‹ L'eau sur le plateau central de la FranceChapitre 15 sur 43 · CHAPITRE XrV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XrV

•atite dr» MÊmeuf «le r Ailler.

Ji- 1 -.

IlAa MoA*f|e.

'^ source de la Morge 5;e trouve dans le canton de Manzat

<tir lu granité, prêt de?< hameaux de la Tronche et des Sauniers

1^1) dans la partie nud de la commune de Manzat. I^ ruis^^eau

. ^i^ule d*abord de Test à l'ouest en sens inverse de la direction

î^© la rivière prendra plus tard. Au moulin de Troinat, la

^Wgé reçoit (rive gauche) les filets d*eau de LAty et du bois

^ Servat, puis elle se dirige vers le nord, passe entre les ha-

''^^ux de Freissinet et de Marnioizoux, et reçoit au moulin de

^ Bussière (638) (rive gauche) le ruisseau de Margon naissant

**^ dos Hicbarda. Un petit lac a dû exister en cet endroit et

* ^^116 soxtie de ce bassin, la rivière s'engage dans les porphyres

^^. Saîni-ÂDgel» où son cours éprouve de nombreux obstacles

'^^queh aile échappe près de Puy-Fanghoux pour recueillir

e droite) le ruisseau dos Sardiers, naissant au dessus du

^ ^^l«ige de ce nom près des Barats et se compliquant lui-même

nisseâux de Manzat et des Cheix. A quatre kilomètres plus

9 sur la même rive, aboutit le ruisseau des Pâlies qui prend

eaox du moulin de Las-Fontas, de Rochegude et du gour

"Xazana. Puis vient à gauche le petit ruisseau de Chabot,

t de l'étang de la Prade à Montgondole, et à droite, au

iê Péry, le niisseau des Salles.

Â]>rë$ plusieurs contour^j la Morge sépare. le caJito|i de.lttan- .zat de celui. de Menât, recueille .à droite le filet d*eau.d^Bar- , dons et s'échappe de la Gravière où elle add foimipr un pelit lac. Elle entre. alors dans le canton de CombrCDd^» et> appas. avoir coulé pendant quelque temps sur les granités et les porphyres, elle atteint T^uent.du ruisseau de la Palle;(rive gauche)* ' . Ce dernier a. sa source da^os le canton de. Menât aux Gilardis, commune dja PouzoU II passe au, moulinide Piaule^ ^9 dessous de Serverant. Le ruisseau de Mazières. contournant uae. butte de porphyre pituée au dessus de S^ryerant» vient joindre la rive . droite du ruisseau de la Palle, et ce petit coucs «d'eau s'engage daqs un xavin hoisé, oii le granité, 9ou,vent traversé par des fi- Ipns.de porphyre, occasionne de nombreux -détours^, Sur la rive gauclie arrivent !es ruisseaux d^sRioux et de <la Pfetjite^esse venant,tou^ deux deis bois de Blot-rEgU$e, et. le cours d'eau eiUr^ dans le canton de Combronde pour; atteindre la Jdbrge à Laroche. . .. ^. • «•}. .,.-11 • . , ..

La rivière présente alors une série de petits étrangleMents, souvent. formés par des saillies de porphyre qui ont dû constituer une série de lacs allongés et étages depuis Larciche jusqu'à Sainl-Myon (348).

Les villages de Bourret, Cebazat, de Moulin-Neuf et du Pont, ainsi que le moulin Barbe occupent les bords ou le fond de ces anciens lacs*

Dans ce trajet de cinq à six kilomètres, laMJorge reçoit sur sa rive droite quelques filets d'eau seulement, venant de Bonneval et de Montcel; et sur sa rive gauche, le ruisseau des Rioax venant de la Rochette, et le ruisseau des'Ooiuches-dont les deux petites branches sortent du granité, piles des iGirauds dans la ooBimune de Champs. <

Apres Je moulin Barbe, la Morge sépare les cantons d'Aigueperse et de Combronde. Elle a dû formée dans oederrûer un grand lac, sur lequel nous avons donné .quelques. détails dans nos Epoques géologiques de l* Auvergne. Sa digue était formée par les porphyres de Saint-Myon que les eaux n'ont pu user qu'avec une extrênje lenteur.

Plusieurs ruisseaux venaient se rendre- .dans le lac de Com-

bt^oiade ; un seul sur la rivé gauche, le ruisseau de Creuzet

des porphyres des Bardoas, de Tétaug de Giat et en passant le ruisseau dos Combes près du château de I^i^- X^^cnsière. Stir la rire droite alBuait le long ruisseau de TAise iK^fiLÛRsaat 8ar le granité dans la commune de Charbonnières-les- V"£^iJlwprà8 de Bogros et recevant à un kilomètre de sa source, s-^aiilseau de Ghanteloup dont la source distante de cinq kilosort du granité derrière le puy Saint-Bonnet à deux ].c:»snètrô9 do gour Tazana.

u antre ruisseau venait joindre la mémo rive, celui des

es qui passe à Combronde. Au dessus de cette ville, il se

xxmme ruisseau des Rivaux; sa source est dans l'étang du puy

t-Boimet dont il sort sous le nom de ruisseau de la Ganne

(.^•Xôyil passe près de Lachaise, en dessous de Buchaille, il

^oit le rif de Lalong et les eaux des bois do Grande-Combe.

'^^t alors, C(nnme nous Tavons dit, le ruisseau des Rivaux

j va.squ'à Combronde (392), celui des Saignes quand il atteint

l^ Itfoige.

échappée de sa digue de porphyre, la rivière passe à Saint- ^OQ, puis elle atteint les terrains sédimentaircs et ail u viens qvi*elle ne quitte plus jusqu'à sa jonction avec TAllier. Dans les ^^^^>nâmunes d'Aubiat et de Cellule, la Morge a dû alimenter de K'î'^nds lacs peu profonds, pu ses eaux devaient s'étendre sans obstacle. Le fond de ces lacs constitue maintenant des plaines *^'*iles (887), un peu marécageuses, sur les Iwrds desquelles on ^^^it loà villages d*Artonne, Bicon, Aubiat, la Moutade, le Choix *^^«^tiiiort, Cellule, Saulnat, Chaptes, Beaurogard-Vandon.

Après ses sinuosités sur ses propres allnvions, la Morge

^b^xulmiDe près de Pontmort, le canton de Riom et entre dans

^^luî d'Ennezat, qu'elle traverse dans dans toute son étendue.

£^lle>^ roulo ses eaux qui parfois tarissent en été, sur ses allu-

'Oa sur des alluvions anciennes qu'elle a remaniées et ne

aucun cours d'eau sur sa rive gauche. A droite, vient le

7**^i^ ruisseau d'Andenouse, naissant sur le calcaire au-dessus

^^erennes. Ce village est bâti sur un cap de cailloux roulés

domine enoore le fond d'un ancien lac (328) de la Morge, lac

la digue calcaire se trouvait au village des Martres. Cette

àiffùe a dû*ètre prohiptementa«ée et Im ririère oootuiue daoi dnerânéè dPàltùtioii eurent ombragée bu bordée â» pminfMi. Elle plLS^' k Châmpeyrottx V'h YilleneaW-è'Âbbév >k Binieit)9tes'(9(>l), 'fait ^ni crochet tres-marqué à la.CdtBrRougl) et i[Vaiit ^6 >^itcëit le canton d-Enncoat, accueifie lelfiédAt fmr W jrife droite *(295}. • ■ •-»' ; • . -, ."-lu. o .. vi.-.. *fi>

Le ti^j^ j)e {à Moigej dans le canton derMaringadâB^ M COM t ét^itiuiôtiTf ; éHe a creusé sonpiit ^ans. des oouehesj^niasaiitds de sable et degrarier; Le ruisseau d'Aqdoux' bit .Mt^is^tioii k Mayihgues méipe {nïfi ssr la rire gauoUe de»la Hoq^ qai longé là^vartiè'sfud de ta Tille. Ce.rnmeau, le derniefi affluent de^dette riti^^ recueille* leii eatix d*im Taste?diélàbmaiêMi.4b r^itTCi^ lacr de la bimàgne^cW-à'^dire de la^.gKindei)>laiii<ft sur les*b<M^ de laquelle se- trouyent les villages deJPftgnaitf (910), SUlttt-Àndré (895), Tlroret (3110, Sardon.{845) , atc. .. . ,.. ^

'BA^TUfl'deMacringuesv la rÎTière fait plttSttute.détooirB «p^ pir^fiatit sa rire* gauche contre les anciennes aBariatt^ déposées )^r rÂtHe^ et donnant sur sa riveldroite, libre. cours à son etténâion.sur'leitallnvions modernes de TAllier dont > elle peut aussi reftgndiquer sa part . . • : ; ,

i^é à^ètitéoti V la hriretalno Oxê. le Id^dat^

LaTilledeClermosit., sans posséder dernière» est entourée de sources et de ruisseatvx 4'^^^ Tives« Elle ^t enveloppa par le riHsse«Q de Sit^léon^ qui prend Aaissanc^.sous les ooi^léi^ de iaTis .moderne, et qui, au-dessous ^, Sa^int^M^^ ^ç^^divise es deax branches, dont Tun^ pissant au ouq^d de la viUe. devient le reisseau idè Tiretaine , u^dia que , celle qui plisse au sud-est le vHÎsseand'Artier. ;..■ . ,,n , j . ..

he SoatéoiT a ses premières so^uçees i},)a.Fpat-de*r^l)ia (89;K) et àFoQUtnaS:(7CH}, ittmis.ii.quaAi^ kUaçoèU^^ de 1^ hase, dfi puy de Dôme ^ Cette montajpe peut âti^, qonsidérée csonmie fournissant >Qae partie des eaijix de ces spuxce^,,.en iirrétaDt lés nuages el^ en; absorbant leurs ; vapeurs.; Iiors^ue de. sa baçe domitiq«M; oareut gagi»c Clerpiofit an suivanf; 1^ cours rapi4e des eaux, on traverse d*abord un esyade aride couvert de sootîe!«

bioesde ÏKfés dont Torigine est à la Imim de la montagne, •mrtfftrené la toute de Bordeaux, on laûne à dvotte le ohâtaau de Montrodeix (920) et le hameau du màrae nooi , l'em entre dans un chemin Bsmez étroit, garni des deux oMn > gto»' blocs de iave. Qa commence à rencontrer des maisons tx^urées d*arbres, et même des prairies qui indiquent la préet tmn. En eiSet, on arri%-e à la Font*de-rArbre, hameau •ur |pi laTe, et Ton poit quelques filets d*eau qui s'échappent «Mdée TOlcanique et commencent un r ruisseau qui porte dies Gâzadoux. Une autie source, plus abondante et ^oteeée^da^gfoases pierres, sert aux usages des habitants du f eUsMt admiraUement limpide* A peine a-l-on passé 'c»Ht-é»4*Afbre, ^ue l'on arrive à Fentanas, vills|^ situé la TnUée et enoofe bâti sur la lave, qui y forme une petite a«aoe désignée soua le nom de C/mquet-éT Autour. Plusieurs •^échappent de cette lave et vont réunir leurs «aux à '^'^s de la TuUée, que nous allons bientôt suivre à notre, tour, ton Toit des filets d'eau vive qui sortent d'une roche ; de tous càtés, on rntend le bruit des moulins qui comixcxmt à Fontanas pour ne finir qu'au-delà de Hlermoiit» ne souroe plus considérable que les autros sort avec bruit i d'un iftnoiea moulin^ bâti au niveau. .du ruisseau de ^*ont-de-rArbre. On appelle cotto belle source U Canal, ^grossit oohiidérâblement le ruisseau , lequel reçoit aussi ^^O^tamas le petit èours d'eau de Montrodeix. Cette grande ^ ^^^itîtité d'eau qui existe dans le village de Fontanae^ est enaù^nïentée psr une tr^s-beli? source, qui b<miHonne dans fmirie^r le bord du chefnin. Cette source sort par pluooreftcrres, et Teau arrive avec assex de force pourim- ^**^**ier un mouvement continuel aux graviers qui se trouvent au '^^^■^^dtt biluKiin. Sa température est de 9 degrés. Aussitôt soMe, ^^*-*^* /épiache stir une herbe allongée, constamment couchée le pbién dn liquide , et se répand en na^pe au milieu de brilé («airiè. Plusieurs plantes aquatiques d'un beau veii, sHioenl par le^r balancement continuel le mouvement des dà'bâisiil, qui s*écoulent ensuite avec rapidité et vont ""xMatir à'eeiles du villufte.

Pour jouir de tout l'effet que produisent ces eaux limpides, il faut suivre le cours du ruisseau. On est arrêté par des moulins ou par des maisons bâties sur le bord de Teau ; mais en descendant toujours, on arrive dans une gorge assez profonde et creu^ sée dans la lave. Auprès du dernier moulin, on rencontre encore une petite source dont les eaux se rassemblent dans une auge de pierre. On est alors tout entouré d'eau, dont les roues des moulins dispersent les gouttelettes ; le trop plein de ces moulins et plusieurs cascades en lancent encore dans Tair une nouvelle quantité qui retombe en pluie fine sur les Mousses dont les digues sont couvertes. La blancheur de ces eaux écumantes contraste avec les masses de lave noire sur lesquelles elles s'épanchent, et avec les bouquets d'arbres que l'humidité entretient dans une perpétuelle fraicheur. Des blocs de rochers, détachés de la vallée et entraînés par le ruisseau, restent amoncelés sous ces voûtes de verdure ; ils s'opposent au cours de l'eau, lui font faire mille détours, augmentent encore le. bruit des cascades, que couvre en partie celui des moulins et disparaissent sous les Fougères et les fleurs.

Le point où Ton peut le mieux observer toutes ces chutes d'eau, est une portion assez bien conservée d'un aqueduc romain. Il est construit en béton très-solide, et reçoit les eaux qui s'échappent du moulin. A une certaine distance, il se diviso en deux branches, dont l'une conduit des eaux destinées à arroser des prairies situées entre Fontanas et Royat, tandis que l'autre est dirigée vers le nord et longe les prairies de Villars, en y réi>andant ses eaux.

La majeure partie du ruisseau de Fontanas suit la pente du terrain et se trouve plus ou moins déviée jusqu'au village de Royat, pour arroser les prairies et les vergers.

Le ruifiseau de Solignat (846) , naissant en partie à la base du puy de Manson, se verse sur la rive droite des Gazadoux, ainsi que le ruisseau de Vaucluse, qui descend du bois de Royat. Après cette jonction, le ruisseau se nomme Tiretaine ou Scatéon, il recueille encore des filets d'eau vive qui souvent ne sont pour lui que des restitutions, et avant d'arriver à Royat, il reçoit encore stir sa rivé gauche l'eau d'une source

ve

xiia^^:çL mfique qui sort de la lave. Le Scatéon entre sous l'(Hnbrage

de ^i^i^^ux Châtaigniers, traverse de beaux prés-vergers et arrive

à IL<;i>y^at. Dans le village même il y a plusieurs fontaines abon-

daa'K^^^; toutes se rendent dans une gorge très>étroite que le

rui^^^^^au a du creuser dans la lave avec une extrême lenteur.

Là «Lj^:z:m est étonné de la quantité d*eau qui arrive de tous côtés.

On :■::■- ^entend que le bruit de$ cascades. Partout la Mousse

s'ét^^:M:M.4d en longs tapis sur les roues des moulins, et couvre les

s de lave dans laquelle la vallée est creusée; le soleil X pei;ie pénétrer sous les rameaux entrelacés des Noyers tous les arbres qui penchent sur la vallée , et les Châers qui couvrent la base du puy de Chateix descendent 3 sur les rochers qui bordent le précipice.

5t près du ruisseau qui coule avec bruit sous cet ombrage, ouvre la grotte aux sources si souvent dessinée par les Sa largeur est de 8 mètres, sa profondeur égale , sa r et le point le plus élevé de la voûte est à 5 mètres au- » du sol. Elle a été creusée par les eaux qui jaillis^nt a. lave par sept ouvertures, et qui ont entraîné une partie meuble sur lequel reposait la coulée volcanique. On ette belle eau sortir avec abondance du poiût de jonction Isive avec le terrain sur lequel elle s'est épanchée, et.tom- Cl. cascades, dont les eaux réunies forment le ruisseau qui la grotte. L'humidité et la température uniforme qui nt constamment (Teau oâre une température presque te de II*') entretiennent à la surface des parois des d'nn vert magnifique. Ce sont surtout des Marchantia ques jBw?*U5 qui deviennent roses en vieillissant. Toute est couverte de ces petites plantes qui cachent la surrocher sans faire disparaître ses inégalités. De larges divisent la lave sous laquelle se trouve la grotte, en ^ prismatiques qui restent suspendues ; des touâes de e sortent de toutes les fontes où quelques racines peuvent les longs rameaux du Lierre couvrent toutes les suret la lave, qui, dans cet endroit, a plus de 10 mètres d'élur, supporte des maisons et d(^ grands arbres qui dominent la vallée. On a peine à croire qu'un site aussi beau ait

été autrefois désert, et l'on se feportê avec peiae à cette époque ékngtiée, où une' lave ÎB;eaudesceate, desoeadant comme un fletite de feu, est Tetrae'terminor scm cours dans un lieu qui ii*oifre plus que des eaux et de la verdure.

Uà peu plilksbas; à Toipect du nord, se trouve encore une autre ^tte creusée dans la lave; c'est celle qui fouruif les eaui à*Ia ville de ClemKynt, laquelle les restitue partie à TiretÀitië et partie à TArtieh Cette grotte est moins vaste que la précédente : ê^ profondeur est de As. mètres, sa largeur de eîaq et sa hauteui* de 2 mètres 30, au point' le plus élevé. Ici Tart est vébu ku aiefcours de là nature. Tous les filets d'eau qui sortaient par dessous' la lare ont été amenés dans un beau ba«sia. On y a'mêmé lait arHver, par une roùte^uterrainé, une source qui'M'placéë au'^desiiis' dé la première grotte, et qui, à cer-^ taineS épbqùes, y verse la partie surabôndanle de sceaux. Ces souH^es' vieuÂeiilt se i^ndre par dix ouvertures "danë un premier bàséinf, 6ii elles dôpottent' le sable et les graviers qu'elles «ot entraînés, et leurs eaux réunies, versées dans "un autre bcnain , tombent iiÉi^édiàtement dans uh ôanat qui Isfs éondfuit à' Cformoili^; ■•■'■•■• •■ ■' ^ •'• "ï----

Au ixkkmiëiit où le Soa^b ou ruisseau dé Tiretaine nàHéé Royal, 6ti^ voit itir sa rivé droite* Tafiuaut du ruisseaii des RiValii^ quelqbefcSs à s^, quoiqu'il recuaiUe aussi Im égouttur^' du îMvtii de Oravendâire et' de la petite vallée, isitiiée 'en deaftoUs ^6 Cbaradé. Le Scatéod arrive à Saint-MaH, y {kreod \é trop-plein dés' eaux ttîi'nérales qiir ohl déposé sûr se^ bords dét' niasses de calcaire conèrétionné. ' ^ « .

Cest un peu plus loin, vers la Saigne, que le Suatéeu se partage en Tireiaine ou BidMiet mAHier. Nous abandonnerons ce dernier (qui passé au sud de la Ville, pour ^er'dtree^ temeht à l'Allier) dont nous ^'6nons de' décrire le coui^, ^t nous sûivtioni Tiretaine ou Bédat, aiOuent de la Morge. Le village de -CJiaiaailtères ee trouve entre les deux raisseau-x;

k peine la séparation est*^lle faite, -qde tentes lés souices de ia vallée do Villes afiluent sur laiiVe gauche de Tiréiaioe. Ces sources sont asaes nombreuses; la plus élevée altmenie les fiMitaînes du village. On en trouva bientôt une plus alk>n«

danU duos la, violée. EUe sqrt, tn l^aut d*una prairie, dfs iiiter-- 4». la , iar# <ki Pariou. De ..grandg Ts'oyeri^ coosunreAt frak^eur ai) norûi^ du ^is, et «es Qa<ux arrosent un Y^fger tégé par las hauteurs voUiues.

XJu peu plus bM« une aeco^de aource placée duos lea mdmes ilitim^ apporte pon eoQtingeat, Ellf est ûQychie {«apdant l'^té lasl^ Ung^ fipuilles de la Bardaoe, spus lea touffes d*AroijQs et $aus (as rameaui^ ûexiblea du Tamus. Â peine apprîtes ^w^ fuyaat sous le feuillage et descendaait rapide fit, l^ plus belle de toutes sw source^ est à Fontxnorli là s'iinétQ l'une des braacbes du courant de lave de Parieu. ( e^uiL /sortent eo^ bouillounant eatre la lave et la coucUs de iliottx.^ulés. qui indique le lit d*un ancien r^is^oau. Ces eaugc- contribuent .beaucoup à Tagrément du pay^^age, et oiq^ les*.pginta de rue ne soient pas rares en Auvergnet i 49i|t on jouit du haut du rocher de Fontnnirt se préseute un M de grandeur et de richesse que Ton ne retrouve plus le» jAQetagnes.

(UÎaeeaa, de . Tii»uine , après a^oir recueilli es^re la de Beaulieu et un petit filet d'eau naiMant derrière ^^^rà^iUe« i^HtWf Clermont, passe sous le poi^t de Foi^tgiève ^.^ ^ovs le pont naturel de Saint- Alyce. A^ce dernier point abou- ^ U« tQUt peii;^ ruisseau venajat de Montjuset, Tiretaine passe ^<^txr^. Clermont et le monticule bitmnioeu^ du Calvaire, et. près ^ - «:^fi^ dernie?/ «ir ae rive, gauche* vient le ruisseau de . Qbam* '^^'A^Ue» ^tti.nait derrière le basalte de Prudelles^ et rallie aussi les ruisselets qjgi descendent des Côtes et Àe Chan- Evss,^ Les, trop-pleins de Clermont se déchargent sur la rive ^^%«t ll^ b^Ue source de Bien- Assis sur sa rive gauchcu Tire- 1^* ^^^. aei>iirV>ge encor» en. deux branches, derrière TégUse des , ^^^XTaes, et ces deux branches enveloppent Montferrand, oouraut ^ ^^^bre d/eeiSaules pour se réunir encore vers la Croi^-Dorede. ^ ^^^^^ntîmia son cours peu rapide vers Test, et va passer entre ^^'^^ «t Malintral (338), où il prend le nom de i»iiseeau RoÉttiètes ou du Mas-, taudis qu'une àe 9es déviatiees ^^^^ 'lôent rejoindre au pré Moulin porte- le nom des Gueljifs

été autrefois désert, et l'un se reporta av ^ /.ussat, se trouve la éloignée, où une' lave ÎBeaadesoeute Jidiaux ou des Chaux, fleuye de feu, est vettoetènniaer ^ .y nous allons recliereher n'offre plus que des eaux et de la .^^^«aarces abondantes, dont Un peu plùÈ bas; à Taipecl /^(ouléen de lave. Telles sont autre giotfa ereuaée dans ^ y !^ de Saint-Vineent (435) , sous eaux àla ville de CleimcMîl >^ sont les sources de Chanat , tainê et partie à rArtiéti. /ti^Donce et qui viennent rejoindre précédealé : ia profonâe ^ ,y'^/er reçoit à son tour celui de Coret aa hauteur de' 9 ih^ v^* '* Mouteyrp (793; , prenant en est veiiu au flefOOttra y -t^LaU courant au hameau de TÉtanfr et taieAt par dftasttUS' >>-'' i^ie petite vallée, pt^ur joindre le ruis- Oq y a^m^ià W y ^>*'^a«'' ^® ^® village, sortant aussi de la quiéSCpkcëë' i*-^' ^jn^seau, et en face de Saint-Vinrent, sur taineS iS^fibqtf j^^^^^Llfi ruisseau de Sauvctas. Outre les hcUes aoûKïëSiVb /'*j^'''^,jçues de Textrémité d'une des branches du baasitf/fr' ^'^.«i"*''^Pftriou, opjKisée à celle de Fontmort, le eatrain'' ^^^ r^ recueille encore le ruisseau de Chauzelles, ma ; ♦ '^^^Laet y^^^^^ ^^ Sarsenat, celui des Combes (699),

^^^ ir^'^^'^O'» ^®"^ ^^^^ cirques de Ternant et de la fon-

\j^*^. D est vrai que souvent ces petits affluents du F -^*^5invetas perdent leurs eaux dans les sables volca-

j^a^^pottolf mais elles doivent se retrouver à rextrémit»? fil^^tde l^re, à Nohanent.

i^^'^^^n de Sayat, grossi des eaux de celui de Sauvcta'?,

'^^ passant celles de Blanzat, c'est-à-dire de Féligonde

j***^^!- Vincent, et après un détour sur les calcaires, passe

^^^i (358) ; il traverse la route de Riom à la Maison-Rougo,

* (iditise en plusieurs branches qui se réunissent en anionl

^ AiWàVi des Vergues, pour se verser ensemble dans le mis-

jja de Tiretaine.

I^iaine prend alors le nom de Bédat; il passe à Kpinet,

^ Saint-Beauziro, puis à Chap^ies (312), dans le canton

j'jmiesat. (Vest h Chappes qu'il admet sur sa rive gauche

im cours d'eau assez compliqué, le ruisseau Je Mirabelle ou

Je Gerzat.

Xous somniP*« obligé d'aller «hercher une «les si>urco< »lf oo

dernier ruisseau jusque sur le granité du cautoii de Manzat, dans la commune de Charbonuières-les-Varennes, près des limites de la commune de Volvic. Ce premier ruisseau, ap[>elé de la Ganne ou des Calovas, et encore le ruisseau de Viallard , descend immédiatement dans une vallée granitique et porpliy* rique. Il passe en dessous de Viallard et de Rochevert, et arrive à Volvic après avoir recueilli le ruisseau de Marcenat (G08}. Toutefois ces eaux se perdent souvent daus la coulée de lave de Volvic, mais on les voit reparaître à Volvic même, sous la forme d'une belle source qui sort entre les deux couléas volcaniques. Le c*ours d'eau qui en résulte reste pendaut quelque temps sur la coulée de la Nugère et en sort vers la Chabanne, où il reçoit le ruisseau de Lavaux, j>ruvenant des sources de Malhauzat et de Vinzelles (737). Après ces apjKjrts d'eau pure, le ruisseau, longeant la coulée de lave et arrosant les ileurs des prairies, est encore augmenté j)ar les sources qui s'échappent de la lave à Marsat. Il coule au i)ied du grand plateau basaltique de Mirabelle et prend son nom. Bientôt après il passe au village de Ménétrol (338), qui cherche aussi à lui imposer son nom. Le ruisseau de Marécliat, conduisant une partie des eaux de Saint-Genès-rEnfant, arrive eu dessous de Ménétnil, dans le ruisseau de Mirabelle; après cela ce ruisseau se divise, tout en recueillant les suintements et les iilets d'eau d*un ancien marais, aujourd'hui fertile, où se trouve Cœur (336), Gerzat (331) et une foule de domaines disséminés.

Après la jonction de ce ruisseau compliqué, c'est-à-dire audelà de Chappes, le Bédat, l'ancien Scatéon ou Tiretaine, recueille sur sa rive gauche le iilet d'eau de Targuât, dont la source est au Peyroux, puis, après d'assez nombreuses sinuosités, il arrive à Ëntraigues, village situé sur un cap calcaire, entre le Bédat et la petite rivière d'Âmbène, qui afflue sur sa rive gauche (311).

Ambène e^t le dernier affluent du Bédat et cette rivière est

aussi compliquée que les précédents ruisseaux. C'est encore

dans le canton de Manzat qu'il faut chercher son origine. Deux

sources. situées dans la comnmne de Manzat, l'une à Sauter-nord

l'autre à Sauter-sud (862) , près de la roche Sauter, et toutes

deux sur le granité, oommencent le ruisseau d'Âmbène. Les deux filets d'eau se réunissent en desssous de Villeneuve et viennent passer au moulin de Beaunit, où ils reçoivent de l'eau des courants de lave qui descendent de Paugnat. Le ruisseau coule pendant quelque temps sur un lit de scories et rentre sur le granité, passe à Veygoux et à Charbonnières-les-Varennes, (726), sur les porphyres de Fasse -Meunier, et entre dans le canton de Riom. Il coule au pied du pic basaltique de Mon* taclier en dessous de Saint-Jean-d'en-Haut, et s engage dans les gorges et les précipices granitiques d'Enval. Les habitants ont donné le nom de Bout-dtv-Monde au profond ravin dans lequel se précipite le ruisseau d'Ambène ; de grands arbres parmi les— quels domine le Noyer, croissent sur les débris de rochers qud les eaux ont accumulés à la base de la falaise granitique qu» franchit le ruisseau. C'est au pied du rocher, à partir du villag<^ d'Enval, et en remontant le cours d'eau que l'on peut admirer tout le pittoresque du Bout-du-Monde, Aucune issue ne paraît devant vous; de grandes masses de granité s'élèvent verticale — ment et semblent impossibles à franchir. En sautant de roche en rocher, on parvient à s'enfoncer dans cette gorge, où le temp entasse les masses de granité qui se détachent des aiguille supérieures. L'eau s'écoule en écumant sur mille obstacles, q compensent la vitesse que lui imprime la pente rapide du ravi Elle s'épanche sur les blocs de granité ou s'écoule par dessous baignant les fleurs qui s'épanouissent sur ses rives. Le grani oflBpe partout une teinte rougeâtre, contient quelquefois des p ^^^E nites et des filons verticaux de quartz blanc, lesquels atteigne le sommet des hautes murailles du précipice. Ce granité divisé par de nombreuses fissures en blocs irréguliers, souv entassés les uns sur les autres et paraissant on équilib Ailleurs d'énormes pyramides sont séparées par des fentes la masse entière de la montagne , et ressemblent à des obéi qued que l'on aurait ornés do verdure et de fleurs. Le Lie: s'étend sur la surface humide tournée vers le ruisseau ; le Ge soyeux forme çà et là des toufîes dorées sur les rochers d toutes les fissures sont tapissées de Doradilles, de Barthram et des feuilles épaisses et orbiculaires du Cotylédon umbUi

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Tout eu admirant ces détails , on atteint la première cascade [tourée de rochers élevés. La chute d*eau est produite par un ^e morceau de granité tombé en travers du ravin élevé do mètres au-dessus du bassin qui reçoit la cascade. Le trop plein s*écoule sur des Mousses d*un vert sombre. C'est surtout h, c» lieu que convient le nom de Bout-du-Monde, Il est difficile de se figurer un endroit plus resserré, plus profond et aussi oamplètement encaissé au milieu d% ])yramides de rochers. Ce n*est pas sans quelques difficultés que Ton parvient à escalader cette petite cascade pour en rencontrer une autre dont l'ensemble présente le même aspect, mais dont les détails sont différents. La chute est plus longue et moins rapide ; un canal creusé par les eaux dans le rocher, en resserre le volume ; le liquide nu peut plus se répandre en nappe, et quelques blocs plus durs 9111 ont résisté à l'action lente et continue du courant, changent tout-à-coup sa direction et occasionnent autant de gerbes dont ^ gouttelettes dispersées retombent en pluie au pied de la cascade.

On traverse encore quelques cascatel les, et l'on arrive près ** Hve droite au sonunet du cirque de granité, où Ton voit jaillir ^ 'aisseau d'Ambène, dont nous avons décrit le cours supérieur.

A.U delà d'Enval, le ruisseau coule sur des argiles sableuses 6* Sous de vieux Noyers. Il passe à la Sauzède où il recueille un "*^t d*eau, et arrive au faubourg de Mozat, où il est rejoint sur **• ^Ve droite par une partie des belles eaux de Saint-Genès- * ^^^fimt. La petite rivière d'Ambène passe à l'entrée sud de la ^*^® de Riom sur les calcaires marneux, et continue son cours ^*^ le même terrain ; un affluent toujours très compliqué, joint ** rive gauche à deux kilomètres en aval de Riom, c'est le ^^vsseau de Sardon.

Une des sources de ce ruisseau est au hameau du Colombier,

coimjiQne de Loubeyrat, canton de Manzat. Une autre plus

^^gnée à la Tronche; une autre à Grandville (714) donne son

i^ona au ruisseau, et ces petits cours d'eau réunis, passent dans

^ittBTallée profonde au pied de la colline qui supporte le château

^Chaaeron. C'est alors le ruisseau de Romouf, ou de la Serve-

Rwwof, lequel prpnd quelques filets d'eau sur sa nj^ gauche,

^^^^ ««gnaDt

et sur sa rive droite, le ruisseau de Saint-Hippolyle. C'est aii que le ruisseau de Sardon arrive à Chatelguyon où il longe d masses de travertin, cl continue son cours sur les argilps s blouses et sur les calcaires jusqu'à Saînl-Dormet. Il tour alors au sud, dans une vallée-à jieiue accusée, re^'oit à dro le rif de Chalacet et le ruisseau de Rouchalou , et desce directement sur Riom. 11 tourne à l'est au faubourg de Laj pour rejoindre bienttU le ruisseau d'Ambcne, qui prend au^ la nom de ruisseau de Pessat en traversant la commune de nom. Le terraiji plat et marécageux que traverse l'Arabène I fournil une foule de petits affluents. Citons entre autres le ru seau de Villeneuve et celui de la source de Villeneuve au s du village, ainsi que le ruisseau naissant à la Grande-Pause passant prèsdeClerlande; et enfin le ruisseau de la petite rivit qui rejoint l'Ambène au pont des Archers, très-près d'Enne: et à l'altitude de 313 mètres environ. Après tous ces détours, tous ces petits afDueots, r.\inbène coule au pied du rilla de Neuilhat et se verse à Entraigues dans le Bédat (311).

Cette rivière n'a plus que cinq à six kilomètres à parcou dans un Ut peu profond, couvert de ses propres alluvions, po dormir dans ses méandres et se verser à Chabreloche sur la ri droite de la Moige.

Quand on réfléchit à la quantité de sources et de ruisseai qui alimentent le Bédat, à l'abondance et à la pureté de !eu eaux, on est étonné de voir souvent un simple filet d'eau po constituer la Morge et de trouver même quelquefois son lit cot plètement sec. Une énorme consommation d'eau a lieu penda le trajet des nombreux ruisseaux qui l'alimentent en tem ordinaire.

Le Iluroit*

Le BuroE prend naissance au-dessus du village de Chaptm près des Carrières, et ne parcourt guère qu'un kilomètre po arriver à Aigueperse (535), où malgré sa jonction au petit cou d'eau de Bons, il n'est réellement qu'un ruisseau presq: Au-delà d* Aigueperse , il se dirige àPruns et reç<

bientôt après le ruisseau de Bussière. A peu de distance il passe

à Persiguat, où se versent les eaux d*EfBat, de Denone, de Té-

tang et de la fontaine de Marchezat. Buron entre dans le canton

de Randan, coule toujours sur le calcaire entre Régnât et

Saiat-Clémeot, et passe en dessous de Randan au moulin de

Régnât (315), puis au moulin de Malmouche. La rivière a creu^

son lit dans un terrain d'alluvion qui formait autrefois un grand

Jac, délaissement de l'ancienne nappe d'eau de la Limagnp,

restëe longtemps à l'état de marais avant que la culture s'en soit

emparée. Les Malaures formaient une île dans ce lac, ainsi que

lo monticule de Malmouche. Ces deux îles, formées de calcaire

st d'anciennes alluvions, étaient situées dans la partie orientale

du. lac près du point oii les coteaux calcaires des Cimons et

do Bamezat formaient une digue peu solide que les eaux enle-

; de sorte que le lac fut allongé dans une vallée rétrëcie

une distance de six kilomètres,

belle fontaine Bayon, située dans la commune de Ville-

ï^ouvo, sur le bord de l'ancien lac, envoie encore ses eaux

^oondantes au Buron. Dans le loug trajet de cette rivière cou-

^^^^ sur les alluvions jusqu'à Tavagnat, elle ne reçoit que des

AXlot^ d'eau insignifiants, l'un venant des Choyés, un autre de

^^•^^^îa.Aral. Buron passe sous les villages de Beauraont et de

"^^^^^^ qu'il laisse sur de petits plateaux d'anciennes alluvions

^^tiiéos sur sa rive gaucho; il serpente sur les calcaires marneux

P^is il entre définitivement sur les alluvions modernes de

'allier, mais il suit tous les contours des berges d'anciennes

^'^'^'ions qui forment sa rive gauche. Il entre dans l'Allier (rive

8^vioVie) en face do Saint-Priest-Bramefant, après un parcours

^^ ^-^ à 28 kilomètres.

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