeaux, il prend la dénomination de rivière de Margnat et se jette dans l'Allier (rive gauche), à un kilomètre de Saint- Aven tin, dans le canton de Vertaizon.

On voit que le bassin de ce cours d'eau est très-étendu, et il ^7 a, pas moins de 27 kilomètres entre sa source la plus éloignée et son confluent.

Xjo Hiiisseau. do Oulliat ou dos Clialards.

Les eaux du canton de Lezoux et de Billom prennent deux ^Uiections. La partie orientale de ces cantons s'incline vers la ^^éedelaDore, la partie occidentale penche vers l'Allier. C'est ^^^ ce dernier versant que se dirige le ruisseau des Chalards, ^^tlt la réunion à l'Allier a lieu (rive droite) h deux kilomètres

^ Village des Chalards. Une des sources de ce ruisseau se ^^Uve dans le canton de Vertaizon , dans la commune d'Es- I^^*^t. Elle a formé autrefois un petit marais ovale, reposant

^^ calcaire d'eau donce. L'eau qui s'en écoule continue sur ce ^^tïie calcaire, passe à l'ouest de Moissat-Haut, puis au Charles ^^ ^titre dans le canton de Lezoux par la commune de Seychalles

OÙ elle t dû former autrefois un lac étendu ou plutôt u peu profond. Elle se joint , au-delà de Sejchalles , aa des Chalards.

Plusieurs autres sources de ce même ruisseau prenn sance sur les argiles sableuses et sur les allurions lert canton de Lezoui, dans la commune même de ce nom éloignée rient du bois de Picot, une autre de Lemp leurs eaux vont isolément aKmenteir )*éiang des Crottm ses beaux Nénuphars blancs. En sortant de Tétang, le

se dirige au sud ^ sprt pep^ai^titP^lq^Ç'teiliMié^ lim les cantons de Yertaizon et de Lezoux, mais au moj Courbe assez brusque (321)» il rentre pour n*en plus se le canton de Lezoux, passe à la Verse, puis au pont di où il a formé autrefois un grand marais, qui s*étendai Lezoux. Ce cours d*eau, aundc^ ^é la grande route, le ruisseau de Sejchalles et un autre petit ruisseau ; il en faisant une foule de petites sinuosités sous le mon Lemptjr, sous celui du Puj, passo au Bourgos , à Ville enfin à Culhat (300] , où lui arrive a droite le rui^rseau mandeur, sortant d*un petit étang (365) et recueillant des ravins du Petit-Bois. Au-delà de Culhat, le ruissè à Touest des Chalards et atteint bientôt TAllier (envi Son bassin est assez étendu , et son cours est d'enviroc mètres.

Un ruisseau qui passe au Bassinet et à Collanges a médiatement dans TAIlier. Il en est de même du ruL Vinzelles dont Torigine est sur les anciennes alluviôc que son cours cr>t presque entièrement sur les alluv derncs.

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