CHAPITRE XV •■Itc aca âlOacata de l'AUlcr
Les sources de la Dore, ou plutôt les ruisseaux qui formcette rivière, ont leur origine dans le département du Pl dc-Dômc, dans les cantons d'Ariane et de St-Genaain-l'Hei D'abord , ce sont deux ruisseaux partant des limites du dépt ment de la Haute-Loire, celui de la Ribcyre-Ciiatonnet , de Chardet et celui de Trémoulet, naissant au-dessus du villi de ce Dom. Ces deux ruisseaux se joigncut dans les prairies ^c: sont au-dessous de Saint-Alyre, où ils ont dû former autref^ un petit lac.
Avant cette jonction, ces deux ruisseaux ont déjà leurs tritm taires, c'est celui de Chelles, qui aboutit à celui de la Ribey^ et ceux de Neyrcneuf et de I^apeyre ou de la Grenouille, loq^ "■ prend ensuite le nom de ruisseau du Breuil, et quiarriveutd^^ le Tremoulot. Ce sont des sources situées sur le terrain prima- ' et dans les communes de Saint-Alyre et de Doranges, qui d«^ nent naissance à ces ruisseaux.
Au-delà de Saint-Alyre , on commence à donner le i». * dti Dore à leur réunion. Ils passent ensemble au moulin la Garenne, et reçoivent au moulin do Lacube un cours d'^^ qui prend naissance dans le canton de Sainl-Gormain-l'HeK"à une grande distance de la Doro. Ce dernier est lui-m^ formé par la réunion de deux autres, roulant leurs eaux pi:*- WT les granités du canton de Saint-Germain-l'Herm.
L*un d'eux, lo ruisseau de la Grange, 8*échappe du bel étaog de Marchaud et recueille un filet d*eau qui sort dos bois de Pins de Saint-Bonnet-le-Bourg , puis il passe au Fraisse et dès son entrée dans le canton d'Ariane, il se jette dans le ruisseau d'Aubiange, qui a sa source au-<lessus du Brémant, dans le bois de Berny, dont il emprunte aussi le nom , et il recueille ensuite le petit filet d'eau du Pranlat.
Tout ce réseau de ruisseaux, comme nous l'avons dit, s'ajoute à la Dore au moulin de Lacube, et dès lors cette rivière coule au fond d'une vallée sauvage et boisée où elle n'a creusé son lit qu'avec peine.
Le village de Saint-Sauveur, canton d'Ariane, est des plus pittoresques, il est situé dans cette vallée, sur des gneiss escar- V^és. La rivière fait un long détour, pour contourner un promontoire du terrain primitif qui s'opposait à son cours, et roule ses ^aux écumeuses au milieu des masses de rochers tombés dans son lit.
Un pont de bois jeté sur la rivière produit un bel ciTet, et de ^ on voit les eaux descendre de très-loin au pied de grands escarpements et au milieu de bois de Pins et de Saj)ins trèsfourrés. Le vieux château de Clavelier montre déjà au-dessus de ^paysage ses tours démantelées.
La Dore ne s'échappe de celte vallée qu'après de nombreuses
^Uosités. Le ruisseau de Chazeau, naissant dans la Haute-
*^^*^, lui apporte son tribut sur la rive droite, au moulin de
^*^^^^al, en dessous de Saint-Sauvour, et après avoir souvent
^aa.tigé de direction, elle arrive à Dore-l'Kglise, où elle reçoit
**^ Q^ucnt assez fort venant encore de la Haute-Loire (573),
^^^t affluent prend naissance dans les bois de Sapins de la
^^îse-Dieu , et suit la longue vallée primitive qui conduit à
*^*^-l*Église. Une de ses sources est située près du hameau do
^'^a, une autre est entre Souchaire et Champvieilie, commune
^ fionneval. Un petit cours d'eau naît aussi à la Tinarette,
*^*^ de la Chaise-Dieu, et grossit encore le ruisseau qui entre
^^^s le département du Puy-de-Dôme à la Maison-Rouge,
ivant sur sa droite le ruisseau de Grand-Rif qui nait à ^outbric-het.
Deux autres ruisseaux, dont les sources sont placées sur 1< limites du département du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire descendent sur sa rive droite ; ce sont les ruisseaux de Bant et de la Chomette, puis un peu plus loin celui des Sauvades Cet ensemble de ruisseaux passe à Dore-rÉglise et se verse danr la Dore sur sa rive droite.
A partir de Dore-FEgliso, la Dore abandonne le terrain pri-i mitif. Elle indique, avec le ruisseau dont nous venons de parh et qui fait sa jonction à ce village, les deux extrémités ou la bi furcation de Tancien lac du Livradois, dont les eaux devaienz:»: t^^i Jç remonter vers le sud, au moins jusqu'au chef-lieu de conmiune.
La Dore continue son cours sur les alluvions qu'elle a posées à diverses époques ; elle passe à deux kilomètres d'Ai lanc (571). Au-delà de cette ville, quelques ruisseaux atteignei sa rive droite, tels sont le ruisseau de Collanges, celui ë. Choupeyres, celui de la papeterie du Pont, celui de Beufrière réuni à celui de La Narse venant de Medeyrolles. Sur la ri^ gauche vient le ruisseau de Rioutard. La plupart de ces ruiî seaux naissent sur le terrain primitif, traversent les dépâi^^^^rits d'argile sableuse de l'ancien lac, puis les alluvions de la Doi Toutefois le ruisseau de Beurrières fait sa jonction à Masselèbi sur terrain primitif, et la Dore coule un instant sur ce terrai mais elle s'en détourne par un crochet prononcé et reprend L alluvions. C'est en dessous de Masselèbre , qu'elle reçoit ssa rive gauche la Dolore , qui est son principal affluent.
De la plupart des hauteurs situées sur la rive droite la Dore, on peut se rej)rosentor l'étendue de l'ancien lac du F vradois ; mais c'est surtout vers les sources du ruisseau Choupeyres que nous avons cité un peu plus haut, au village Montravel et mieux encore sur les ruines de son vieux châl qu'il faut s'arrêter pour jouir de ce spectacle. Ces ruines s( situées sur une hauteur formée par de gros blocs de gneiî il n'y a plus que quelques pans de murailles et le reste d'i vieille tour, I-à on domino entièrement le bassin du Livradc depuis Doro-l'Église et Ariane, jusqu'à Marsac et Ambert. voit dans le lointain l'^^glise de la Chaise-Dieu, et dans le bas*
et sur ses pentes, cette multitude de villages et d*habitatioiis dont les uns, si le lac venait à se remplir de nouveau, seraient entièrement submergés, tandis que d'autres, situés sur les bords, doubleraient leur image sur Tazur des eaux. De là, quand Tatmosphère est pure et transparente, on compte les rochers des montagnes, on distingue les branches immobiles des Pins ; aucun détail de ce beau paysage ne peut échapper SL la vue.
Plusieurs petits ruisseaux arrivent à la Dore près de Marsac ;
a gauche celui de Courpière, qui alimente l'étang de Riols,
puis celui de Prajoux, qui va chercher ses eaux très-loin, au
X3ioulin de Préjurade près Ville-Courty , et dont le cours reste
^ur le granité jusqu'auprès de Marsac, où il rejoint la Dore.
A droite, c'est le ruisseau de Grand-Rif ou des Girardes,
lont nous allons décrire le cours.
Ce ruisseau nsdt à une grande élévation en dessous des PraleaUx, sur le terrain de gneiss de la commune d? Grand-Rif ^^57), canton de Saint- An thème. Au-dessous des Granges, il îueille le trop-plein des eaux minérales de Grand-Rif, passe jur le bord du village de ce nom, puis au grand Barot, arrosant le belles prairies, et il entre dans le canton d'Ambert. Pendant '^:3[uatre kilomètre il sert de limite entre les communes de Mar- ^sac, canton d'Ambert, et de Saint-Just-de-Baffie , canton de ^^iverols. Il reste sur le granité jusqu'à ChadernoUes, où il entre >ur les argiles sableuses et sur les alluvions anciennes de l'anîien lac du Livradois. C'est sur ces terrains qu'il reçoit (rive gauîhe) l'afDuent qui lui amène toutes les eaux de la commune de Saint-Just-de-Baffie, canton de Viverols. Cet affluent est formé lui-même des ruiss.eaux du Temple, dont la source est au-dessus ^e MeneyroUes, du ruisseau de Meneyrolles, qui part du village ^e ce nom et du ruisseau du Cros, qui prend naissance audessus de ce village, dans le bois de la Réserve.
Le ruisseau de Grand-Rif, muni de ce supplément, étale ses alluvions dans une petite plaine, entre Thamias, Barges et Latour et se verse dans la Dore (rive droite), tout près de Marsac et en face de l'affluent du ruisseau de Prajoux, Dans son long trajet, presque au milieu du bassin du Livra-
dois et malgré sus détuurs sur uu fuud plat recouvert d'alluvious, de pelouses et de prairies, la Dore recueille tous les cours d'eau qui descendent des montagnes primitives, et qui tous traversent les dépôts tertiaires et alluviens pour se rendre à la rivière.
On trouve entre Marsac et Ambert, sur la rive droite, les ruisseaux de Duret, du nom du village où il prend naissance, des Éteignons, qui nait près des Gourgonnes, celui de la Collange , venant de Batay près Saint- Martiu-des-Olmes, puis le ruisseau de Mère (529), formé lui-même des ruisseaux de Jarroux et de Jarrige. Enân à Ambert môme arrive le ruisseau de Porlette (524) , naissant à la Massonie , à 4 kilomètres de la ville.
Sur la rive gauche viennent affluer le ruisseau de Lachaux, venant du moulin Fraisses et des moulinsVemet, celui de Champetières, qui naît à Thiolières, celui d'Aubignat, qui descend du canton de Saint-Amant-Roche-Savine.
Au-delà d'Ambert, entre cette ville et l'endroit où la Dore abandonne l'ancien bassin du Livradois, cette rivière reçoit à gauche le ruisseau de Saint-Parduux, naissant aussi sur le terrain granitique du canton de Saint-Amant-Roche-Savine, celui de Thiolières, qui a sa source près du village de ce nom. Sur la rive droite arrive près d'Ambert le ruisseau de la Sagne, réuni à celui de GrateroUes et à l'endroit où la Dore abandonne son bassin, le joli ruisseau de la Forio.
Ce dernier est produit par la réunion de tous les ruisseaux qui descendent des hautes montagnes primitives qui avoisinenl Pierre -sur- Elaute. Une de ses sources, la [dus élevée, a son origine aux jasseries de la croix duFossat[1563j et elle descend aussitôt au milieu des bois de Sapins dans une profonde vallée. A ces eaux se joignent celles de toute la commune de Valcivières, qui descendent aussi des hautes montagnes qui séparent les cantons d'Ambert et de Saint-Anthème(1416]. Le ruisseau de Jailloux, qui passe à la Bemardie, vieat s'y réunir. Tous ces ruisseaux d'eaux pures descendent des forêts de Sapins ea laides et en cascatelles. Leur lit est encombré de blocs de rop&r les pluies d'orage ou par la fonte des neiges.
Cq inxisseau, grossi de toutes ces eaux , passe au sud de Val-
ci^triex-es , en dessous du bois du Creux , à la Boule , et arrive
à Isk, !Forie sous la forme d*uae petite rivière. Il fait mouvoir les
roi^ g^ges des papeteries, arrose de charmantes prairies, coule à
^'oxacM.bjre des Saules et des Aulnes sur un lit caillouteux , dont
^* ^ J^^tnsparence de ses eaux laisse distinguer les moindres par-
^5^1 i^s. Il a formé en dessous du village de la Forie un lac assez
^^^^^»:^<ixa, après Tassèchement du Livradois (565), et enfin s est
J^^^S dans la Dore au village de Lachaux, où arrive aussi le
^^^ fc>X^ ruisseau du puy Besson, qui naît sur les argiles sa-
le^
avoir reçu le ruisseau de la Forie , la Dore coule sur nites, laissant çà et là quelques petits Ilots d*argile sa- "^^^^^^^«f^, qu'elle n'a pu atteindre ni entraîner.
xuisseau de Monteilhet arrive alors sur la rive gauche et de la Volpie sur la rive droite (516). Ce dernier descend ^^^^ Ixautes montagnes et quand ses eaux sont abondantes, ^^"*"^ '■"^^ — ! en cascade du rocher de la Volpie dans un cirque ga- , puis il s'écoule sur le granité et traverse Textrémité '^*^^^"**'^ de l'ancien lac du Livradois, lequel se prolongeait en
jusqu'au village de Job.
Ixxsieurs filets d'eau, venant du canton de Saint- Amantli-^-Savine, rejoignent la rive gauche de la Dore ; ce sont ^v^isseaux de la Roche, de Chassagnou, de Bertignat. Ceux ■*-'^^ rive droite sont plus considérables, parce qu'ils descen- "*^* <i6s hautes montagnes du Forez. Tel est le ruisseau de ^Ixsat, passant à ce village, traversant une profonde vallée ie de cascatelles, au milieu des forêts de Sapins et naissant ^u sommet de Pierre-sur-Haute, dans les marais des jasde la Croix du Fossat (1560). Tel est encore le ruisseau rrit, qui passe aux Fraisses et au Vernet, et dont le cours, jnent sur granité, est moins prolongé. C'est le dernier ^au du canton d'Ambert qui arrive à la Dore. Cette rivière :xnaintenant de limite entre les cantons de Saint-Amante-Savine et d'Olliergues.
canton d'Olliergues fournit quelquas ruisseaux à la rive de la Dore, tels sont : le petit ruisseau de Mallevat, le
— ni —
long ruisseau de Vertolaye (507), dont une > élevée, dans les bois de Sapins de la commune de Job, cantoi d'Amberl, les ruisseaux de Chassigno] et de la Badoche, qu viennent aussi do points très-éleTés et granitiques se réuni au-dassous de Marat et se verser dans la Dore, sous le nom d ruisseau de Pradel, k l'issue d'une vallée sauvage.
Un kilomètre avant la jonction de ce dernier ruisseau, 1 Dore reçoit un affluent [rive gauche) qui va recueillir les eau du canton de Saint-Amant-Roche-Savine et de Cunlhat, tou deux entièrement granitiques. C'est le ruis^au ou la peut rivière du moulin de Donnes, Une des sources de cette petit rivière naît à Fleix (903), commune de Saint-Amant et produ le ruisseau de la Butte, qui formait autrefois un petit lac au dessous du Monial. Le ruisseau de la Rouhade, naissant enti Gaschon et L'Hospital, vient s'y joindre à un kilomètre d Saint-Amant. C'est alors le ruisseau de la Fai^, ayant fonn autrefois de petits lacs allongés, dans les communes de Saint Amant et de Grandval. Il reçoit le ruisseau de Bellonal, gauche et celui de l'étang, passant à Grandval, à droite. L canton de Cunlhat, verse sur la rive gauche de cette petite ri Tière du moulin des Donnes, le ruisseau de Peyre-Couche < celui de Grand'Sagne , passant à laChapelle-Agnon.
La Dore, assez grossie par ces divers affluents, déroule d gracieuses ondulations au milieu des prairies et de coUiue couvertes de bois. Elle a laissé sur sa rive gauche quelque lambeaux d'aigle sableuse, qu'elle n'a pu entraîner complè tement et qui partout reposent directement sur le granité.
Le petit ruisseau do Varrat, venant de la Gardette, canto de Cunlhat, arrive sur sa rive gauche, après avoir recueilli celi d'Hyrergone. A droite, au moulin de Forasse, vient le ruissea de Jerige, dont le cours est d'environ 18 kilomètres. Sa sourc est dans les bois du Brugeron, à une grande élévation, au barons du Herle, près de la limite du département de la Loin n reçoit très-peu de filets dans ses nombreux détours, si c n'est 1a gcntte de Frissonnet et le ruisseau du Theillet. Il coul partout avec rapidité.
Après ta Dtimle un ce dernier affluent vient rejoindre la Don
&11g arrire à Olliergues (457). Le lit de la Dore est remarquable cet endroit ; il est encombré d'énormes blocs de granité par le frottement et au milieu desquels coule une eau , active et pétulante, qui rapelle les gaves des Pyrénc'^es. «tte petite ville occupe le fond d'une enceinte de rochers, le cours de la Dore s'accélère roulant ses eaux avec bruit, grandes montagnes ferment le cirque, et Ton se demande où la rivière pourra sortir, ou plutôt comment elle a pu dans cette espèce d'enceinte. Les montagnes sont chars de beaux arbres : de Noyers, de Frênes, de vieux Chênes, dis que le fond est occupé par de beaux tapis de verdure, i eaux pures courent partout.
-Après de nombreux détours au-delà d'Olliergues, on renie pont pittoresque de Mégemont, hardiment jeté sur la le, près de Giroux. H indique l'emplacement d'une ancienne romaine, lies filets d'eau qui arrivent dans la Dore entre Olliergues ^X Giroux sont insignifiants ; mais à Giroux, même avant le ^rand coude de la rivière et sur sa rive droite, est l'affluent du ruisseau de la Faye. C'est un cours d'eau sinueux, très-prolongé, se maintenant toujours sur le granité, et dont une des br&Qches descend du département de la Loire, de la commune de N^oirétable. Un autre naît à Urgimas , tout près de la limite d*i département de la Loire, dans la commune de la Renaudie. ^'^st le ruisseau de Rieubel, qui se réunit au premier, le ''aisseau de la Faye, et reçoit encore le ruisseau d'Olliergues, ^^issant dans les bois les plus élevés du Brugeron. Plus *^^^i 9 arrive le ruisseau de Mortoix, dans la partie la plus sep- ^^^^ï^ionale du ruisseau de la Faye.
■E« dessous des Gandilles et de Fagot', on rencontre le village
^^ ^ajrnes. On est alors dansnine vallée des plus sauvages,
*^iisée dans le gneiss. Un sentier étroit et escarpé suit le
^^"^^Sseau de la Faye. Les eaux pures et abondantes de ce ruis-
^^ se précipitent dans le fond de ce ravin encaissé sur des
^^Sses de roches détachées de parois presque verticales. Des
^îtés arrondies se montrent dans le lit du ruisseau, creusées
r^^ le temps et le mouvement des eaux dans ime roche d'une
grande dureté. Des cailloux de quartz , agités par des cb^ ^ continuelles, aident à creuser et à agrandir ces caTitéar. ^^
vieux arbres paraissent suspendus sur la rive droite du rx^^]^ seau, et des gneiss déchirés bordent la rive gauche. Une fo^ de petites cascades éphémères tombent aussi dans ce ravin ajoutent à la beauté de ce sombre paysage. Si Ton se retoumr on aperçoit le hameau des Gandilles, élevé sur une monta; qui ferme l'horizon. Enfin, le ruisseau de Coulange qui sé-^^^ pare la commune d*01met de celle d'OUiergues et celui d^^ la Goutte-Noire, sont les derniers cours d'eau qui se réunissent:^ à celui de la Paye.
Après Giroux, la Dore déroule ses sinuosités entre les can- ^ tons de Courpière et de Saint-Dier. Elle fait un coude trèsmarqué dans la commune d*Augeroles, et sépare ensuite les communes de Domaize et de Sauviat. Avant ce coude et près du moulin de Mémont, le ruisseau de Minchoux aborde la rive gauche de la Dore. Il a recueilli une partie de ses eaux dans le canton de Cunlhat.
Les environs de Sauviat sont des plus pittoresques, la vieille église du village et les ruines de son château se présentent d*abord au voyageur ; mais ce qui frappe le plus, c'est le vallon sauvage dans lequel coule la Dore. On ne voit de tous côtés que rochers et escarpements granitiques. Le même paysage existe dans tous les détours de la rivière, sur les limites des conmiunes de Domaize et de Saint-Flour, jusqu'à ce qu'elle rentre entièrement dans le canton de Courpière. Pendant ce trajet, aucun ruisseau n'arrive sur sa rive droite, jusqu'à Courpière ; il n'en est pas de même sur sa rive gauche, où nous avons à signaler quatre affluents.
Le premier est le ruisseau de Chaîne, qui part de Bourdelle, commune de Tours, canton de Saint-Dier.
Le second est le ruisseau de Mende ; son cours est très-long et il est formé de trois ruisseaux du canton de Cunlhat : celui du Mas-du-Bost, naissant près de ce hameau, celui de la Couleyre, dont la source est près de Chapioux et celui du Coing. Ces trois petits cours d'eau se réunissent à un kilomètre de Cunlhat, et sous le nom de ruis5;;eau de Mende, tra-
en ligne droite, et du sud au nord, une partie du canton de «Sadiit-Dier.
I-^ troisième est le ruisseau de Martinanche, dont les sources
saixt, très-éloignées de Sauviat , point en face duquel il atteint
Ja jri^vo gauche de la Dore. Ses sources les plus reculées sont
prè^ <ie la Chassaigne, commune d*Auzelles, dans le canton de
Ciix^riiat et tout près du canton de Saint- Amant-Roche-Savine.
C^^ sources forment le ruisseau de Gastier, qui descend à
is, où il a formé autrefois un petit lac. Après de nomsinuosités, il entre dans le canton de Saint-Dier et se J*^*-^*=^^ SLVL ruisseau des Martinanches. Ce dernier est déjà très- ^^^^^■^^^I^liqué. Les ruisseaux de Verveille, de Chigros, du Gros et do rétang de Martinanches, ainsi que celui des Granges, ^F^lx>X'tent chacun leur tribut et leurs eaux réunies arrivent près "^ SJ^Qt-Dier, après avoir presque toujours coulé sur des B^^^-ïii i^tes. Un peu avant cette dernière localité, afflue un cours ^-^^ "^ ^ qui a recueilli tous les petits ruisseaux du bassin ter-
à Estendeuil, aux Plats, à Croizat, ainsi que celles des '^^^^^^^aux de Véomiode, de la Côte, de Lagas, de Comba, dont ^^^^■^Iqvies-uns naissent encore dans le canton de Cunlhat. C'est *~^ #in-..-^ j ^Q gorges profondes, creusées dans le terrain primitif,
ruisseau des Martinanches, ou rivière de Saint-Dier, ^^^^ ^ à la Dore.
in, le quatrième cours d'eau qui se rend à la rivière, *^ "^ Courpière et toujours sur la rive gauche, est celui du
lin Layat. Il recueille ses eaux dans le canton de St-Dier,
j *^^ les communes de Trézioux et de Saint-Flour. Les ruisseaux
, ^ ï^atisses, du Chalet, de la Dugne, de Paillât, de l'étang
^^^^^.int-Flour, sont ses affluents, et ce n'est qu'après avoir tra-
^ ^^^^ une zone d'argile sableuse, qu'il se rend à la Dore (313),
kilomètre de Courpière.
Dore, enfin dégagée de ses entraves de granité, sort de
p, ^^orges profondes et coule paisiblement dans le bassin de
1 ^^^^^■^^ière. Il n'est pas difficile de reconnaître dans ce bassin
> ^^ï^xd d'un lac alimenté par la Dore, par le ruisseau du moulin
» ''^-^^yat, que nous venons de décrire, et par le ruisseau d'Au-
*^ m, dont nous parlerons plus loin. Courpière est bâtie sur
le bord de cet ancien lac. Arant le lac, son emplacement n'était probablement qu'un estuaire recevant les eaui de la Dore et funtiant un des goUes profonds de la Limagnc. Nous renvoyons à ce sujet à nos Epotiufs gèologitiufs de l'Auvergne.
A peine la rivière a-t-elle quitté Courpière, que l'on voit sur sa rive droite l'afOuent du ruisseau d"Aubusson, qui mérite de nous arrêter un instant. Les sources les pins éloignées de ce ruisseau sont situées sur la limite des départements du Puyde-Dôme et de la Loire. Ce sont les fontaines de Chamerlat et de Couzon. Le ruisseau qui consene cette dernière dénomination coule bruyamment dans une vallée ténébreuse, dans la forêt royale d'Aubusson ; il passe en dessous d'Archimbaud (860\ dans une vallée toute granitique, re^it à droite le petit ruisseau de Lodigerie ei sur la même rive, le ruisseau plus important de Trinquart. Celui-ci a sa source la plus éloignée dans le canton de Sainl-Remy, sur la limite du département de la Loire. C'est alors le ruisseau dn Boumier, qui en re^it un autre au moulin Pouzet, et qui venait former un petit lac triangulaire à Vollore-Monti^e, au milieu des granités. A partir de ce lac, c'est le ruisseau de Trinquart : il passe au Sopt et venait remplir un bassin allongé en-dessous de Couzon, à Lyolas, où lui arrive le ruisseau de Retrus. Des argiles sableuses se sont dépitsées dans ce petit bassin. Après un brusque détour dans une vallée granitique, le ruisseau de Trinquart perd son aoai. jour prendre celui du village d'Aubusson où il arrive. Dans ce détour du cours d'eau, des blocs énormes de gnuiile, arrondis par le temps, s'<^po6enl par leur multitude à un cours pai-ûble et pioduiseni un bruit de cascades que l'on entend ent.\»re quand on s'élève vers les belles fot^ de Sapins qui «voisinait le hameau de la Paube.
Le vitla^ d'.Vubusson est dans oae channante position , à l'issue d'une gorg» piv^tode d'où s'échappe ce ruisseau bruyant. U Ttmie Mis «aux sur d'éïKmnes bliKs de iwhers détachés des tM<nÀns ptinùtife, et le hruii de œs ebutes « de ses rapides s'oni-od à une graitde distanof. IV vieux arbres et de vuts gantns cactteal ea partie les rorliets qui «iKaisseat le ruisseau, ftti, biaMAt d^TK» de sa («i'WOi r>>u)e encore avec rapidilâ
pures dans de magnifiques prairies. Peu de sites nous ont produit une aussi vive impression, quand placé près des ruines couvertes de Lierre de son château, nous avons pu doooiivrir tous les détails de ce paysage. On reconnaît facilement que la profonde vallée où coule ce ruisseau et où le l^axi ite se montre partout à nu, a été lavée et privée des argiles s«il>loij.ses qui devaient la cacher. On remarque encore que sur les liixiites des argiles sableuses, au point où elles touchent 1^ ^r^:i]ite, il y a mélange de gros blocs d'autres rochers, qui à. l'<Sf>oque de ce dépôt tertiaire, étaient amenés, comme ils le sont d^ nos jours par les torrents. On y voit surtout de beaux t>locs cie granité blanc avec mica argenté.
A.I>x*ès avoir quitté les prairies et les argiles sableuses, à iievxx. \cilomètres d'Aubusson, le ruisseau coule de nouveau sur 1^ grsxnite, où lui arrive à gauche le ruisseau do la goutte d'Aug^roVl^g^ et à droite ceux de Valpeire et du moulin Fouinoux, iia.\ss5^^t près de VoUore-Ville et ils se réunissent sous le nom ^ -*—^p> masse au moulin de la Mine, au ruisseau d'Aubusson.
^ ^OTnier entre bientôt sur les alluvions et arrive à Cour-
^^ix très-petit cours d*eau, naissant près du château de Fer- , afflue sur la rive droite de la Dore, qui recueille sur ^ive gauche le ruisseau de Chamerlat, sortant d'un petit étaug ^^^^ près de Bufatel, dans la commune de Sermentison. ^— ^ dernier affluent de la Dore (rive droite), dans le canton ^ourpière, est le ruisseau de Brunie, qui recueille le petit *^^^seau des Rochers et qui prend plus haut le nom de ruisseau •^ ï^eynaud,, parce qu'il a sa source dans ce village, à l'exlrcj- ^^^ nord de la commune de Vollore-Ville. Tout près do Rey- ^^^d , à Vaux, se trouve aussi la naissance du ruisseau ^^ Gros, qui 'sdent encore rejoindre la Bunie avant son arrivée da^T — ^ rivière (303).
Dore coule maintenant sur les alluvions et les argiles
Quses, entre les cantons de Thiers et de Lezoux.
X environs du pont de Peschadoires , on rencontre de
es étendues de terrains recouverts de cailloux roulés,
^ Sables et de graviers qui appartiennent certainement à
dès époques distinctes , mais qui ont été remaniés à plusieurs reprises.
Les ruisseaux qui viennent s y rendre jusqu'à Thiers sont peu importants. Ce sont : rive droite, le ruisseau qui descend d'Escoutoux (294) et qui lui-même est formé de deux petits cours d*eau naissant sur le terrain primitif de cette commune et le petit ruisseau de Crohat ; à gauche, c'est le ruisseau d< Getiestoux, qui se jette dans la Dore, aux Ferriers. Ce cour d*eau est composé de deux branches, Tune qui vient se ramifie près de Sermentison, canton de Courpière, et l'autre qui » prolonge dans le canton de Billom ; un faible ruisseau arriv» encore près de Peschadoires et un autre un peu plus loin , au delà du Pont. Ce dernier se ramifie dans les communes di Peschadoires et de Saint-Jean-d'Heurs , et recueille les filet qui s'échappent des grands plateaux de cailloux roulés.
Au-delà du Pont (rive droite) , aboutit la Durolle et les ruis seaux desDuroUes, qui ne sont que des issues multiples pa lesquelles cette petite rivière, divisée sur les alluvions, se rem à la Dore.
Tout à côté et sur la même rive, se trouve Taffluent du ruis seau d'Orson, un peu resserré près du village de ce nom, mai ayant autrefois formé un lac un peu plus haut. En remontac son cours, on voit qu'il reçoit le ruisseau des Garniers, qui pai de rétang de Chochat , et qui a dû aussi alimenter un lac au dessous des villages des Garniers. Un autre lac a dû existe au-dessus de celui-ci ; il était rempli par le ruisseau de Cha valeix. En remontant toujours le ruisseau d'Orson , on reconna qu'il traverse encore le fond d'un troisième lac allongé, situ sur les argiles sableuses. Sa source est à 4 à 5 kilomètres plu haut, près de Plachot, sur les granités du canton de Châteldoi à l'extrémité est de la commune de Paslières.
La Dore fait un coude très marqué avant d'arriver à Pont Allier, et un peu au-delà de ce village (rive gauche), arrive I ruisseau des Etangs, très-ramifié dans les communes d'Orléi et de Saint- Jean-d'Heurs, du canton de Lezoux et recueiUai les trop-pleins d'une multitude d'étangs disséminés sur le teî .rain de cailloux roulés de ces deux commune*?.
>res le grand coude de la Dore à Dorât, cette rivière reçoit
(ri^ve gauche) deux autres ruisseaux qui , comme le précédent,
naissent des étangs ou des petites vallées ou gouttes de la com-
d'Orléat ; les grands plateaux de cailloux roulés du canton
Liezoux servent de séparation entre les bassins de TAllier
et <3e la Dore; mais les eaux provenant de la rive droite coulent
plxjis rapidement et sont plus abondantes, le versant qui les reçoit
él^nt plus étendu et sa pente plus rapide.
C*est sur cette rive droite, entre Dorât et Noalhat, qu'arrive 1^ r\iisseau de Goutte-Noire, naissant sur les argiles sableuses de Iol ooxnmune de Paslières, puis au-delà de Noalhat, le ruisseau d^i nioulin Chabrier.
ï—a rive gauche n'a pour ainsi dire plus d*affluents, à cause d^ sa. proximité de l'Allier ; on voit pourtant uu faible cours ^'^3.i.x aux Blavairaux et aux Français , et un dernier filet ^ Cliarnat.
rive droite doit recueillir encore la majeure partie des
des cantons de Châteldon et de Saint-Remy.
Puy-Guillaume, afflue le ruisseau ou petite rivière de
Logne (276), dont la source principale et les premiers af-
■uts sont dans la commune de Saint-Victor, sur les versants
et ouest du puy de Montoncelle et des montagnes voisines.
Kll^s sortent du porphyre au milieu des bois de Sapins. La
Principale est la belle fontaine de Credogne, puis la font du
-''^yard, puis la fontaine de l'Homme, la source de la scierie
^^ TamousseL Tous ces filets d'eau pure constituent deux
ruisseaux : celui de Creuzier et celui de Credogne. Tous deux
®p réunissent, en gardant ce dernier nom, dans la forôt porphy-
''^^U.o de Saint- Victor. Le paysage conserve toute sa sauva-
8^ri^^ depuis les sources, jusqu'au-delà de Saint- Victor. Ce
^^^t toujours des escarpements de porphyre et des pentes cou-
^^rt,^s de buissons, des eaux rapides luttant contre les obstacles
^*^<^ticelés dans leur lit. La Credogne passe à Bonneval, où
^■^^^ reçoit l'eau du ravin des Gouttes, venant des Paillassiers ;
^*^^s loin, c'est le ruisseau de Trécoin, arrivant de la commune
^*^ Saint-Remy, celui du Creux-du-Bois, descendant du domaine
^^ Saray, puis il entre dans la commune de Puy-Guillaume,
Ce cours d*eaii , très-agité depuis ses sources, s'arrête ou lentement sur un terrain plat, où il se divise et où queli unes de ses parties prennent le nom de ruisseau de Il arrose des prairies étendues qui couvrent aujourd'hui la et le3 alluvions d'un grand lac peu profond , dont la digue gile, facile à u'^er, devait se trouver entre Puy-Guilla^ et Soalhat. A l'extrémité orientale de ce lac, venait se re le ruisseau de Chassedat, naissant à l'étang Coutarel, comn"^ de Paslières.
C'est à trois kilomètres plus au nord, que se trouve Taffl^J^Lent du ruisseau de Châteldon. Il coule longtemps au milieu -Jes
prairies (283-291), sur un fond d'alluvion, puis son lit se :c~*5serre dans les argiles sableuses. Au-dessus de Châteldon , on le voit sortir d'une gorge étroite dans les porphyres. N''«3us avons suivi son cours le 14 juin 1854. Des prairies admira ti^Iement fleuries couvraient le fond de la vallée. L'Ancolie y XGwrMàit le premier rang par son abondance et sa beauté. C'est sur Jes points humectés par l'eau du ruisseau et sur les lisières ombragées des prairies, que cette jolie fleur se développe &t^ si grande abondance. Les bandes bleues qu'elle colorait eix^^adraient un fond rose dont la nuance, qui se détachait si l>»6n du vert pur des Graminées, était due à une quantité innombr*^^'^ de fleurs du Pedicularis palustris.
Ce ruisseau est formé de celui de Terrasson, naissant ^^ hameau de ce nom et descendant sur le granité au miliea ^^ bois, du ruisseau des Quelles, dont les sources sont près ^^ Lachaux et de celui de Razirou, venant de Gibas. Le i>^^" ruisseau de Chez-Dauphant , rejoint à Châteldon même.
Enfin, le dernier affluent de la Dore est celui du ra"^*^^ du Saut, qui vient de Ris et qui réunit dans ce village les ru- ^^' seaux de Charasse et du Château.
La Dore s'élargit sur ses alluvions mélangées à celles "^ l'Allier et se jette dans cette rivière près du pont de R ^^ en faisant un angle assez aigu (268).
Son développement entre les sources de la Dolore et ^ jonction est de 140,193 mètres, tandis que la ligne directe ei^ ^^ ces deux points est de 53,200 mètres, ce qui donne 86,993 *^" environ 87 kilomètres de sinuosités.
S'a hauteur , de 790 m. 38 , donne une pente moyenne de 5 lu. 64, inégalement répartie.
L#*etiage, à Ambert, est de 2 m. 75, il est au confluent du cinquième.
I>*après M. Monestier, son débit, lors de la crue du 31 mai 1866, aurait été de 777 mètres cubes.
I^a I>olore, affluent do la I>oro.
Dolore est une petite rivière des plus pittoresques, dont ^^ oours prolongé n'abandonne les gneiss et les granités qu'à affluent dans la Dore. Sa source est dans le canton de •ï^ut-Amant-Roche-Savine, à environ 1100 mètres d'altitude, les Salles et le Redondet, commune de Saint-Eloy. A un ■^^lomètre de sa source, elle forme le petit marais de Fontbonne, :oit le filet d'eau de Grifol et entre immédiatement dans canton de Saint-Germain-l'Herm. Ce n'est encore qu'un ruisseau très-sinueux. Au moulin de Chalembel (967), elle grossit du ruisseau du bois du Grand (rive droite), puis du ^'^^isseau de l'Espinasse (961 rive gauche), ainsi que de ceux ^^ Ix>ubez et de Fraisse. Le premier naît à Sudre, près de Gar- ^'^isson, l'î second recueille l'eau d'un grand marais cratéri- *^rTïie, situé entre le Fraisse et le Montet, commune de Cham-
En dessous de Peghier, la Dolore formait un petit lac et ^a^iis ce même lieu , vient aboutir, rive droite , le ruisseau de ** •^i^stier (948), qui passe au village de ce nom et qui est lui- ^^ôtne formé des ruisseaux de l'Incluse et de la Grive, coulant ^*^r le territoire de la commune de Fournols.
Uu petit lac était encore formé par la Dore, au moulin de ^haixiboulair.
Au moulin Chabrier se trouve (rive gauche) la jonction du
^^î^sseau de la Palle, dont le cours est de 16 kilomètres, dans
^ne jolie vallée sinueuse et boisée, et dont la source est près
^^ Tire- Vache, dans la commune de Chambon. Un tout faible
*^isî5eau, nommé des Pâlies, lui arrive en-dessous du Gros.
La Doloro roule alors ses eaux pures dans une vallée c cernent élargie , où de grandes prairies s'étendent couverteî Narcisses, de TroUius et des fleurs des montagnes. Elle n au moulin du Pré (833) la source de Rona, arrose les prai de Saint-Bonnet-le-Chastel et semble se précipiter dan canton d'Ariane, où elle doit s'unir à la Dore. Elle descenc effet par des rapides dans la profonde vallée où se trouv curieux village de Novacelles ; elle eôtoure ses maisons e vieille église de ses replis, coule à Tombre de Sapins sécuh et laisse frapper ses eaux pures contre les roches amoncc au fond des précipices. Elle bondit et murmure au miliei cette nature animée. Elle use lentement les rochers au m desquels elle se trouve encaissée. La Truite remonte ses rapi le Merle d'eau s'agite sur ses bords et le Héron immobile gi sa proie dans ce miroir limpide.
A Novacelles même, arrive (rive droite) le petit ruisseai Rieutors.. La Dolorc continue pendant longtemps do cond ses eaux dans les gorges qui sont au-dessous de Novacelle qui sont partout dominées par des arbres verts. Elle fai . crochet marqué à Issandolangos et y prend le faible cours c qui porto ce nom. Elle reste encore longtemps dans sa proE vallée et en sort un peu au-delà du moulin do la Dolore. reçoit à Lapartel, sur sa rive droite, deux filets d'eau, celu Merle et celui de la Barbatte, et arrivée prés d'Ariane, continue son cours sur les terrains d'alluvion amoncelés elle, recueille sur sa rive gauche le ruisseau d'Issard et : ses eaux à celles de la Dore (558), après un cours dont le d loppement atteint au moins 35 kilomètres.
I^a Durollo.
Les sources de la DuroUe sont situées dans les prairies éle des environs de Cervières, dans le département de la 1 et très-près de la ligne de faite qui sépare les bassin la Loire et de l'Allier. D'autres sources, dont les eaux von mer le Liguon, naissent à une très-petite distance de cell la Durolle, sur des prés tourbeux reposant sur le gra
La DuroUe entre bientôt après sa naissance dans le département du Puy-de-Dôme (659) et reçoit immédiatement sur sa rive droito le petit ruisseau de la Chevalerie, qui autrefois alimentait im lac élevé dont le fond desséché est actuellement couvert de prairies.
A\i-delà de TAubourdic, la DuroUe recueille deux filets d'eau sur sa rive gauche , et sur sa rive droite les deux ruisseaux des Gouttes-du-Sabot et du Sabot, naissant à Fonfroide et dans la forêt du Sabot, sur les porphyres quartzifères. Ces deux ruisseaux, réunis à un petit filet d*eau, passent à Chabreloche et y formaient un petit lac (612). Le ruisseau de Pommerette descend sur la rive droite, ainsi que celui de Jalonne et celui de Chabanty. Des lacs très-allongés, aujourd'hui changés en prairies, étaient alimentés par la Durolle, en dessous de la Bergère.
XJn cours d'eau plus important, la Semaine, vient affluer sur la rive gauche (578) ; ses sources sont sur la limite du département de la Loire et forment d'abord le ruisseau de
1* M^alaptie, lequel passe à ce village, puis à la Fortie et à la» Courtade , où afûue le ruisselet des Renaudes.
A.\i-dessous de Pouet, le ruisseau de Semaine formait autre*foîs un lac dont le fond est parfaitement nivelé. Il s'étendait "^f>\xis Citadoux, au-dessous de la Courtade, jusqu'à Pré-Bpr- 8^^ » au-dessous de la Chabanne. Ce beau bassin est étranglé ^^ I>x^squo partagé en deux à Cornilhon et à Lignères. Ce lac ^^^^i^ donc très-allongé, il avait près de 4 kilomètres de long s^ r^ xine faible largeur, et encaissé au milieu des porphyres. ^l ^^cevait le ruisseau deViscomtat, naissant au-dessus do cette ^•^^"ïxmune. La Semaine rejoint la Dore au Seitot, près du Mou- ^^^ — T^euf, et après avoir recueilli , encore sur sa rive gauche, 1<^ X'viisseau des Prades et celui des Martignat, elle commence ^ ^* encaisser dans les porphyres. Les ruisseaux du Ris, des ^^yons ot de la Tirade affluent sur sa rive droite, et sans ^vxitter le porphyre, elle s'enfonce dans les gorges et les pré- ^^pices qui la conduisent à Thiers. Là elle coule dans un pro- ^oiifi ravin, creusé au milieu de masses innombrables de porphyre, alimentant une multitude de fabriques, et orné en été
de la plus magique verdure qu'il soit douné à Thomme de coatempler. Les masses de rochers qui bordent ce torrent civilisé sont couvertes de Lierre et de Houblon, dont les guirlandes suspendues éprouvent un balancement continuel dû à la vive agitation des eaux.
On peut surtout admirer du hameau du Pont-Bas ce beau ravin de la DuroUe, profonde cassure du sol, ornée de prairies au fond desquelles on voit ou Ton entend le torrent. Le Géranium robertin se multiplie sur tous les rochers qui peuvent recevoir les éclaboussures de Teau. Des Noyers d'une croissance admirable végètent sur le porphyre avec les Châtaigniers, et les lieux trop escarpés pour nourrir de grands arbres, montrent encore des zc^nes de Bruvères et dos Mousses étendues en coussins et en tapis.
I^ terrain d'atterrissemcnt de !a DuroUe remonte jusqu'auprès de la ville (300) ; mais depuis lors, le cours d'eau on creusant un lit plus profond , a détruit une partie de son ouvrage.
En descendant des plateaux situés au sud do Thiers, vers le pont du Moutiers, on trouve encore à une assez grande distance de la Durolle, des couches de galets reix)sant sur des argiles sableuses, et qui indiquent que le torrent était autrefois plus actif et plus abondant.
La rivière sort de Thiers jx)ur entrer dans une plaine nivelœ (300) , où les sables et les graviers sont abondants ; elle ronge sur sa rive droite les argiles sableuses et les anciennes alluvions et afflue dans la Dore en face de Dorson.